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Exercices corrigés : Information chiffrée et évolutions — Première STMG

Besoin de revoir la leçon avant de te lancer ? Cours et fiche de révision : Information chiffrée et évolutions

Niveau
Première STMG
Chapitre
Information chiffrée et évolutions
Nombre d'exercices
20 exercices corrigés
Difficulté
Application directe à type bac

En gestion, presque tout se lit en pourcentages : une part de marché, une marge, une hausse de chiffre d'affaires, un taux de TVA. Encore faut-il savoir de quoi le pourcentage est un pourcentage — c'est là que se jouent la plupart des erreurs, et la plupart des points au bac. Ces 20 exercices partent des proportions et du coefficient multiplicateur, puis installent les quatre situations qui reviennent dans tous les sujets : évolutions successives, évolution réciproque, taux moyen annuel et indices base 100. Tous les énoncés sont des situations d'entreprise, avec les pièges du métier : une part de marché qui baisse alors que les ventes augmentent, des soldes successives qui ne s'additionnent pas, et la différence entre un point de pourcentage et un pourcentage.

Cherche d'abord par toi-même, puis clique sur « Voir la correction » : chaque étape est détaillée avec rappels de cours et erreurs fréquentes à éviter.

1

Exercice 1 — Calculer une proportion

Application directe

Une entreprise compte 340 salariés, dont 187 femmes.

  1. 1.Calcule la proportion de femmes dans l'entreprise, en pourcentage.
  2. 2.L'entreprise annonce que 25 % de ses salariés travaillent à temps partiel. Combien cela représente-t-il de personnes ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Une proportion se calcule toujours de la même façon : p = (effectif de la partie)/(effectif total).

  2. 2

    Ici la partie, ce sont les femmes (187), et le total, l'ensemble des salariés (340).

  3. 3

    p = 187/340 = 0,55.

  4. 4

    Pour convertir en pourcentage, on multiplie par 100 : 0,55 × 100 = 55 %.

  5. 5

    Il y a donc 55 % de femmes dans l'entreprise.

  6. 6

    Contrôle de vraisemblance : 187 est un peu plus que la moitié de 340 (qui vaut 170), donc la proportion doit être un peu supérieure à 50 %. ✔

  7. 7

    Pour la seconde question, on fait le chemin inverse : on connaît la proportion et le total, on cherche la partie.

  8. 8

    partie = p × total = 0,25 × 340.

  9. 9

    0,25 × 340 = 85 salariés travaillent à temps partiel.

  10. 10

    Vérification : 85 est bien le quart de 340, puisque 340 ÷ 4 = 85. ✔

  11. 11

    Point de méthode à retenir pour tout le chapitre : un pourcentage n'a de sens que rapporté à un TOTAL.

    Toujours identifier ce total avant de calculer — c'est lui qui change dans presque tous les pièges.

Réponse : 55 % de femmes · 85 salariés à temps partiel.

Rappel de cours : Proportion p = partie/total · partie = p × total. Le résultat en pourcentage s'obtient en multipliant par 100.

Erreur fréquente : Diviser par la partie au lieu du total. 340/187 ≈ 1,82 ne peut pas être une proportion : une proportion est toujours comprise entre 0 et 1.

2

Exercice 2 — Retrouver un total

Application directe

Le rayon « informatique » d'un magasin réalise 42 000 € de chiffre d'affaires, ce qui représente 15 % du chiffre d'affaires total du magasin.

Calcule ce chiffre d'affaires total.

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Correction détaillée

  1. 1

    On connaît la partie (42 000 €) et la proportion (15 %), on cherche le total.

  2. 2

    De la relation partie = p × total, on tire total = partie/p.

  3. 3

    On convertit d'abord le pourcentage en nombre décimal : 15 % = 0,15.

  4. 4

    total = (42 000)/0,15.

  5. 5

    Pour calculer sans hésiter, on multiplie numérateur et dénominateur par 100 : (4 200 000)/15.

  6. 6

    4 200 000 ÷ 15 = 280 000.

  7. 7

    Le chiffre d'affaires total du magasin est donc de 280 000 €.

  8. 8

    Vérification : 0,15 × 280 000 = 42 000 €. ✔

  9. 9

    Contrôle de vraisemblance : le rayon informatique ne représente qu'une petite part du magasin, donc le total doit être BEAUCOUP plus grand que 42 000 €.

    Un résultat plus petit que 42 000 signalerait une division inversée.

  10. 10

    Erreur classique : multiplier par 0,15 au lieu de diviser.

