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Terminale spécialitéExercices corrigés15 exercicesCorrections détaillées

Exercices corrigés : Sujets type bac — Terminale spécialité

Niveau
Terminale spécialité
Chapitre
Sujets type bac
Nombre d'exercices
15 exercices corrigés
Difficulté
Niveau bac

Au baccalauréat, chaque exercice mêle plusieurs notions et se structure en plusieurs questions qui s'enchaînent. Ces 15 exercices sont de véritables sujets type bac (originaux, inspirés des épreuves et conformes aux attendus du programme de Terminale spécialité) : étude de fonctions, suites, probabilités, géométrie dans l'espace, intégrales… Tous sont de difficulté maximale. Cherche d'abord seul, puis déplie la correction rédigée étape par étape.

Cherche d'abord par toi-même, puis clique sur « Voir la correction » : chaque étape est détaillée avec rappels de cours et erreurs fréquentes à éviter.

1

Exercice 1Étude d'une fonction avec exponentielle

Type bac / défi

On considère la fonction f définie sur par f(x)=(x+1)e^(-x).

On note C sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

On rappelle que lim_x→+∞ x e^(-x)=0.

  1. 1.Déterminer la limite de f en -∞.
  2. 2.Déterminer la limite de f en +∞ et interpréter graphiquement.
  3. 3.Montrer que pour tout réel x, f'(x)=-x e^(-x), puis dresser le tableau de variations de f.
  4. 4.Déterminer une équation de la tangente T à C au point d'abscisse 0.
  5. 5.Vérifier que F(x)=-(x+2)e^(-x) est une primitive de f sur .
  6. 6.En déduire l'aire A, en unités d'aire, du domaine délimité par C, l'axe des abscisses et les droites x=0 et x=1. Donner la valeur exacte puis une valeur approchée à 10⁻².
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  1. 1

    En -∞, e^(-x)→+∞ et x+1→-∞ : par produit, f(x)→-∞.

  2. 2

    On écrit f(x)=x e^(-x)+e^(-x).

    Or x e^(-x)→ 0 (croissance comparée) et e^(-x)→ 0, donc lim_x→+∞ f(x)=0.

    La droite d'équation y=0 est asymptote horizontale à C en +∞.

  3. 3

    f est dérivable comme produit ; avec u=x+1 (u'=1) et v=e^(-x) (v'=-e^(-x)) : f'(x)=e^(-x)+(x+1)(-e^(-x))=e^(-x)[1-(x+1)]=-x e^(-x).

    Comme e^(-x)>0, f'(x) est du signe de -x : f croît sur ]-∞;0], décroît sur [0;+∞[, avec un maximum f(0)=1.

  4. 4

    T: y=f'(0)(x-0)+f(0).

    Ici f'(0)=0 et f(0)=1, donc T: y=1 (tangente horizontale au sommet).

  5. 5

    F'(x)=-e^(-x)-(x+2)(-e^(-x))=-e^(-x)+(x+2)e^(-x)=e^(-x)[(x+2)-1]=(x+1)e^(-x)=f(x).

    Donc F est bien une primitive de f.

  6. 6

    Sur [0;1], x+1>0 et e^(-x)>0, donc f≥ 0 : A =∫₀¹ f(x) dx=F(1)-F(0).

    Or F(1)=-3e⁻¹=-3/e et F(0)=-2, donc A =-3/e+2=2-3/e≈ 0,90 u.a.

Réponse : lim_-inftyf=-∞ ; lim_+inftyf=0 (asymptote y=0) ; f'(x)=-x e^(-x), max f(0)=1 ; T:y=1 ; A =2-3/e≈ 0,90 u.a.

Rappel de cours : Factoriser e^(-x)>0 pour lire le signe de f' ; une aire avec f≥ 0 se calcule par F(b)-F(a).

2

Exercice 2Fonction logarithme : étude et inégalité

Type bac / défi

On considère la fonction g définie sur ]0;+∞[ par g(x)=x-ln(x).

