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Exercices corrigés : Fonctions du second degré et inverse — Première STMG

Besoin de revoir la leçon avant de te lancer ? Cours et fiche de révision : Fonctions du second degré et inverse

Niveau
Première STMG
Chapitre
Fonctions du second degré et inverse
Nombre d'exercices
20 exercices corrigés
Difficulté
Application directe à type bac

Une entreprise qui produit trop finit par perdre de l'argent, exactement comme une entreprise qui n'en produit pas assez : entre les deux, il existe une quantité qui maximise le bénéfice. C'est cette courbe en cloche — une parabole — qui fait du second degré l'outil central de la gestion. Ces 20 exercices installent les trois écritures d'un trinôme et ce que chacune permet de lire : les racines donnent le seuil de rentabilité, le sommet donne la production optimale, le signe donne l'intervalle où l'on gagne de l'argent. La fonction inverse arrive ensuite par une question très concrète : sur combien d'unités faut-il répartir les charges fixes pour que le coût moyen soit le plus bas possible ? Les variations s'obtiennent ici par la forme canonique — la dérivation vient au chapitre suivant.

Cherche d'abord par toi-même, puis clique sur « Voir la correction » : chaque étape est détaillée avec rappels de cours et erreurs fréquentes à éviter.

1

Exercice 1 — Reconnaître un trinôme et son orientation

Application directe

Pour chaque fonction, dis s'il s'agit d'une fonction polynôme du second degré.

Si oui, donne a, b, c et l'orientation de la parabole.

  1. 1.Bénéfice : B(q) = -5q² + 300q - 4 000
  2. 2.Coût total : C(q) = 5q² + 100q + 4 000
  3. 3.Recette : R(q) = 400q
  4. 4.Charges : H(q) = 2q²
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Correction détaillée

  1. 1

    Une fonction polynôme du second degré s'écrit f(x) = ax² + bx + c avec a ≠ 0.

    C'est la présence d'un terme en q², et son coefficient non nul, qui décide.

  2. 2

    L'orientation dépend du seul signe de a : si a > 0 la parabole est tournée vers le HAUT (forme de vallée, avec un minimum), si a < 0 vers le BAS (forme de colline, avec un maximum).

  3. 3

    B(q) = -5q² + 300q - 4 000 : trinôme avec a = -5, b = 300, c = -4 000.

    Comme a < 0, la parabole est tournée vers le bas : le bénéfice admet un MAXIMUM.

  4. 4

    C'est logique en gestion : produire davantage augmente le bénéfice jusqu'à un certain point, au-delà duquel les coûts croissent plus vite que la recette.

  5. 5

    C(q) = 5q² + 100q + 4 000 : trinôme avec a = 5, b = 100, c = 4 000.

    Comme a > 0, la parabole est tournée vers le haut.

  6. 6

    Le coefficient c = 4 000 s'interprète : c'est C(0), le coût quand on ne produit rien, c'est-à-dire les CHARGES FIXES (loyer, assurances, salaires).

  7. 7

    R(q) = 400q : il n'y a pas de terme en q².

    Ce n'est PAS un trinôme, c'est une fonction linéaire — la recette est proportionnelle à la quantité vendue, au prix unitaire de 400 €.

  8. 8

    H(q) = 2q² : trinôme avec a = 2, b = 0 et c = 0.

    Les coefficients b et c peuvent être nuls ; seul a ne peut pas l'être.

  9. 9

    Contrôle utile : le coefficient c est toujours l'image de 0.

    Ici B(0) = -4 000 (on perd les charges fixes si l'on ne vend rien) et C(0) = 4 000. ✔

Réponse : B : a=-5, b=300, c=-4 000, vers le bas (maximum) · C : a=5, b=100, c=4 000, vers le haut · R : fonction linéaire, pas un trinôme · H : a=2, b=c=0, vers le haut.

Rappel de cours : a > 0 → parabole vers le haut (minimum) · a < 0 → vers le bas (maximum). Et c = f(0), soit les charges fixes dans un modèle de coût.

Erreur fréquente : Oublier le signe de a. Pour B(q), a = -5 et non 5 : c'est ce signe qui garantit l'existence d'un bénéfice maximal.

2

Exercice 2 — Calculer un bénéfice

Application directe

Le bénéfice, en euros, réalisé pour q articles vendus est B(q) = -5q² + 300q - 4 000.

Calcule B(0), B(10), B(30) et B(50), puis interprète chaque résultat.

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Correction détaillée

  1. 1

    On remplace q par chaque valeur en respectant les priorités : le carré d'abord, puis les produits, enfin les sommes.

  2. 2

    B(0) = -5 × 0 + 300 × 0 - 4 000 = -4 000 €.

  3. 3

    Interprétation : sans rien vendre, l'entreprise perd 4 000 €, c'est-à-dire exactement ses charges fixes.

  4. 4

    B(10) = -5 × 100 + 300 × 10 - 4 000 = -500 + 3 000 - 4 000 = -1 500 €.

  5. 5

    Avec 10 articles, l'entreprise perd encore 1 500 € : la production est insuffisante pour couvrir les charges.

  6. 6

    B(30) = -5 × 900 + 300 × 30 - 4 000 = -4 500 + 9 000 - 4 000 = 500 €.

  7. 7

    Avec 30 articles, l'entreprise gagne 500 €.

  8. 8

    B(50) = -5 × 2 500 + 300 × 50 - 4 000 = -12 500 + 15 000 - 4 000 = -1 500 €.

  9. 9

    Résultat contre-intuitif mais essentiel : en vendant 50 articles, l'entreprise reperd 1 500 €, autant qu'avec 10 articles seulement.

  10. 10

    C'est toute la logique de la parabole tournée vers le bas : au-delà d'un certain volume, les coûts de production augmentent plus vite que la recette (heures supplémentaires, matières plus chères, stockage).

  11. 11

    Contrôle de cohérence : B(10) = B(50) = -1 500 €.

    Ces deux quantités sont symétriques par rapport à 30, puisque (10 + 50)/2 = 30. ✔ C'est la symétrie de la parabole.

Réponse : B(0) = -4 000 € (les charges fixes) · B(10) = -1 500 € · B(30) = 500 € · B(50) = -1 500 € : produire trop fait perdre autant que produire trop peu.

Rappel de cours : B(0) donne toujours l'opposé des charges fixes : c'est ce qu'on perd sans rien vendre.

Erreur fréquente : Écrire -5 × 10² = 2 500 en élevant -5 × 10 au carré. Le carré ne porte que sur q : -5 × 100 = -500.

3

Exercice 3 — Lire le sommet sur la forme canonique

Application directe

On admet que le bénéfice s'écrit aussi B(q) = -5(q - 30)² + 500.