    On obtiendrait 6 300 €, soit un total inférieur à l'une de ses parties — impossible.

Réponse : Le chiffre d'affaires total est de 280 000 €.

Rappel de cours : Pour remonter au total, on DIVISE la partie par la proportion. Le total est toujours plus grand que chacune de ses parties : c'est le contrôle immédiat.

Erreur fréquente : Diviser par 15 au lieu de 0,15. On trouverait 2 800 €, cent fois trop petit — il faut convertir le pourcentage avant de diviser.

3

Exercice 3 — Taux d'évolution d'un chiffre d'affaires

Application directe

Le chiffre d'affaires d'une entreprise passe de 125 000 € à 137 500 € d'une année sur l'autre.

Calcule le taux d'évolution.

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Correction détaillée

  1. 1

    Le taux d'évolution mesure la variation RELATIVE : de combien la grandeur a varié, rapporté à ce qu'elle valait au départ.

  2. 2

    Formule : t = (V_arrivée - V_départ)/V_départ.

  3. 3

    Le dénominateur est toujours la valeur de DÉPART.

    C'est ce qui rend la comparaison possible entre deux entreprises de tailles différentes.

  4. 4

    Variation absolue : 137 500 - 125 000 = 12 500 €.

  5. 5

    Taux : t = (12 500)/(125 000) = 0,1.

  6. 6

    Soit une hausse de 10 % du chiffre d'affaires.

  7. 7

    Vérification : 125 000 × 1,1 = 137 500 €. ✔

  8. 8

    Contrôle de vraisemblance : 12 500 €, c'est exactement le dixième de 125 000 €, donc 10 %. ✔

  9. 9

    Attention à ne pas confondre les deux informations : la variation ABSOLUE vaut 12 500 € (elle s'exprime en euros), le taux d'évolution vaut 10 % (il n'a pas d'unité).

  10. 10

    En gestion, c'est le taux qu'on communique : une hausse de 12 500 € n'a pas le même sens pour une entreprise à 125 000 € de CA que pour une autre à 5 millions.

Réponse : Le chiffre d'affaires a augmenté de 10 %.

Rappel de cours : t = (V_A - V_D)/V_D : le dénominateur est la valeur de départ, jamais celle d'arrivée.

Erreur fréquente : Diviser par 137 500. On obtiendrait 9,09 % — une valeur crédible en apparence, donc difficile à repérer sans vérification.

4

Exercice 4 — Taux et coefficient multiplicateur

Application directe

Complète le tableau dans les deux sens : donne le coefficient multiplicateur associé à +12 %, à -8 % et à +150 % ; puis le taux d'évolution associé aux coefficients 0,55 et 1,025.

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Correction détaillée

  1. 1

    Le coefficient multiplicateur (CM) est le nombre par lequel on multiplie la valeur de départ pour obtenir la valeur d'arrivée.

    C'est l'outil central de tout le chapitre.

  2. 2

    Du taux vers le coefficient : CM = 1 + t/100, avec t SIGNÉ.

  3. 3

    +12 % : CM = 1 + 0,12 = 1,12.

  4. 4

    -8 % : CM = 1 - 0,08 = 0,92.

    On peut aussi le lire directement : après une baisse de 8 %, il reste 92 % de la valeur.

  5. 5

    +150 % : CM = 1 + 1,5 = 2,5.

    La grandeur est multipliée par 2,5, c'est-à-dire qu'elle fait deux fois et demie sa valeur de départ.

  6. 6

    Du coefficient vers le taux : t = (CM - 1) × 100.

  7. 7

    CM = 0,55 : t = (0,55 - 1) × 100 = -45, soit une baisse de 45 %.

  8. 8

    CM = 1,025 : t = 0,025 × 100 = 2,5, soit une hausse de 2,5 %.

  9. 9

    Repère pour se relire : un CM supérieur à 1 traduit une hausse, un CM entre 0 et 1 une baisse.

    Un CM négatif n'existe pas.

  10. 10

    Attention aux taux décimaux : +2,5 % donne 1,025, pas 1,25 — cette dernière valeur correspondrait à +25 %, dix fois plus.

Réponse : +12 % → 1,12 · -8 % → 0,92 · +150 % → 2,5 · 0,55 → -45 % · 1,025 → +2,5 %.

Rappel de cours : CM = 1 + t/100 et t = (CM-1)× 100. Hausse → CM > 1 · baisse → 0 < CM < 1.

Erreur fréquente : Écrire 1,25 pour +2,5 %. On divise le taux par 100, jamais par 10.