  1. 1.Déterminer la limite de g en 0⁺.
  2. 2.Montrer que pour tout x>0, g(x)=x(1-ln(x)/x), puis en déduire la limite de g en +∞.
  3. 3.Calculer g'(x) et étudier son signe sur ]0;+∞[.
  4. 4.Dresser le tableau de variations de g et préciser son minimum.
  5. 5.En déduire que pour tout x>0, ln(x)≤ x-1.
  6. 6.Étudier la convexité de g sur ]0;+∞[.
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  1. 1

    En 0⁺, ln(x)→-∞ donc -ln(x)→+∞, et x→ 0 : ainsi g(x)→+∞.

  2. 2

    Pour x>0, g(x)=x-ln(x)=x(1-ln(x)/x).

    Or ln(x)/x→ 0 en +∞ (croissance comparée), donc 1-ln(x)/x→ 1 ; et x→+∞.

    Par produit, g(x)→+∞.

  3. 3

    g'(x)=1-1/x=(x-1)/x.

    Pour x>0, le dénominateur est positif, donc g'(x) a le signe de x-1 : négatif sur ]0;1[, nul en 1, positif sur ]1;+∞[.

  4. 4

    g décroît sur ]0;1] puis croît sur [1;+∞[ : elle admet un minimum en x=1, g(1)=1-ln(1)=1.

  5. 5

    Pour tout x>0, g(x)≥ g(1)=1, soit x-ln(x)≥ 1, c'est-à-dire ln(x)≤ x-1.

  6. 6

    g''(x)=1/x²>0 sur ]0;+∞[ : g est convexe.

Réponse : lim_0⁺g=+∞, lim_+inftyg=+∞ ; minimum g(1)=1⇒ ln(x)≤ x-1 ; g convexe (g''=1/x²>0).

Rappel de cours : L'inégalité ln(x)≤ x-1 (très utilisée au bac) provient du minimum de x-ln(x) en 1.

3

Exercice 3Suite définie par récurrence

Type bac / défi

On définit la suite (uₙ) par u₀=1 et, pour tout entier n, uₙ₊₁=√(2uₙ+3).

  1. 1.Calculer u₁ puis une valeur approchée de u₂ à 10⁻².
  2. 2.Démontrer par récurrence que pour tout n, 0≤ uₙ≤ 3.
  3. 3.Étudier le signe de √(2x+3)-x pour x∈[0;3], puis en déduire le sens de variation de (uₙ).
  4. 4.Démontrer que (uₙ) converge.
  5. 5.Déterminer la limite de (uₙ).
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  1. 1

    u₁=√(2× 1+3)= √5 ≈ 2,24 ; u₂=√(2 √5 +3)≈√(7,47)≈ 2,73.

  2. 2

    Initialisation : u₀=1∈[0;3].

    Hérédité : si 0≤ uₙ≤ 3, alors 3≤ 2uₙ+3≤ 9 ; la fonction racine étant croissante, √3 ≤ uₙ₊₁≤ 3, et √3 ≥ 0 donne 0≤ uₙ₊₁≤ 3.

    La propriété est héréditaire, donc vraie pour tout n.

  3. 3

    Pour x∈[0;3] : √(2x+3)≥ x⇔ 2x+3≥ x² (membres positifs) ⇔ x²-2x-3≤ 0⇔(x-3)(x+1)≤ 0, vrai sur [-1;3].

    Donc uₙ₊₁-uₙ=√(2uₙ+3)-uₙ≥ 0 : (uₙ) est croissante.

  4. 4

    (uₙ) est croissante et majorée par 3 : d'après le théorème de la limite monotone, elle converge vers un réel .

  5. 5

    La fonction x↦√(2x+3) est continue ; en passant à la limite dans uₙ₊₁=√(2uₙ+3), ℓ=√(2ℓ+3), d'où ℓ²=2ℓ+3 (ℓ≥ 0), soit (ℓ-3)(ℓ+1)=0.

    Comme ℓ≥ 0, ℓ=3.

Réponse : u₁=sqrt5, u₂≈ 2,73 ; 0≤ uₙ≤ 3 ; croissante ; converge vers ℓ=3.

Rappel de cours : Croissante + majorée converge ; la limite vérifie l'équation de point fixe ℓ=f(ℓ).