  1. 1.Donne les coordonnées du sommet de la parabole et l'équation de son axe de symétrie.
  2. 2.Quel est le bénéfice maximal, et pour quelle quantité est-il atteint ?
  3. 3.Vérifie que cette forme donne bien B(10) = -1 500.
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Correction détaillée

  1. 1

    La forme canonique s'écrit a(q - α)² + β.

    Le sommet de la parabole a alors pour coordonnées (α ;β), et l'axe de symétrie a pour équation q = α.

  2. 2

    Ici α = 30 et β = 500 : le sommet est S(30 ;500) et l'axe de symétrie est la droite q = 30.

  3. 3

    Pourquoi cette lecture fonctionne-t-elle ?

    Parce que (q-30)² est toujours positif ou nul, et ne vaut 0 que pour q = 30.

  4. 4

    Comme a = -5 < 0, le terme -5(q-30)² ne peut que RETRANCHER quelque chose à 500.

  5. 5

    On a donc B(q) ≤ 500 pour toute quantité, avec égalité uniquement en q = 30.

  6. 6

    Le bénéfice maximal est donc de 500 €, atteint pour une production de 30 articles.

  7. 7

    Vérification demandée : B(10) = -5 × (10 - 30)² + 500 = -5 × (-20)² + 500.

  8. 8

    (-20)² = 400, donc B(10) = -5 × 400 + 500 = -2 000 + 500 = -1 500 €. ✔

  9. 9

    On retrouve bien la valeur calculée avec la forme développée : les deux écritures décrivent la MÊME fonction.

  10. 10

    À retenir : la forme développée donne B(0) d'un coup d'œil, la forme canonique donne le sommet.

    On choisit l'écriture selon la question posée.

Réponse : Sommet S(30 ;500), axe q = 30 · bénéfice maximal de 500 € pour 30 articles · B(10) = -5 × 400 + 500 = -1 500 € ✔.

Rappel de cours : a(q-α)²+β : sommet (α ;β). Le signe de a décide seul entre maximum et minimum.

Erreur fréquente : Lire le sommet en -30 à cause du signe dans (q - 30). La forme de référence est (q - α), donc α = +30.

4

Exercice 4 — Répartir des charges fixes

Application directe

Une entreprise supporte 6 000 € de charges fixes par mois.

Réparties sur q articles produits, elles représentent f(q) = (6 000)/q euros par article.

  1. 1.Calcule f(100), f(200) et f(500).
  2. 2.Pour quelles valeurs de q cette fonction est-elle définie ?
  3. 3.Que se passe-t-il quand la production augmente beaucoup ?
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  1. 1

    f(100) = (6 000)/100 = 60 € de charges fixes par article.

  2. 2

    f(200) = (6 000)/200 = 30 € par article.

  3. 3

    f(500) = (6 000)/500 = 12 € par article.

  4. 4

    On observe que doubler la production (de 100 à 200) divise par deux la charge fixe unitaire.

    C'est la propriété caractéristique de la fonction inverse.

  5. 5

    Domaine de définition : la division par zéro est impossible, donc f n'est pas définie en q = 0.

  6. 6

    Ici le contexte impose davantage : une production est un nombre positif, donc on travaille sur q > 0, c'est-à-dire l'intervalle ]0 ;+∞[.

  7. 7

    Cela a un sens concret : si l'on ne produit rien, la question « combien de charges fixes par article ? » n'a pas de réponse — il n'y a pas d'article.

  8. 8

    Quand la production augmente beaucoup, f(q) devient de plus en plus petit : f(1 000) = 6 €, f(6 000) = 1 €.

  9. 9

    La charge fixe unitaire se rapproche de 0 sans jamais l'atteindre : la courbe de la fonction inverse se rapproche indéfiniment de l'axe des abscisses.

  10. 10

    Interprétation de gestion, très importante : plus on produit, plus les charges fixes sont « diluées » sur un grand nombre d'articles.

    C'est ce qu'on appelle une économie d'échelle.

  11. 11

    Attention toutefois : cette dilution ne rend pas la production infiniment rentable, car les autres coûts, eux, augmentent avec la quantité — c'est ce que montrera l'exercice sur le coût moyen unitaire.

Réponse : f(100) = 60 €, f(200) = 30 €, f(500) = 12 € · définie pour q > 0 · la charge fixe unitaire tend vers 0 : c'est l'économie d'échelle.

Rappel de cours : La fonction inverse x ↦ 1/x n'est jamais définie en 0, et elle est décroissante sur ]0 ;+∞[.

Erreur fréquente : Croire que la charge unitaire finit par s'annuler. Elle se rapproche de 0 indéfiniment, mais reste toujours strictement positive.

5

Exercice 5 — Premier discriminant

Application directe

Résous l'équation q² - 50q + 600 = 0 à l'aide du discriminant, puis vérifie tes solutions.

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Correction détaillée

  1. 1

    On identifie les coefficients : a = 1, b = -50, c = 600.

  2. 2

    Le discriminant se calcule par Δ = b² - 4ac.

  3. 3

    Δ = (-50)² - 4 × 1 × 600 = 2 500 - 2 400 = 100.

  4. 4

    Comme Δ > 0, l'équation admet DEUX solutions distinctes, données par q = (-b ± √(Δ))/2a.

  5. 5

    √(Δ) = √(100) = 10, et -b = -(-50) = +50.

  6. 6

    q₁ = (50 - 10)/2 = 20 et q₂ = (50 + 10)/2 = 30.

  7. 7

    Attention au double signe : -b vaut +50.

    L'oublier donnerait des solutions négatives, donc fausses.

  8. 8

    Première vérification, en remplaçant : 20² - 50 × 20 + 600 = 400 - 1 000 + 600 = 0 ✔.

  9. 9

    Et 30² - 50 × 30 + 600 = 900 - 1 500 + 600 = 0 ✔.

  10. 10

    Seconde vérification, par la somme et le produit : la somme des racines doit valoir -b/a = 50 et leur produit c/a = 600.

  11. 11

    Or 20 + 30 = 50 ✔ et 20 × 30 = 600 ✔.

    Ce contrôle se fait de tête et détecte immédiatement une erreur de signe.

Réponse : Δ = 100, donc q₁ = 20 et q₂ = 30.

Rappel de cours : Δ = b²-4ac, puis q = (-b ± √(Δ))/2a. Contrôle instantané : somme = -b/a, produit = c/a.

Erreur fréquente : Écrire q = (-50 ± 10)/2 en oubliant que -b vaut +50. On trouverait -20 et -30, qui ne vérifient pas l'équation.

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Exercice 6 — Recette, coût et bénéfice

À maîtriser

Une entreprise vend chaque article 400 €.

Son coût total de production, en euros, est C(q) = 5q² + 100q + 4 000 pour q articles.

  1. 1.Exprime la recette R(q), puis le bénéfice B(q).
  2. 2.Vérifie que B(30) = 500 €.
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Correction détaillée

  1. 1

    La recette est le produit du prix unitaire par la quantité vendue : R(q) = 400q.