5

Exercice 5 — Prix HT, TVA et soldes

Application directe

Un article est vendu 45 € hors taxes.

La TVA applicable est de 20 %.

  1. 1.Calcule le prix TTC.
  2. 2.Le magasin applique ensuite une remise de 15 % sur le prix TTC. Quel est le prix payé par le client ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Ajouter la TVA, c'est appliquer une hausse de 20 % au prix hors taxes.

  2. 2

    Coefficient multiplicateur : CM = 1 + 0,20 = 1,20.

  3. 3

    Prix TTC : 45 × 1,20 = 54 €.

  4. 4

    Vérification : la TVA vaut 45 × 0,20 = 9 €, et 45 + 9 = 54 €. ✔

  5. 5

    Pour la remise, on applique une baisse de 15 % au prix TTC, donc un coefficient de 0,85.

  6. 6

    Prix payé : 54 × 0,85.

  7. 7

    54 × 0,85 = 54 - 54 × 0,15 = 54 - 8,10 = 45,90 €.

  8. 8

    Le client paie donc 45,90 €.

  9. 9

    Remarque instructive : le client paie 45,90 € alors que le prix hors taxes était de 45 € — les deux montants sont proches, mais ce n'est PAS une coïncidence à interpréter comme « la remise annule la TVA ».

  10. 10

    En effet, 1,20 × 0,85 = 1,02, soit une hausse globale de 2 % par rapport au prix HT.

    Pour annuler exactement la TVA, il aurait fallu une remise de 16,67 %.

  11. 11

    Attention à l'ordre des calculs : la remise porte sur le prix TTC, comme l'indique l'énoncé.

    C'est d'ailleurs sans conséquence ici, puisque 1,20 × 0,85 = 0,85 × 1,20 — la multiplication est commutative.

Réponse : Prix TTC : 54 € · prix payé après remise : 45,90 €.

Rappel de cours : TVA à 20 % : TTC = HT × 1,20, et HT = TTC/1,20.

Erreur fréquente : Retrancher 20 % au prix TTC pour retrouver le prix HT. 54 × 0,8 = 43,20 € et non 45 € : il faut DIVISER par 1,20.

6

Exercice 6 — Proportion d'une proportion

À maîtriser

Dans la clientèle d'une enseigne, 60 % des clients sont des femmes.

Parmi ces clientes, 35 % commandent en ligne.

  1. 1.Quelle proportion de la clientèle totale représentent les femmes qui commandent en ligne ?
  2. 2.Sur 2 500 clients, combien cela fait-il de personnes ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Attention au piège de lecture : les 35 % ne portent PAS sur la clientèle totale, mais uniquement sur les femmes.

    Le mot « parmi » l'indique.

  2. 2

    Pour obtenir la proportion d'une sous-population dans le total, on MULTIPLIE les deux proportions.

  3. 3

    p = 0,60 × 0,35 = 0,21, soit 21 % de la clientèle totale.

  4. 4

    On ne les additionne surtout pas : 60 + 35 = 95 % n'a aucun sens ici, puisque ces deux pourcentages ne se rapportent pas au même ensemble.

  5. 5

    Vérification par le raisonnement sur 100 clients : 60 sont des femmes, et 35 % de ces 60 font 0,35 × 60 = 21 clientes.

    Soit bien 21 sur 100. ✔

  6. 6

    Pour la seconde question, on applique cette proportion à l'effectif réel.

  7. 7

    0,21 × 2 500 = 525 personnes.

  8. 8

    Vérification en deux étapes : 0,60 × 2 500 = 1 500 clientes, puis 0,35 × 1 500 = 525. ✔ Les deux chemins concordent.

  9. 9

    Contrôle de vraisemblance : 525 doit être inférieur au nombre de femmes (1 500) et représenter environ un cinquième de la clientèle totale. ✔

  10. 10

    Cette règle de multiplication est la base des arbres de probabilités qu'on verra plus tard dans l'année : c'est exactement le même mécanisme.

Réponse : 0,60 × 0,35 = 0,21, soit 21 % de la clientèle · 525 personnes sur 2 500.

Rappel de cours : Proportion d'une sous-population : on MULTIPLIE les proportions. Le mot « parmi » (ou « sur les… ») signale qu'on change de population de référence.

Erreur fréquente : Additionner les deux pourcentages, ou appliquer les 35 % au total. Cela donnerait 875 personnes, soit plus que le nombre de femmes concernées.

7

Exercice 7 — Évolution réciproque

À maîtriser

Un fournisseur augmente ses tarifs de 25 %.