4

Exercice 4Suite arithmético-géométrique et algorithme

Type bac / défi

On considère la suite (uₙ) définie par u₀=2 et uₙ₊₁=0,8 uₙ+1.

On pose, pour tout n, vₙ=uₙ-5.

  1. 1.Calculer u₁ et v₀.
  2. 2.Démontrer que (vₙ) est géométrique ; préciser sa raison.
  3. 3.Exprimer vₙ puis uₙ en fonction de n.
  4. 4.Déterminer la limite de (uₙ) et préciser son sens de variation.
  5. 5.Déterminer le plus petit entier n tel que 5-uₙ<0,01.
  6. 6.Recopier et compléter l'algorithme pour qu'il renvoie cet entier : n← 0 ; u← 2 ; Tant que faire u←… ; n← n+1 ; Fin.
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  1. 1

    u₁=0,8× 2+1=2,6 ; v₀=u₀-5=-3.

  2. 2

    vₙ₊₁=uₙ₊₁-5=0,8uₙ+1-5=0,8uₙ-4=0,8(uₙ-5)=0,8 vₙ : (vₙ) est géométrique de raison 0,8.

  3. 3

    vₙ=v₀× 0,8ⁿ=-3× 0,8ⁿ, donc uₙ=vₙ+5=5-3× 0,8ⁿ.

  4. 4

    Comme 0<0,8<1, 0,8ⁿ→ 0, donc uₙ→ 5.

    De plus 0,8ⁿ décroît, donc -3× 0,8ⁿ croît : (uₙ) est croissante (elle tend vers 5 par valeurs inférieures).

  5. 5

    5-uₙ=3× 0,8ⁿ<0,01⇔ 0,8ⁿ<1/300⇔ n>(ln(1/300))/ln(0,8)≈ 25,6 (on divise par ln(0,8)<0).

    Le plus petit entier est n=26.

  6. 6

    Condition : Tant que 5-u≥ 0,01 faire u← 0,8× u+1 ; n← n+1.

    À la sortie, n=26.

Réponse : (vₙ) géométrique de raison 0,8 ; uₙ=5-3× 0,8ⁿ ; croissante de limite 5 ; n=26.

Rappel de cours : Poser vₙ=uₙ-ℓ (avec ℓ=5 le point fixe) transforme la suite en géométrique ; le seuil se résout au ln.

5

Exercice 5Probabilités : test de dépistage

Type bac / défi

Une maladie touche 4% d'une population.

Un test est positif chez 92% des personnes malades et chez 5% des personnes saines.

On note M « être malade » et T « test positif ».

  1. 1.Représenter la situation par un arbre pondéré.
  2. 2.Calculer P(M∩ T).
  3. 3.Démontrer que P(T)=0,0848.
  4. 4.Calculer P_T(M), arrondie à 10⁻³, puis l'interpréter.
  5. 5.Calculer la probabilité qu'une personne dont le test est négatif soit en réalité malade (faux négatif), arrondie à 10⁻⁴.
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  1. 1

    Premier niveau : M (proba 0,04) et (proba 0,96).

    Sous M : T (0,92), (0,08).

    Sous : T (0,05), (0,95).

  2. 2

    P(M∩ T)=P(M)× P_M(T)=0,04× 0,92=0,0368.

  3. 3

    Formule des probabilités totales : P(T)=P(M∩ T)+P(M̅∩ T)=0,0368+0,96× 0,05=0,0368+0,048=0,0848.

  4. 4

    P_T(M)=(P(M∩ T))/P(T)=0,0368/0,0848≈ 0,434.

    Interprétation : parmi les tests positifs, seuls environ 43,4% correspondent à des malades.

    La maladie étant rare, les faux positifs (issus des 96% de personnes saines) sont nombreux.

  5. 5

    P(McapT̅)=0,04× 0,08=0,0032 et P(T̅)=1-0,0848=0,9152.

    Donc P_T̅(M)=0,0032/0,9152≈ 0,0035.