  2. 2

    Le bénéfice est la différence entre la recette et le coût : B(q) = R(q) - C(q).

  3. 3

    B(q) = 400q - (5q² + 100q + 4 000).

  4. 4

    Attention à distribuer le signe moins sur TOUTE la parenthèse : c'est l'erreur la plus fréquente de l'exercice.

  5. 5

    B(q) = 400q - 5q² - 100q - 4 000.

  6. 6

    On réduit en regroupant les termes de même degré : 400q - 100q = 300q.

  7. 7

    D'où B(q) = -5q² + 300q - 4 000.

  8. 8

    Le coefficient de q² est négatif : la parabole est tournée vers le bas, donc le bénéfice admet bien un maximum.

    C'est cohérent avec la réalité économique.

  9. 9

    Vérification demandée : B(30) = -5 × 900 + 300 × 30 - 4 000 = -4 500 + 9 000 - 4 000 = 500 €. ✔

  10. 10

    Contrôle par l'autre chemin : R(30) = 12 000 € et C(30) = 5 × 900 + 3 000 + 4 000 = 4 500 + 7 000 = 11 500 €.

  11. 11

    Différence : 12 000 - 11 500 = 500 €. ✔ Les deux méthodes concordent.

Réponse : R(q) = 400q et B(q) = -5q² + 300q - 4 000 · B(30) = 500 €.

Rappel de cours : Bénéfice = recette - coût. Toujours mettre le coût entre parenthèses avant de soustraire.

Erreur fréquente : Écrire B(q) = 400q - 5q² + 100q + 4 000. On obtiendrait -5q² + 500q + 4 000, et un bénéfice positif dès q = 0 — donc un modèle sans charges fixes, absurde.

7

Exercice 7 — Passer à la forme canonique

À maîtriser

Montre que B(q) = -5q² + 300q - 4 000 peut s'écrire B(q) = -5(q - 30)² + 500.

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Correction détaillée

  1. 1

    Deux stratégies : partir de la forme canonique et développer, ou partir de la forme développée et factoriser.

    La première est la plus sûre pour une question de type « montre que ».

  2. 2

    On développe -5(q - 30)² + 500.

    D'abord l'identité remarquable : (q-30)² = q² - 60q + 900.

  3. 3

    Le double produit vaut 2 × q × 30 = 60q : l'oublier est l'erreur classique.

  4. 4

    On multiplie par -5 : -5(q² - 60q + 900) = -5q² + 300q - 4 500.

  5. 5

    Attention aux signes : -5 × (-60q) = +300q et -5 × 900 = -4 500.

  6. 6

    On ajoute enfin le +500 : -5q² + 300q - 4 500 + 500 = -5q² + 300q - 4 000.

  7. 7

    C'est bien l'expression de départ : l'égalité est démontrée. ✔

  8. 8

    Méthode directe pour retrouver la forme canonique sans tâtonner : α = -b/2a = -300/(2 × (-5)) = -300/(-10) = 30.

  9. 9

    Puis β = B(α) = B(30) = 500, déjà calculé.

    On obtient directement B(q) = -5(q-30)² + 500.

  10. 10

    Vérification supplémentaire en un point quelconque, par exemple q = 20 : forme développée -2 000 + 6 000 - 4 000 = 0, forme canonique -5 × 100 + 500 = 0. ✔

  11. 11

    Les deux écritures coïncident en tout point : ce sont deux visages de la même fonction.

Réponse : En développant : -5(q-30)² + 500 = -5q² + 300q - 4 500 + 500 = -5q² + 300q - 4 000 ✔.

Rappel de cours : Raccourci : α = -b/2a puis β = f(α). Deux calculs suffisent, sans complétion du carré.

Erreur fréquente : Oublier le double produit dans (q-30)² et écrire q² - 900. Le développement correct comporte trois termes.

8

Exercice 8 — Tableau de variations du bénéfice

À maîtriser

À partir de la forme canonique B(q) = -5(q - 30)² + 500, dresse le tableau de variations de B sur [0 ;60] et interprète-le pour l'entreprise.

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Correction détaillée

  1. 1

    On raisonne sur le terme (q - 30)², qui mesure l'écart à la quantité 30.

  2. 2

    Quand q augmente de 0 à 30, cet écart DIMINUE, donc (q-30)² diminue.

  3. 3

    Comme il est multiplié par -5, un nombre négatif, le terme -5(q-30)² AUGMENTE : la fonction B est croissante sur [0 ;30].

  4. 4

    Quand q dépasse 30, l'écart augmente de nouveau, donc B est décroissante sur [30 ;60].

  5. 5

    Tableau de variations : B croît de B(0) = -4 000 jusqu'à B(30) = 500, puis décroît jusqu'à B(60).

  6. 6

    Calcul de la borne : B(60) = -5 × (60-30)² + 500 = -5 × 900 + 500 = -4 000 €.

  7. 7

    On retrouve la même valeur qu'en q = 0, ce qui est logique : 0 et 60 sont symétriques par rapport à l'axe q = 30. ✔

  8. 8

    Vérification numérique de la croissance : B(10) = -1 500, B(20) = 0, B(30) = 500.

    Les valeurs augmentent bien. ✔

  9. 9

    Et de la décroissance : B(40) = 0, B(50) = -1 500.

    Elles diminuent. ✔

  10. 10

    Interprétation pour l'entreprise : jusqu'à 30 articles, chaque article supplémentaire améliore le résultat ; au-delà, il le dégrade.

  11. 11

    La production de 30 articles est donc l'optimum économique.

    Produire 40 articles rapporte moins que d'en produire 30, alors même que la recette est plus élevée — parce que le coût croît plus vite qu'elle.

Réponse : B croissante sur [0 ;30] puis décroissante sur [30 ;60], avec un maximum de 500 € en q = 30 et B(0) = B(60) = -4 000 €. L'optimum de production est de 30 articles.

Rappel de cours : a < 0 : la fonction croît puis décroît (maximum au sommet). a > 0 : elle décroît puis croît (minimum au sommet).

Erreur fréquente : Confondre « recette maximale » et « bénéfice maximal ». La recette 400q croît indéfiniment ; c'est le bénéfice qui admet un maximum.

9

Exercice 9 — Seuil de rentabilité

À maîtriser

L'entreprise est rentable lorsque son bénéfice est positif.

Détermine les quantités pour lesquelles B(q) = -5q² + 300q - 4 000 est positif ou nul.

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Correction détaillée

  1. 1

    On cherche d'abord les quantités qui annulent le bénéfice, c'est-à-dire les racines du trinôme.

  2. 2

    a = -5, b = 300, c = -4 000, donc Δ = 300² - 4 × (-5) × (-4 000).