Quelle baisse, en pourcentage, faudrait-il négocier pour revenir exactement au tarif d'avant ?

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  1. 1

    « Revenir au tarif d'avant » signifie que le coefficient global vaut exactement 1.

  2. 2

    On cherche donc le coefficient CM₂ tel que CM₁ × CM₂ = 1, c'est-à-dire l'INVERSE du premier.

  3. 3

    Coefficient de la hausse : CM₁ = 1,25.

  4. 4

    Coefficient recherché : CM₂ = 1/1,25 = 100/125 = 0,8.

  5. 5

    Taux correspondant : t = (0,8 - 1) × 100 = -20, soit une baisse de 20 %.

  6. 6

    Il faut donc négocier -20 %, et non -25 %.

  7. 7

    Vérification sur un tarif de 200 € : après la hausse, 250 € ; après une baisse de 20 %, 250 × 0,8 = 200 €.

    On est bien revenu au départ. ✔

  8. 8

    Pourquoi la baisse est-elle plus faible que la hausse ?

    Parce qu'elle s'applique à une base plus GRANDE : 20 % de 250 €, c'est 50 €, exactement ce qu'avait ajouté la hausse.

  9. 9

    Erreur à ne pas commettre : appliquer -25 %.

    On obtiendrait 1,25 × 0,75 = 0,9375, soit une baisse globale de 6,25 % — le tarif finirait sous celui de départ.

  10. 10

    Règle générale à retenir : l'évolution réciproque d'une hausse est toujours une baisse de taux INFÉRIEUR, et réciproquement.

Réponse : Une baisse de 20 % (coefficient 1/1,25 = 0,8).

Rappel de cours : Évolution réciproque : CM' = 1/CM. Le taux réciproque n'est jamais l'opposé du taux initial.

Erreur fréquente : Répondre -25 % par symétrie. Les taux ne se compensent pas, seuls les coefficients s'annulent en se multipliant.

8

Exercice 8 — Deux évolutions successives

À maîtriser

Le chiffre d'affaires d'un commerce baisse de 10 % en 2023, puis augmente de 10 % en 2024.

Le gérant affirme avoir « retrouvé son niveau de départ ».

A-t-il raison ?

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Correction détaillée

  1. 1

    Deux évolutions successives ne s'additionnent pas : on multiplie leurs coefficients, car la seconde s'applique à une valeur déjà modifiée.

  2. 2

    Coefficient de la baisse : 0,90.

    Coefficient de la hausse : 1,10.

  3. 3

    Coefficient global : CM = 0,90 × 1,10 = 0,99.

  4. 4

    Taux global : t = (0,99 - 1) × 100 = -1, soit une BAISSE de 1 %.

  5. 5

    Le gérant a donc tort : son chiffre d'affaires est inférieur de 1 % à celui de 2022.

  6. 6

    Illustration sur 200 000 € : après la baisse, 180 000 € ; après la hausse, 180 000 × 1,10 = 198 000 €.

    Il manque bien 2 000 €. ✔

  7. 7

    Explication : la baisse de 10 % porte sur 200 000 € (soit -20 000 €), tandis que la hausse de 10 % porte sur 180 000 € (soit +18 000 €).

    Les bases diffèrent, donc les montants aussi.

  8. 8

    L'ordre n'y change rien : 1,10 × 0,90 = 0,99 également.

    Une hausse suivie d'une baisse de même taux donne le même résultat.

  9. 9

    Généralisation utile : appliquer +t puis -t donne toujours un coefficient inférieur à 1.

    On y perd toujours, quel que soit le taux.

  10. 10

    Avec des taux plus grands, l'effet devient spectaculaire : +50 % puis -50 % donne 1,5 × 0,5 = 0,75, soit une perte de 25 %.

Réponse : Non : 0,90 × 1,10 = 0,99, soit une baisse globale de 1 %.

Rappel de cours : CM_global = CM₁ × CM₂. On multiplie les coefficients, jamais on n'additionne les taux.

Erreur fréquente : Conclure « -10 puis +10, ça s'annule ». C'est l'erreur que l'exercice cherche à faire commettre, et elle tombe très régulièrement au bac.

9

Exercice 9 — Point de pourcentage ou pourcentage ?

À maîtriser

La part de marché d'une entreprise passe de 12,5 % à 14 % en un an.

Exprime cette évolution de deux façons, puis dis laquelle le service commercial a intérêt à communiquer.

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Correction détaillée

  1. 1

    Ces deux formulations décrivent la même réalité, mais ne se calculent pas de la même manière — et ne donnent pas le même nombre.