Réponse : P(M∩ T)=0,0368 ; P(T)=0,0848 ; P_T(M)≈ 0,434 (beaucoup de faux positifs) ; faux négatif ≈ 0,0035.

Rappel de cours : Probabilités totales pour P(T), puis Bayes : P_T(M)=P(M)P_M(T)/P(T).

6

Exercice 6Loi binomiale : contrôle de production

Type bac / défi

Une chaîne produit des pièces dont 3% sont défectueuses.

On prélève au hasard n pièces ; le stock est assez grand pour assimiler le prélèvement à un tirage avec remise.

X compte le nombre de pièces défectueuses.

  1. 1.Justifier que X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres pour n=40.
  2. 2.Calculer P(X=0) pour n=40, arrondi à 10⁻³.
  3. 3.En déduire P(X≥ 1).
  4. 4.Calculer P(X≥ 2) pour n=40, arrondi à 10⁻³.
  5. 5.Donner E(X) pour n=40 et l'interpréter.
  6. 6.Déterminer le plus petit entier n pour lequel la probabilité d'au moins une pièce défectueuse dépasse 0,99.
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  1. 1

    On répète n fois, de façon identique et indépendante, une épreuve à deux issues (défectueuse avec p=0,03, ou non) ; X compte les succès.

    Donc X~ B (n ;0,03).

    Pour n=40 : X~ B (40 ;0,03).

  2. 2

    P(X=0)=(1-0,03)⁴⁰=0,97⁴⁰≈ 0,296.

  3. 3

    P(X≥ 1)=1-P(X=0)≈ 1-0,296=0,704.

  4. 4

    P(X=1)= C(40, 1) × 0,03× 0,97³⁹=40× 0,03× 0,97³⁹≈ 0,366.

    Donc P(X≥ 2)=1-P(X=0)-P(X=1)≈ 1-0,296-0,366=0,338.

  5. 5

    E(X)=np=40× 0,03=1,2 : en moyenne, on attend 1,2 pièce défectueuse par lot de 40.

  6. 6

    P(X≥ 1)≥ 0,99⇔ 0,97ⁿ≤ 0,01⇔ n≥ln(0,01)/ln(0,97)≈ 151,2.

    Le plus petit entier est n=152.

Réponse : X~ B (40;0,03) ; P(X=0)≈ 0,296, P(X≥ 1)≈ 0,704, P(X≥ 2)≈ 0,338 ; E(X)=1,2 ; n=152.

Rappel de cours : « Au moins une » =1-(1-p)ⁿ ; seuil par ln (inversion car ln(0,97)<0).

7

Exercice 7Géométrie dans l'espace : plan et distance

Type bac / défi

L'espace est muni d'un repère orthonormé.

On considère les points A(1 ;0 ;2), B(2 ;1 ;0) et C(0 ;2 ;1).

  1. 1.Déterminer les coordonnées des vecteurs vecteur AB et vecteur AC.
  2. 2.Démontrer que les points A, B, C ne sont pas alignés.
  3. 3.Vérifier que le vecteur vecteur n (1 ;1 ;1) est normal au plan (ABC).
  4. 4.En déduire une équation cartésienne du plan (ABC).
  5. 5.Le point D(3 ;3 ;3) appartient-il au plan (ABC) ? Calculer la distance de D au plan (ABC).
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  1. 1

    vecteur AB =(2-1 ;1-0 ;0-2)=(1 ;1 ;-2) et vecteur AC =(0-1 ;2-0 ;1-2)=(-1 ;2 ;-1).

  2. 2

    Si A, B, C étaient alignés, vecteur AB et vecteur AC seraient colinéaires, donc proportionnels.

    Or 1/(-1)=-1 tandis que 1/2 : les rapports diffèrent, les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc A, B, C ne sont pas alignés.

  3. 3

    vecteur n · vecteur AB =1+1-2=0 et vecteur n · vecteur AC =-1+2-1=0 : vecteur n est orthogonal à deux vecteurs directeurs non colinéaires du plan, donc normal à (ABC).

  4. 4

    Le plan a une équation x+y+z+d=0 (coefficients = coordonnées de vecteur n).