  3. 3

    Attention au signe : -4 × (-5) × (-4 000) = -80 000, car le produit de trois facteurs dont deux sont négatifs reste négatif.

  4. 4

    Δ = 90 000 - 80 000 = 10 000.

  5. 5

    √(Δ) = 100, donc q₁ = (-300 + 100)/(-10) = (-200)/(-10) = 20 et q₂ = (-300 - 100)/(-10) = (-400)/(-10) = 40.

  6. 6

    Vérification : B(20) = -2 000 + 6 000 - 4 000 = 0 ✔ et B(40) = -8 000 + 12 000 - 4 000 = 0 ✔.

  7. 7

    Contrôle par somme et produit : 20 + 40 = 60 = -b/a = 300/5 ✔ et 20 × 40 = 800 = c/a = (-4 000)/(-5) ✔.

  8. 8

    Pour le signe, on applique la règle du trinôme : il est du signe de a à l'EXTÉRIEUR des racines, et du signe contraire à l'INTÉRIEUR.

  9. 9

    Ici a = -5 < 0, donc B est négatif à l'extérieur de [20 ;40] et positif à l'intérieur.

  10. 10

    L'entreprise est donc rentable pour q compris entre 20 et 40 articles.

  11. 11

    Vérification par un point intérieur : B(30) = 500 > 0 ✔.

    Et par un point extérieur : B(10) = -1 500 < 0 ✔.

  12. 12

    Vocabulaire de gestion : q = 20 est le SEUIL DE RENTABILITÉ (ou point mort) — la quantité à partir de laquelle l'activité devient bénéficiaire.

    Au-delà de 40, l'entreprise repasse en perte.

Réponse : Racines 20 et 40, donc B(q) ≥ 0 pour q ∈ [20 ;40] : l'entreprise est rentable entre 20 et 40 articles.

Rappel de cours : Signe d'un trinôme : du signe de a à l'extérieur des racines, du signe opposé entre elles.

Erreur fréquente : Se tromper de signe dans Δ en écrivant 90 000 + 80 000. On trouverait des racines fausses et un seuil de rentabilité erroné.

10

Exercice 10 — Lecture graphique de la courbe de bénéfice

À maîtriser

La courbe ci-dessous représente le bénéfice B(q), en euros, en fonction du nombre q d'articles vendus.

  1. 1.Lis le seuil de rentabilité et la quantité au-delà de laquelle l'entreprise repasse en perte.
  2. 2.Lis le bénéfice maximal et la quantité correspondante.
  3. 3.Pour quelles quantités le bénéfice dépasse-t-il 300 € ?
102030405060-4000-3000-2000-10001000q (articles)B(q) en €500 €seuil
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Correction détaillée

  1. 1

    Le seuil de rentabilité est l'abscisse du point où la courbe COUPE l'axe horizontal en montant : on lit q = 20.

  2. 2

    La courbe repasse sous l'axe en q = 40 : au-delà de 40 articles, le bénéfice redevient négatif.

  3. 3

    Le point le plus haut de la courbe se situe en q = 30, à la hauteur 500 : le bénéfice maximal est de 500 € pour 30 articles.

  4. 4

    Contrôle immédiat : l'abscisse du sommet est le milieu des deux racines, (20 + 40)/2 = 30. ✔ C'est une conséquence de la symétrie de la parabole.

  5. 5

    Pour la dernière question, on repère graphiquement où la courbe passe au-dessus de la hauteur 300.

  6. 6

    On lit approximativement entre 24 et 36 articles.

  7. 7

    Confirmation par le calcul : on résout -5q² + 300q - 4 000 ≥ 300, soit -5q² + 300q - 4 300 ≥ 0.

  8. 8

    On divise par -5, ce qui INVERSE le sens de l'inégalité : q² - 60q + 860 ≤ 0.

  9. 9

    Δ = 3 600 - 3 440 = 160, donc √(Δ) ≈ 12,65 et les racines sont (60 ± 12,65)/2, soit environ 23,67 et 36,32.

  10. 10

    Le trinôme q²-60q+860 a un coefficient dominant positif : il est négatif ENTRE ses racines.

    La condition est donc 23,67 ≤ q ≤ 36,32.

  11. 11

    Comme une quantité d'articles est entière, le bénéfice dépasse 300 € pour q allant de 24 à 36 articles.

  12. 12

    Vérification aux bornes : B(23) = 255 € (insuffisant) et B(24) = 320 € (suffisant) ✔ ; B(36) = 320 € et B(37) = 255 € ✔.

Réponse : Seuil de rentabilité à 20 articles, retour en perte au-delà de 40 · maximum de 500 € pour 30 articles · bénéfice supérieur à 300 € pour q de 24 à 36 articles.

Rappel de cours : L'abscisse du sommet est toujours le milieu des racines : α = (q₁ + q₂)/2. C'est le contrôle graphique le plus rapide.

Erreur fréquente : Donner 23,67 articles comme réponse finale. Une quantité produite est un ENTIER : il faut conclure par 24.

11

Exercice 11 — Coût moyen unitaire

Type contrôle

Le coût moyen unitaire est le coût total divisé par le nombre d'articles : CM(q) = C(q)/q, avec C(q) = 5q² + 100q + 4 000.

  1. 1.Montre que CM(q) = 5q + 100 + (4 000)/q.
  2. 2.Calcule CM(10), CM(20) et CM(40).
  3. 3.Explique pourquoi le coût moyen commence par diminuer, puis augmente.
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    On divise chaque terme du numérateur par q : c'est légitime puisque q ≠ 0.

  2. 2

    5q²/q = 5q, car q²/q = q.

  3. 3

    100q/q = 100, et (4 000)/q ne se simplifie pas.

  4. 4

    Donc CM(q) = 5q + 100 + (4 000)/q. ✔

  5. 5

    Cette écriture est parlante : le coût moyen se décompose en un terme croissant (5q), un terme constant (100) et un terme décroissant ((4 000)/q), qui est justement la fonction inverse.

  6. 6

    CM(10) = 50 + 100 + 400 = 550 € par article.

  7. 7

    CM(20) = 100 + 100 + 200 = 400 € par article.

  8. 8

    CM(40) = 200 + 100 + 100 = 400 € par article.

  9. 9

    Vérification par la définition : C(20) = 2 000 + 2 000 + 4 000 = 8 000 €, et (8 000)/20 = 400 €. ✔

  10. 10

    Explication du phénomène, qui est le cœur de l'exercice : au début, les 4 000 € de charges fixes sont répartis sur très peu d'articles, donc chaque article en supporte beaucoup — d'où un coût moyen élevé.

  11. 11

    Quand la production augmente, ce terme (4 000)/q s'effondre : c'est l'économie d'échelle.

    Le coût moyen baisse.

  12. 12

    Mais le terme 5q augmente, lui, et finit par l'emporter : au-delà d'un certain volume, produire un article de plus coûte de plus en plus cher.

  13. 13

    Le coût moyen passe donc par un MINIMUM, entre ces deux effets contraires.

    On remarque d'ailleurs que CM(20) = CM(40) = 400 € : le minimum se situe quelque part entre les deux.

Réponse : CM(q) = 5q + 100 + (4 000)/q · CM(10) = 550 €, CM(20) = CM(40) = 400 € · les charges fixes se diluent (terme en 1/q) tandis que le coût variable augmente (terme en 5q) : le coût moyen baisse puis remonte.

Rappel de cours : (aq²+bq+c)/q = aq + b + c/q : on divise CHAQUE terme, et c'est le terme constant qui fait apparaître la fonction inverse.

Erreur fréquente : Simplifier (4 000)/q en 4 000. Seuls les termes contenant q se simplifient.

12

Exercice 12 — Résoudre une équation avec la fonction inverse

Type contrôle

Les charges fixes de 6 000 € sont réparties sur q articles, soit f(q) = (6 000)/q euros par article.

  1. 1.Combien faut-il produire d'articles pour que la charge fixe unitaire soit de 25 € ?
  2. 2.Combien pour qu'elle descende sous 20 € ?
  3. 3.Peut-elle devenir nulle ?
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    On résout l'équation (6 000)/q = 25.

  2. 2

    On multiplie les deux membres par q, ce qui est autorisé car q > 0 : 6 000 = 25q.

  3. 3

    D'où q = (6 000)/25 = 240 articles.

  4. 4

    Vérification : (6 000)/240 = 25 €. ✔

  5. 5

    Pour la seconde question, on résout l'inéquation (6 000)/q < 20.

  6. 6

    En multipliant par q (positif, donc le sens est conservé) : 6 000 < 20q, d'où q > 300.

  7. 7

    Il faut donc produire au moins 301 articles pour que la charge fixe unitaire passe sous 20 €.

  8. 8

    Vérification : (6 000)/300 = 20 € exactement (donc pas encore « sous »), et (6 000)/301 ≈ 19,93 €. ✔

  9. 9

    Attention à la multiplication par q : elle n'est légitime que parce qu'on sait q > 0.

    Si le signe était inconnu, il faudrait distinguer les cas, car multiplier par un négatif inverserait l'inégalité.

  10. 10

    Dernière question : (6 000)/q = 0 n'a AUCUNE solution.

  11. 11

    En effet, une fraction est nulle uniquement si son numérateur l'est.

    Or ici le numérateur vaut 6 000, qui n'est pas nul, quelle que soit la valeur de q.

  12. 12

    Interprétation : les charges fixes ne disparaissent jamais.

    On peut les diluer autant qu'on veut en produisant beaucoup, mais chaque article en supportera toujours une petite part.

  13. 13

    Remarque de gestion : à 1 000 articles la charge unitaire tombe à 6 €, à 10 000 articles à 0,60 € — de plus en plus petite, jamais nulle.

Réponse : 240 articles pour 25 € · plus de 300 articles (donc 301) pour descendre sous 20 € · elle ne peut jamais être nulle, puisqu'une fraction de numérateur non nul ne s'annule jamais.

Rappel de cours : k/q = 0 est impossible dès que k ≠ 0. Une fraction s'annule seulement par son NUMÉRATEUR.

Erreur fréquente : Multiplier l'inéquation par q sans justifier que q > 0. C'est cette justification que le correcteur attend.

13

Exercice 13 — Inéquation et objectif de bénéfice

Type contrôle

L'entreprise se fixe un objectif : réaliser un bénéfice d'au moins 375 €.

Détermine les quantités qui permettent d'atteindre cet objectif, sachant que B(q) = -5q² + 300q - 4 000.

Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    On traduit l'objectif par l'inéquation B(q) ≥ 375, soit -5q² + 300q - 4 000 ≥ 375.

  2. 2

    Première étape obligatoire : tout ramener d'un même côté pour comparer à zéro.

  3. 3

    -5q² + 300q - 4 375 ≥ 0.

  4. 4

    Pour simplifier, on divise par -5.

    C'est un nombre NÉGATIF, donc le sens de l'inégalité s'INVERSE.

  5. 5

    q² - 60q + 875 ≤ 0.

  6. 6

    On cherche les racines : Δ = 3 600 - 4 × 875 = 3 600 - 3 500 = 100.

  7. 7

    √(Δ) = 10, donc q₁ = (60 - 10)/2 = 25 et q₂ = (60 + 10)/2 = 35.

  8. 8

    Contrôle : somme 25 + 35 = 60 ✔ et produit 25 × 35 = 875 ✔.

  9. 9

    Le coefficient dominant de q² - 60q + 875 est positif, donc le trinôme est négatif ENTRE ses racines.

  10. 10

    L'objectif est donc atteint pour q compris entre 25 et 35 articles.

  11. 11

    Vérification aux bornes : B(25) = -3 125 + 7 500 - 4 000 = 375 € ✔ (l'objectif est tout juste atteint) et B(35) = -6 125 + 10 500 - 4 000 = 375 € ✔.

  12. 12

    Vérification à l'intérieur : B(30) = 500 ≥ 375 ✔.

    Et à l'extérieur : B(20) = 0 < 375 ✔.

  13. 13

    Lecture de gestion : l'entreprise dispose d'une marge de manœuvre de 11 quantités possibles (de 25 à 35 articles).

    En dessous elle produit trop peu, au-dessus ses coûts s'envolent.

Réponse : q² - 60q + 875 ≤ 0, de racines 25 et 35 : l'objectif est atteint pour q ∈ [25 ;35].

Rappel de cours : Diviser une inéquation par un nombre négatif en INVERSE le sens. C'est souvent le moyen le plus sûr de se ramener à un coefficient dominant positif.

Erreur fréquente : Oublier d'inverser le sens en divisant par -5. On chercherait alors l'extérieur des racines, c'est-à-dire exactement les quantités qui NE conviennent PAS.

14

Exercice 14 — Point mort par intersection des courbes

Type contrôle

Le graphique représente la recette R(q) = 400q (droite) et le coût C(q) = 5q² + 100q + 4 000 (courbe).

  1. 1.Lis graphiquement les quantités pour lesquelles l'entreprise ne gagne ni ne perd d'argent.
  2. 2.Retrouve ces quantités par le calcul.
  3. 3.Sur quel intervalle la recette dépasse-t-elle le coût ?
102030405040008000120001600020000q (articles)€2040
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    L'entreprise ne gagne ni ne perd d'argent quand la recette est exactement égale au coût, c'est-à-dire aux points d'INTERSECTION des deux courbes.

  2. 2

    Graphiquement, la droite et la parabole se coupent en q = 20 et q = 40.

  3. 3

    Pour le calcul, on résout l'équation R(q) = C(q), soit 400q = 5q² + 100q + 4 000.