    Avec A(1;0;2) : 1+0+2+d=0, d=-3.

    Équation : x+y+z-3=0.

  5. 5

    Pour D(3;3;3) : 3+3+3-3=6≠ 0, donc D∉(ABC).

    Distance : d(D,(ABC))=(|3+3+3-3|)/(√(1²+1²+1²))=6/( √3 )=2 √3 ≈ 3,46.

Réponse : vecteur AB (1;1;-2), vecteur AC (-1;2;-1) ; non alignés ; vecteur n (1;1;1) normal ; plan x+y+z-3=0 ; d(D)=2 √3 ≈ 3,46.

Rappel de cours : Un vecteur normal est orthogonal à deux vecteurs directeurs ; distance point-plan =(|ax₀+by₀+cz₀+d|)/(√(a²+b²+c²)).

8

Exercice 8Géométrie dans l'espace : droite et plan

Type bac / défi

L'espace est muni d'un repère orthonormé.

On considère la droite D de représentation paramétrique x=1+t ; y=2-t ; z=t (t∈ℝ) et le plan P d'équation x+y+2z-4=0.

  1. 1.Donner un point et un vecteur directeur de D.
  2. 2.Donner un vecteur normal de P.
  3. 3.Démontrer que D et P sont sécants.
  4. 4.Déterminer les coordonnées de leur point d'intersection.
  5. 5.La droite D est-elle orthogonale au plan P ? Justifier.
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  1. 1

    Pour t=0, le point A(1 ;2 ;0)∈ D ; un vecteur directeur est vecteur u (1 ;-1 ;1) (coefficients de t).

  2. 2

    Les coefficients de l'équation de P donnent un vecteur normal vecteur n (1 ;1 ;2).

  3. 3

    D est parallèle à P si et seulement si vecteur u · vecteur n =0.

    Or vecteur u · vecteur n =1-1+2=2≠ 0 : D n'est pas parallèle à P, donc elle le coupe en un unique point.

  4. 4

    On reporte la représentation de D dans l'équation de P : (1+t)+(2-t)+2t-4=0, soit 2t-1=0, t=0,5.

    Le point d'intersection est (1,5 ;1,5 ;0,5).

  5. 5

    D ⊥ P si et seulement si vecteur u est colinéaire à vecteur n.

    Or vecteur u (1;-1;1) et vecteur n (1;1;2) ne sont pas proportionnels : D n'est pas orthogonale à P.

Réponse : A(1;2;0), vecteur u (1;-1;1), vecteur n (1;1;2) ; vecteur u · vecteur n =2≠ 0 (sécants) ; intersection (1,5;1,5;0,5) ; non orthogonale.

Rappel de cours : Parallèle ⇔ vecteur u · vecteur n =0 ; orthogonale ⇔ vecteur u colinéaire à vecteur n.

9

Exercice 9Variable aléatoire : étude d'un jeu

Type bac / défi

On lance deux dés cubiques équilibrés et on observe la somme des deux faces.

Une partie coûte 1 € de mise.

Si la somme vaut 7, le joueur reçoit 5 € ; s'il obtient un « double » (deux faces identiques), il reçoit 2 € ; sinon il ne reçoit rien.

On note G le gain algébrique (somme reçue moins la mise).

  1. 1.Justifier qu'il y a 36 issues équiprobables.
  2. 2.Calculer la probabilité que la somme vaille 7, puis celle d'obtenir un double. Justifier que ces événements sont incompatibles.
  3. 3.Déterminer la loi de probabilité de G.
  4. 4.Calculer l'espérance E(G). Le jeu est-il favorable au joueur ?
  5. 5.Calculer la variance V(G) et l'écart-type σ(G) (arrondi à 10⁻²).
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  1. 1

    Chaque dé donne 6 résultats équiprobables et les lancers sont indépendants : il y a 6× 6=36 couples (a,b) équiprobables.

  2. 2

    Somme 7 : (1,6),(2,5),(3,4),(4,3),(5,2),(6,1), soit 6 cas → P=6/36=1/6.

    Doubles : (1,1),…,(6,6), 6 cas → P=1/6.