  4. 4

    On ramène tout d'un même côté : 0 = 5q² + 100q + 4 000 - 400q, soit 5q² - 300q + 4 000 = 0.

  5. 5

    On simplifie en divisant par 5 — nombre positif, donc rien ne change pour une équation : q² - 60q + 800 = 0.

  6. 6

    Δ = 3 600 - 3 200 = 400, donc √(Δ) = 20.

  7. 7

    q₁ = (60 - 20)/2 = 20 et q₂ = (60 + 20)/2 = 40. ✔ Les lectures graphiques sont confirmées.

  8. 8

    Vérification directe : R(20) = 8 000 € et C(20) = 2 000 + 2 000 + 4 000 = 8 000 €. ✔

  9. 9

    Sur le graphique, la droite de recette est AU-DESSUS de la courbe de coût entre 20 et 40 : c'est là que l'entreprise gagne de l'argent.

  10. 10

    Cohérence avec l'exercice sur le seuil de rentabilité : on avait trouvé B(q) ≥ 0 sur [20 ;40], et c'est exactement le même intervalle. ✔

  11. 11

    Ce n'est pas un hasard : dire « la recette dépasse le coût » et dire « le bénéfice est positif » sont deux formulations de la même chose, puisque B = R - C.

  12. 12

    Les deux lectures sont complémentaires : la courbe du bénéfice montre COMBIEN on gagne, les deux courbes croisées montrent POURQUOI — l'écart entre ce qui rentre et ce qui sort.

Réponse : Intersections en q = 20 et q = 40, retrouvées par q² - 60q + 800 = 0 (Δ = 400) · la recette dépasse le coût sur ]20 ;40[, soit exactement l'intervalle de rentabilité.

Rappel de cours : Point mort : on égalise recette et coût, on ramène à zéro, on résout. C'est la même information que les racines du bénéfice.

Erreur fréquente : Croire que le point mort correspond au bénéfice maximal. Au point mort le bénéfice est NUL ; le maximum se situe au milieu des deux points morts.

15

Exercice 15 — Fixer le prix qui maximise la recette

Type contrôle

Une étude de marché montre que si le prix de vente est de p euros, la quantité vendue est D(p) = 1 000 - 20p articles.

  1. 1.Exprime la recette R(p) en fonction du prix.
  2. 2.Pour quel prix la recette est-elle maximale ? Quelle est alors la recette, et la quantité vendue ?
  3. 3.Pourquoi augmenter le prix au-delà de ce seuil fait-il baisser la recette ?
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    La recette est le produit du prix par la quantité vendue : R(p) = p × D(p).

  2. 2

    R(p) = p(1 000 - 20p) = 1 000p - 20p².

  3. 3

    C'est un trinôme du second degré en p, avec a = -20, b = 1 000 et c = 0.

    Comme a < 0, la recette admet un maximum.

  4. 4

    Abscisse du sommet : α = -b/2a = -(1 000)/(2 × (-20)) = -(1 000)/(-40) = 25.

  5. 5

    Le prix optimal est donc de 25 € par article.

  6. 6

    Recette correspondante : R(25) = 1 000 × 25 - 20 × 625 = 25 000 - 12 500 = 12 500 €.

  7. 7

    Quantité vendue à ce prix : D(25) = 1 000 - 500 = 500 articles.

  8. 8

    Vérification : 500 articles à 25 € font bien 12 500 €. ✔

  9. 9

    Test d'un prix voisin pour confirmer le maximum : à 20 €, D(20) = 600 articles et R = 12 000 € ; à 30 €, D(30) = 400 articles et R = 12 000 €.

  10. 10

    Les deux donnent moins que 12 500 €, et sont symétriques par rapport à 25 €. ✔

  11. 11

    Explication de la troisième question : augmenter le prix rapporte plus par article, mais fait fuir des clients.

    Les deux effets jouent en sens contraire.

  12. 12

    Au-delà de 25 €, la perte de clientèle l'emporte sur le gain unitaire : D(40) = 200 articles seulement, pour une recette de 8 000 €.

  13. 13

    À l'extrême, un prix de 50 € annulerait la demande (D(50) = 0) et donc la recette.

    C'est pourquoi la courbe de recette est une parabole tournée vers le bas.

Réponse : R(p) = 1 000p - 20p² · recette maximale de 12 500 € pour un prix de 25 € et 500 articles vendus · au-delà, la baisse de la demande l'emporte sur la hausse du prix unitaire.

Rappel de cours : Recette = prix × quantité. Quand la quantité dépend du prix, la recette devient un trinôme du second degré en p.

Erreur fréquente : Croire que le prix le plus élevé donne la meilleure recette. À 50 €, la recette est nulle : personne n'achète.

16

Exercice 16 — Production limitée par la capacité

Type bac / défi

L'atelier ne peut pas produire plus de 25 articles par jour.

Le bénéfice reste B(q) = -5q² + 300q - 4 000, désormais étudié sur [0 ;25].

  1. 1.Quel est le bénéfice maximal réalisable ?
  2. 2.Compare avec l'optimum théorique et calcule le manque à gagner.
  3. 3.L'entreprise envisage un investissement permettant de porter la capacité à 30 articles. Quel gain quotidien peut-elle en espérer ?
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    Le sommet de la parabole se situe en q = 30, mais cette quantité est désormais HORS de l'intervalle autorisé [0 ;25].

  2. 2

    Il faut donc raisonner sur les variations : B est croissante sur [0 ;30], donc en particulier sur tout [0 ;25].

  3. 3

    Une fonction croissante atteint son maximum à la BORNE DROITE de l'intervalle : ici en q = 25.

  4. 4

    B(25) = -5 × 625 + 300 × 25 - 4 000 = -3 125 + 7 500 - 4 000 = 375 €.

  5. 5

    Le bénéfice maximal réalisable est donc de 375 € par jour, avec 25 articles.

  6. 6

    Vérification par la forme canonique : B(25) = -5 × (25-30)² + 500 = -5 × 25 + 500 = 375 €. ✔

  7. 7

    Comparaison avec l'optimum théorique : sans contrainte, l'entreprise réaliserait 500 € avec 30 articles.

  8. 8

    Manque à gagner : 500 - 375 = 125 € par jour.

  9. 9

    Réponse à la troisième question : porter la capacité de 25 à 30 articles permettrait précisément de récupérer ces 125 € par jour.

  10. 10

    Sur une année de 250 jours ouvrés, cela représente 125 × 250 = 31 250 € — c'est ce montant qu'il faut comparer au coût de l'investissement pour décider.

  11. 11

    Point de méthode essentiel, et régulièrement évalué : sur un intervalle FERMÉ, l'extremum peut se situer à une BORNE et non au sommet.

    On vérifie toujours si le sommet appartient à l'intervalle avant de conclure.

  12. 12

    Remarque : investir au-delà de 30 articles n'apporterait rien, puisque le bénéfice diminue ensuite.

    La capacité optimale est exactement 30.

Réponse : Maximum de 375 € atteint à la borne q = 25 · manque à gagner de 125 € par jour face à l'optimum de 500 € · l'investissement peut rapporter 125 € par jour, soit 31 250 € sur 250 jours ouvrés.

Rappel de cours : Sur un intervalle fermé, comparer la valeur au sommet ET aux bornes. Si le sommet est hors de l'intervalle, l'extremum est forcément à une borne.

Erreur fréquente : Répondre 500 € sans vérifier que q = 30 est autorisé. La contrainte de capacité change complètement la réponse.

17

Exercice 17 — Minimiser le coût moyen unitaire

Type bac / défi

On reprend le coût moyen unitaire CM(q) = 5q + 100 + (4 000)/q, représenté ci-dessous.

On cherche la production qui le rend minimal.

  1. 1.Complète le tableau de valeurs pour q = 20, 25, 28, 30 et 40, arrondi au centime.
  2. 2.Détermine la production entière qui minimise le coût moyen.
  3. 3.Cette production coïncide-t-elle avec celle qui maximise le bénéfice ?
1520253035404550360400440480520560q (articles)CM(q) en €≈ 383 €
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    On calcule chaque valeur en remplaçant q, sans oublier le terme en (4 000)/q.

  2. 2

    CM(20) = 100 + 100 + 200 = 400 €.

  3. 3

    CM(25) = 125 + 100 + 160 = 385 €.

  4. 4

    CM(28) = 140 + 100 + (4 000)/28 ≈ 140 + 100 + 142,86 ≈ 382,86 €.

  5. 5

    CM(30) = 150 + 100 + (4 000)/30 ≈ 150 + 100 + 133,33 ≈ 383,33 €.

  6. 6

    CM(40) = 200 + 100 + 100 = 400 €.

  7. 7

    La courbe descend, atteint un creux, puis remonte : le minimum se situe entre 25 et 30.

  8. 8

    On affine autour de 28 : CM(29) = 145 + 100 + (4 000)/29 ≈ 145 + 100 + 137,93 ≈ 382,93 €.

  9. 9

    Comme CM(28) ≈ 382,86 < CM(29) ≈ 382,93 < CM(30) ≈ 383,33, la production entière qui minimise le coût moyen est q = 28 articles.

  10. 10

    Le coût moyen y vaut environ 382,86 € par article.

  11. 11

    On procède ici par tableau de valeurs parce que le minimum ne tombe pas sur une valeur ronde : la dérivation, qui donnerait la valeur exacte, est l'objet du chapitre suivant.

  12. 12

    Réponse à la dernière question : NON, les deux optima sont différents.

    Le bénéfice est maximal pour 30 articles, le coût moyen est minimal pour 28.

  13. 13

    C'est un point important de gestion : minimiser le coût de production ne revient pas à maximiser le profit.

    La première question ne regarde que les dépenses, la seconde tient compte aussi de la recette.

  14. 14

    Vérification chiffrée : à 28 articles, B(28) = -5 × 784 + 8 400 - 4 000 = 480 €, contre 500 € à 30 articles.

    Le coût moyen y est plus bas, mais l'entreprise gagne moins.

Réponse : CM(20) = 400 ; CM(25) = 385 ; CM(28) ≈ 382,86 ; CM(30) ≈ 383,33 ; CM(40) = 400 € · minimum pour 28 articles · l'optimum de bénéfice est différent (30 articles) : coût minimal et profit maximal ne coïncident pas.

Rappel de cours : Un minimum qui ne tombe pas sur une valeur ronde se cherche par TABLEAU DE VALEURS, en encadrant : on teste de part et d'autre pour prouver que c'est bien le plus petit.

Erreur fréquente : Supposer que produire au coût moyen le plus bas maximise le bénéfice. Ce sont deux objectifs distincts, et ici ils diffèrent de deux articles.

18

Exercice 18 — Répartir un travail entre plusieurs personnes

Type bac / défi

Un chantier représente 3 600 heures de travail.

Si n personnes y participent à parts égales, chacune effectue t(n) = (3 600)/n heures.

  1. 1.Calcule t(10), t(24) et t(45).
  2. 2.Combien faut-il de personnes pour que chacune travaille au plus 80 heures ?
  3. 3.En doublant l'effectif, divise-t-on le temps par deux ? Justifie.
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    t(10) = (3 600)/10 = 360 heures par personne.

  2. 2

    t(24) = (3 600)/24 = 150 heures par personne.

  3. 3

    t(45) = (3 600)/45 = 80 heures par personne.

  4. 4

    Pour la deuxième question, on résout (3 600)/n ≤ 80.

  5. 5

    Comme n > 0, on peut multiplier les deux membres par n sans changer le sens : 3 600 ≤ 80n.

  6. 6

    On divise par 80 : n ≥ (3 600)/80 = 45.

  7. 7

    Il faut donc au moins 45 personnes, ce que confirme le calcul de t(45) = 80 heures exactement. ✔

  8. 8

    Attention au sens de l'inégalité : ici, plus il y a de personnes, MOINS chacune travaille.

    Un temps « au plus 80 heures » correspond donc à un effectif « au moins 45 ».

  9. 9

    C'est le comportement caractéristique de la fonction inverse : elle est décroissante, donc elle renverse les comparaisons.

  10. 10

    Troisième question : oui, doubler l'effectif divise bien le temps par deux, et c'est une propriété générale de la fonction inverse.

  11. 11

    Justification : t(2n) = (3 600)/2n = 1/2 × (3 600)/n = t(n)/2.

  12. 12

    Vérification numérique : t(10) = 360 heures et t(20) = 180 heures, soit bien la moitié. ✔

  13. 13

    Nuance à apporter, et c'est ce qu'on attend d'un raisonnement de gestion : ce modèle suppose que le travail se divise parfaitement et que les personnes n'ont pas besoin de se coordonner.

    En pratique, doubler une équipe ne divise jamais exactement le délai par deux.

Réponse : t(10) = 360 h, t(24) = 150 h, t(45) = 80 h · il faut au moins 45 personnes · doubler l'effectif divise bien le temps par deux, car t(2n) = t(n)/2 — mais le modèle ignore les temps de coordination.

Rappel de cours : La fonction inverse est DÉCROISSANTE : elle renverse les comparaisons. « Au plus » sur le temps devient « au moins » sur l'effectif.

Erreur fréquente : Conclure n ≤ 45 en gardant le sens de l'inégalité. Avec 10 personnes, chacune ferait 360 heures : la condition n'est pas remplie.

19

Exercice 19 — Comparer deux structures de coûts

Type bac / défi

L'entreprise peut sous-traiter sa production.