    Un double a une somme paire (jamais 7) : les deux événements sont incompatibles.

  3. 3

    Si la somme vaut 7, G=5-1=4 (proba 1/6) ; si double, G=2-1=1 (proba 1/6) ; sinon G=0-1=-1 (proba 1-1/6-1/6=2/3).

  4. 4

    E(G)=4×1/6+1×1/6+(-1)×2/3=(4+1)/6-4/6=(5-4)/6=1/6≈ 0,17>0 : le jeu est favorable au joueur.

  5. 5

    E(G²)=16×1/6+1×1/6+1×2/3=(16+1)/6+4/6=21/6=3,5.

    Donc V(G)=E(G²)-E(G)²=3,5-(1/6)²≈ 3,47 et σ(G)=√(V(G))≈ 1,86.

Réponse : P(7)=1/6, P( double )=1/6 ; P(G=4)=1/6, P(G=1)=1/6, P(G=-1)=2/3 ; E(G)=1/6≈ 0,17 (favorable) ; V(G)≈ 3,47, σ(G)≈ 1,86.

Rappel de cours : Vérifier l'incompatibilité avant d'additionner les probabilités ; V(G)=E(G²)-E(G)². Le gain G est net de la mise.

10

Exercice 10Continuité, TVI et dichotomie

Type bac / défi

On considère la fonction f définie sur par f(x)=x³+3x-5.

  1. 1.Calculer f'(x) et étudier son signe.
  2. 2.Déterminer les limites de f en -∞ et +∞, puis dresser le tableau de variations.
  3. 3.Démontrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution α dans .
  4. 4.Démontrer que α∈[1 ;2].
  5. 5.Par la méthode de dichotomie sur [1 ;2], déterminer un encadrement de α d'amplitude 0,25.
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  1. 1

    f'(x)=3x²+3.

    Pour tout x, 3x²≥ 0 donc f'(x)≥ 3>0 : f' est strictement positive sur .

  2. 2

    lim_-inftyf=-∞ et lim_+inftyf=+∞ (terme dominant ).

    f est strictement croissante sur : tableau croissant de -∞ à +∞.

  3. 3

    f est continue (polynôme) et strictement croissante de -∞ à +∞ ; par le corollaire du TVI (théorème de la bijection), 0 a un unique antécédent : f(x)=0 admet une unique solution α.

  4. 4

    f(1)=1+3-5=-1<0 et f(2)=8+6-5=9>0 : 0 est compris entre f(1) et f(2), donc α∈[1 ;2].

  5. 5

    Étape 1 : f(1,5)=3,375+4,5-5=2,875>0, donc (avec f(1)<0) α∈[1 ;1,5].

    Étape 2 : f(1,25)≈ 0,70>0, donc α∈[1 ;1,25].

    Ainsi 1≤α≤ 1,25 (amplitude 0,25).

Réponse : f'(x)=3x²+3>0 (strictement croissante) ; unique solution α ; α∈[1;2] puis α∈[1 ;1,25].

Rappel de cours : Le corollaire du TVI exige continuité + stricte monotonie ; en dichotomie, on garde la moitié où f change de signe.

11

Exercice 11Intégration par parties et aire entre deux courbes

Type bac / défi

On considère les fonctions f et g définies sur [0;1] par f(x)=x e^(x) et g(x)=e^(x).

  1. 1.Étudier le signe de f sur [0;1].
  2. 2.À l'aide d'une intégration par parties, calculer I=∫₀¹ x e^(x) dx.
  3. 3.Interpréter graphiquement la valeur de I.
  4. 4.Calculer la valeur moyenne μ de f sur [0;1].
  5. 5.Calculer ∫₀¹(g(x)-f(x)) dx et interpréter le résultat.
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  1. 1

    Sur [0;1], x≥ 0 et e^(x)>0, donc f(x)=x e^(x)≥ 0 (nul seulement en x=0).

  2. 2

    IPP avec u=x (u'=1) et v'=e^(x) (v=e^(x)) : I=[x e^(x)]₀¹-∫₀¹ e^(x) dx=e-[e^(x)]₀¹=e-(e-1)=1.