Le coût devient alors C₂(q) = 250q + 1 000 euros, contre C₁(q) = 5q² + 100q + 4 000 en interne.

  1. 1.Compare les deux coûts pour q = 10 et q = 30.
  2. 2.Détermine les quantités pour lesquelles la sous-traitance est moins chère.
  3. 3.Que conseiller à l'entreprise, sachant que sa capacité maximale est de 30 articles ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Pour q = 10 : C₁(10) = 500 + 1 000 + 4 000 = 5 500 € et C₂(10) = 2 500 + 1 000 = 3 500 €.

  2. 2

    La sous-traitance est moins chère de 2 000 € : normal, elle évite les lourdes charges fixes de 4 000 €.

  3. 3

    Pour q = 30 : C₁(30) = 4 500 + 3 000 + 4 000 = 11 500 € et C₂(30) = 7 500 + 1 000 = 8 500 €.

  4. 4

    La sous-traitance reste moins chère, de 3 000 € cette fois.

  5. 5

    Pour trancher en général, on résout C₂(q) < C₁(q), soit 250q + 1 000 < 5q² + 100q + 4 000.

  6. 6

    On ramène tout d'un même côté : 0 < 5q² + 100q + 4 000 - 250q - 1 000, soit 5q² - 150q + 3 000 > 0.

  7. 7

    On divise par 5, nombre positif, donc sans changer le sens : q² - 30q + 600 > 0.

  8. 8

    Δ = 900 - 2 400 = -1 500.

  9. 9

    Le discriminant est NÉGATIF : le trinôme n'a aucune racine, donc il ne change jamais de signe.

  10. 10

    Il garde donc le signe de son coefficient dominant a = 1 > 0 : il est strictement positif pour toute valeur de q.

  11. 11

    Conclusion : la sous-traitance est TOUJOURS moins chère, quelle que soit la quantité produite.

    Il n'y a pas de seuil de bascule.

  12. 12

    Vérification en un point supplémentaire, q = 50 : C₁ = 12 500 + 5 000 + 4 000 = 21 500 € contre C₂ = 13 500 €. ✔

  13. 13

    Conseil à l'entreprise : sur toute sa plage de production, la sous-traitance coûte moins cher.

    Avec le prix de vente de 400 €, elle dégagerait un bénéfice de 400q - 250q - 1 000 = 150q - 1 000, soit 3 500 € pour 30 articles — bien plus que les 500 € en interne.

  14. 14

    Réserve à formuler tout de même : le calcul ne porte que sur les coûts.

    La décision réelle doit aussi peser la maîtrise de la qualité, la dépendance au sous-traitant et le sort des salariés concernés.

Réponse : À q = 10 : 5 500 € contre 3 500 € ; à q = 30 : 11 500 € contre 8 500 € · q² - 30q + 600 > 0 avec Δ = -1 500 < 0, donc la sous-traitance est toujours moins chère · elle porterait le bénéfice à 3 500 € pour 30 articles, sous réserve des enjeux non chiffrés.

Rappel de cours : Un trinôme de discriminant négatif garde le signe de a sur ℝ : c'est l'argument qui prouve qu'une comparaison ne s'inverse jamais.

Erreur fréquente : Conclure « Δ < 0 donc on ne peut pas répondre ». C'est au contraire l'information la plus forte : aucun changement de signe n'est possible.

20

Exercice 20 — Synthèse : pilotage complet d'une production

Type bac / défi

On reprend le modèle complet : recette R(q) = 400q, coût C(q) = 5q² + 100q + 4 000, bénéfice B(q) = -5q² + 300q - 4 000, coût moyen CM(q) = 5q + 100 + (4 000)/q.

  1. 1.Rappelle le seuil de rentabilité, la production optimale et le bénéfice maximal.
  2. 2.Calcule le coût moyen unitaire à la production optimale, et compare-le au prix de vente.
  3. 3.Vérifie la cohérence entre la marge unitaire et le bénéfice total.
  4. 4.Le dirigeant veut « produire au maximum pour gagner plus ». Que lui répondre ?
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    Seuil de rentabilité : racines de B, soit q = 20 articles ; l'entreprise repasse en perte au-delà de 40.

  2. 2

    Production optimale : sommet de la parabole, q = 30 articles, pour un bénéfice maximal de 500 €.

  3. 3

    Coût moyen à l'optimum : CM(30) = 150 + 100 + (4 000)/30 ≈ 383,33 € par article.

  4. 4

    Le prix de vente étant de 400 €, chaque article laisse une marge unitaire de 400 - 383,33 ≈ 16,67 €.

  5. 5

    Vérification de la cohérence : 30 articles à 16,67 € de marge donnent 30 × 16,67 ≈ 500 €.

  6. 6

    C'est exactement le bénéfice maximal calculé par ailleurs. ✔ Les deux approches — globale et unitaire — se recoupent parfaitement.

  7. 7

    Ce contrôle est précieux en gestion : si marge unitaire × quantité ne redonne pas le bénéfice total, c'est qu'un calcul est faux.

  8. 8

    Calcul exact pour être rigoureux : CM(30) = C(30)/30 = (11 500)/30 = (1 150)/3 €, et la marge vaut 400 - (1 150)/3 = (1 200 - 1 150)/3 = 50/3 €.

  9. 9

    Multipliée par 30 : 30 × 50/3 = 500 € exactement. ✔

  10. 10

    Réponse au dirigeant : produire au maximum ne fait pas gagner plus.

    Au-delà de 30 articles, le bénéfice DIMINUE, et il devient même négatif au-delà de 40.

  11. 11

    On peut le lui montrer avec deux chiffres : à 30 articles il gagne 500 €, à 45 articles il perd 625 € — alors que la recette, elle, a bien augmenté (18 000 € contre 12 000 €).

  12. 12

    C'est là toute l'utilité du modèle : la recette croît sans limite, mais le coût croît PLUS VITE, parce qu'il comporte un terme en q² (heures supplémentaires, matières plus chères, stockage).

  13. 13

    Conseil final : viser 30 articles, ne jamais descendre sous 20 ni dépasser 40.

    Et si le dirigeant veut réellement gagner plus, ce n'est pas le volume qu'il faut augmenter, mais le prix de vente ou la structure de coûts — comme le montrait l'exercice sur la sous-traitance.

Réponse : Seuil à 20 articles, optimum à 30 pour 500 € · CM(30) ≈ 383,33 €, soit une marge unitaire d'environ 16,67 € · 30 × 50/3 = 500 € ✔ · produire au maximum est une mauvaise idée : à 45 articles l'entreprise perd 625 €.

Rappel de cours : Contrôle de cohérence à faire systématiquement : marge unitaire × quantité = bénéfice total.

Erreur fréquente : Assimiler « plus de recette » à « plus de bénéfice ». La recette augmente avec la quantité, le bénéfice non.

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