  3. 3

    Comme f≥ 0 sur [0;1], I=1 est l'aire (en u.a.) du domaine compris entre la courbe de f, l'axe des abscisses et les droites x=0 et x=1.

  4. 4

    μ=1/(1-0)∫₀¹ f(x) dx=I=1.

  5. 5

    ∫₀¹(e^(x)-x e^(x)) dx=∫₀¹ e^(x) dx-I=(e-1)-1=e-2≈ 0,72.

    Sur [0;1], g(x)-f(x)=e^(x)(1-x)≥ 0, donc g est au-dessus de f : e-2 est l'aire entre les deux courbes sur [0;1].

Réponse : f≥ 0 ; I=1 (= aire sous f) ; μ=1 ; aire entre les courbes =e-2≈ 0,72.

Rappel de cours : IPP : ∫ u v'=[uv]-∫ u'v. Aire entre deux courbes =∫( courbe du haut - courbe du bas ).

12

Exercice 12Convexité et inégalité de l'exponentielle

Type bac / défi

On considère la fonction f définie sur par f(x)=e^(x).

  1. 1.Déterminer f'(x) et f''(x).
  2. 2.En déduire que f est convexe sur .
  3. 3.Déterminer une équation de la tangente T à la courbe de f au point d'abscisse 0.
  4. 4.En déduire que pour tout réel x, e^(x)≥ x+1, et préciser le cas d'égalité.
  5. 5.Application : en choisissant une valeur adaptée de x, montrer que pour tout entier n≥ 1, e^(-1/n)≥ 1-1/n.
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Correction détaillée

  1. 1

    f'(x)=e^(x) et f''(x)=e^(x).

  2. 2

    Pour tout x, f''(x)=e^(x)>0 : f est convexe sur .

  3. 3

    T: y=f'(0)(x-0)+f(0)=e⁰x+e⁰=x+1.

  4. 4

    Une fonction convexe a sa courbe au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de T.

    Donc pour tout réel x, e^(x)≥ x+1, avec égalité uniquement en x=0 (point de contact).

  5. 5

    En appliquant l'inégalité à x=-1/n : e^(-1/n)≥ 1+(-1/n)=1-1/n.

Réponse : f''=e^(x)>0 (convexe) ; T:y=x+1 ; e^(x)≥ x+1 (égalité en 0) ; d'où e^(-1/n)≥ 1-1/n.

Rappel de cours : Convexe courbe au-dessus de ses tangentes : c'est la méthode standard pour obtenir une inégalité au bac.

13

Exercice 13Équation différentielle : loi de refroidissement

Type bac / défi

La température θ(t) (en °C) d'un liquide qui refroidit dans une pièce à 20 °C vérifie, pour t≥ 0 (t en minutes), θ'(t)=-0,4(θ(t)-20), avec θ(0)=90.

  1. 1.Vérifier que, pour toute constante C, t↦ 20+Ce^(-0,4t) est solution de l'équation.
  2. 2.Déterminer la fonction θ vérifiant θ(0)=90.
  3. 3.Étudier le sens de variation de θ sur [0;+∞[.
  4. 4.Déterminer la limite de θ en +∞ et l'interpréter.
  5. 5.Déterminer, à la minute près, l'instant où la température atteint 30 °C.
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Correction détaillée

  1. 1

    Si θ(t)=20+Ce^(-0,4t), alors θ'(t)=-0,4Ce^(-0,4t) ; et -0,4(θ-20)=-0,4(Ce^(-0,4t))=-0,4Ce^(-0,4t).

    Les deux expressions coïncident : θ est solution.

  2. 2

    θ(0)=20+C=90, donc C=70.

    Ainsi θ(t)=20+70e^(-0,4t).

  3. 3

    θ'(t)=-28e^(-0,4t)<0 : θ est strictement décroissante sur [0;+∞[ (le liquide refroidit).

  4. 4

    e^(-0,4t)→ 0 quand t→+∞, donc θ(t)→ 20 : la température tend vers celle de la pièce (20 °C) sans jamais l'atteindre.

  5. 5

    θ(t)=30⇔ 70e^(-0,4t)=10⇔ e^(-0,4t)=1/7⇔ -0,4t=-ln(7)⇔ t=ln(7)/0,4≈ 4,9, soit environ 5 minutes.

Réponse : θ(t)=20+70e^(-0,4t) ; décroissante ; limθ=20 °C ; atteint 30 °C à t=ln(7)/0,4≈ 5 min.

Rappel de cours : Solutions de y'=a(y-b) : y=b+Ce^(at). La limite (si a<0) est la valeur d'équilibre b.

14

Exercice 14Dénombrement : tirage simultané

Type bac / défi

Un sac contient 10 jetons indiscernables au toucher : 4 rouges et 6 bleus.

On tire simultanément 3 jetons du sac.

  1. 1.Déterminer le nombre de tirages possibles.
  2. 2.Calculer la probabilité de l'événement A : « obtenir exactement 2 jetons rouges ».
  3. 3.Calculer la probabilité de l'événement B : « obtenir 3 jetons de la même couleur ».
  4. 4.Calculer la probabilité de l'événement C : « obtenir au moins 1 jeton rouge ».
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Correction détaillée

  1. 1

    Un tirage simultané de 3 jetons parmi 10 est une combinaison : C(10, 3) =120 tirages équiprobables.

  2. 2

    Pour A, on choisit 2 rouges parmi 4 et 1 bleu parmi 6 : C(4, 2) × C(6, 1) =6× 6=36.

    Donc P(A)=36/120=3/10=0,3.

  3. 3

    B = « 3 rouges » ou « 3 bleus », événements disjoints : C(4, 3) + C(6, 3) =4+20=24.

    Donc P(B)=24/120=1/5=0,2.

  4. 4

    C est le contraire de « aucun rouge » (donc 3 bleus) : C(6, 3) =20.

    Donc P(C)=1-20/120=1-1/6=5/6≈ 0,833.

Réponse : 120 tirages ; P(A)=0,3 ; P(B)=0,2 ; P(C)=5/6≈ 0,833.

Rappel de cours : Tirage simultané combinaisons C(n, k) (ni ordre, ni remise) ; « au moins un » =1- « aucun ».

Erreur fréquente : Un tirage SIMULTANÉ n'est pas une loi binomiale : il n'y a ni remise ni ordre, on dénombre avec des combinaisons.

15

Exercice 15Vrai ou faux justifié

Type bac / défi

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse en justifiant soigneusement.

Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. 1.Affirmation 1 : la fonction x↦ln(x²+1) est croissante sur .
  2. 2.Affirmation 2 : lim_x→+∞(x-e^(x))=-∞.
  3. 3.Affirmation 3 : la fonction x↦ln(x) est une primitive de x↦1/x sur ]0;+∞[.
  4. 4.Affirmation 4 : toute suite décroissante et minorée par 0 converge.
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Correction détaillée

  1. 1

    FAUX.

    La dérivée est 2x/(x²+1) ; le dénominateur étant >0, elle a le signe de 2x : la fonction décroît sur ]-∞;0] puis croît sur [0;+∞[.

    Elle n'est donc pas croissante sur tout entier.

  2. 2

    VRAI.

    x-e^(x)=-e^(x)(1-x e^(-x)).

    Or x e^(-x)→ 0 (croissance comparée), donc 1-x e^(-x)→ 1>0 et -e^(x)→-∞ : le produit tend vers -∞.

  3. 3

    VRAI.

    Sur ]0;+∞[, (ln(x))'=1/x, donc ln est bien une primitive de 1/x sur cet intervalle.

  4. 4

    VRAI.

    C'est le théorème de la limite monotone : toute suite décroissante et minorée converge (vers un réel supérieur ou égal au minorant).

Réponse : Aff. 1 : Faux (décroît puis croît) — Aff. 2 : Vrai (-∞) — Aff. 3 : Vrai — Aff. 4 : Vrai (limite monotone).

Rappel de cours : Au bac, une affirmation « vrai/faux » doit TOUJOURS être justifiée : dérivée, croissance comparée, définition ou théorème.

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