  2. 2

    Le POINT de pourcentage mesure l'écart absolu entre deux pourcentages.

    C'est une simple soustraction.

  3. 3

    14 - 12,5 = 1,5.

    La part de marché a augmenté de 1,5 POINT.

  4. 4

    Le POURCENTAGE D'ÉVOLUTION mesure la variation relative de cette part, rapportée à sa valeur de départ.

  5. 5

    t = (14 - 12,5)/12,5 = 1,5/12,5 = 0,12, soit une hausse de 12 %.

  6. 6

    La part de marché a donc gagné 1,5 point, ce qui représente une progression de 12 %.

  7. 7

    Vérification : 12,5 × 1,12 = 14. ✔

  8. 8

    Le service commercial communiquera évidemment sur les 12 % : le chiffre est bien plus spectaculaire que « 1,5 point », alors que les deux sont exacts.

  9. 9

    C'est précisément pour cela qu'il faut savoir lire les deux : en gestion comme dans la presse, le choix de la formulation est un choix de communication.

  10. 10

    Règle de vocabulaire : quand la grandeur qui évolue est ELLE-MÊME un pourcentage (part de marché, taux de chômage, taux de marge), on parle de POINTS pour l'écart absolu et de POURCENTAGE pour l'écart relatif.

Réponse : +1,5 point de pourcentage, ce qui correspond à une hausse de 12 % de la part de marché. Le service commercial communiquera sur les 12 %.

Rappel de cours : Écart entre deux pourcentages → POINTS · évolution relative de ce pourcentage → POURCENTAGE. Les deux sont justes, ils ne mesurent pas la même chose.

Erreur fréquente : Écrire « la part de marché a augmenté de 1,5 % ». Ce serait 12,5 × 1,015 = 12,69 %, très loin des 14 % annoncés.

10

Exercice 10 — Indices base 100

À maîtriser

Le chiffre d'affaires d'une société vaut 250 000 € en 2023, année choisie comme base 100, et 275 000 € en 2024.

  1. 1.Calcule l'indice du chiffre d'affaires en 2024.
  2. 2.En 2025, l'indice vaut 121. Quel est le chiffre d'affaires correspondant ?
  3. 3.Quel est le taux d'évolution entre 2024 et 2025 ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Un indice base 100 est un coefficient multiplicateur exprimé en base 100 plutôt qu'en base 1.

    Il permet de comparer d'un coup d'œil des grandeurs d'ordres différents.

  2. 2

    Formule : I = V/V_base × 100.

  3. 3

    Indice 2024 : I₂₀₂₄ = (275 000)/(250 000) × 100 = 1,1 × 100 = 110.

  4. 4

    Lecture immédiate : un indice de 110 signifie +10 % par rapport à l'année de base.

    C'est tout l'intérêt de cette écriture.

  5. 5

    Pour 2025, on fait le chemin inverse : V = I/100 × V_base = 1,21 × 250 000.

  6. 6

    1,21 × 250 000 = 302 500 €.

  7. 7

    Pour l'évolution 2024 → 2025, attention : les deux indices sont calculés par rapport à 2023, pas l'un par rapport à l'autre.

  8. 8

    On ne peut donc PAS écrire 121 - 110 = 11 %.

    Il faut passer par le rapport des indices.

  9. 9

    CM = I₂₀₂₅/I₂₀₂₄ = 121/110 = 1,1, soit une hausse de 10 %.

  10. 10

    Vérification directe : (302 500)/(275 000) = 1,1. ✔ Les deux méthodes concordent.

  11. 11

    Remarque : le chiffre d'affaires a progressé de 10 % deux années de suite, et l'indice est passé de 100 à 110 puis 121 — soit 1,1² = 1,21.

    Les indices se composent exactement comme les coefficients multiplicateurs.

Réponse : I₂₀₂₄ = 110 · CA 2025 = 302 500 € · évolution 2024→2025 : +10 %.

Rappel de cours : Un indice se lit comme un coefficient × 100. Pour comparer deux années autres que la base, on DIVISE les indices.

Erreur fréquente : Soustraire les indices (121 - 110) et annoncer +11 %. L'écart d'indices ne donne un pourcentage que par rapport à l'année de BASE.

11

Exercice 11 — Trois évolutions successives

Type contrôle

Le chiffre d'affaires d'une PME augmente de 8 % la première année, baisse de 5 % la deuxième, puis augmente de 12 % la troisième.

Calcule le taux d'évolution global sur les trois années, arrondi à 0,01 %.

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Correction détaillée

  1. 1

    La méthode ne change pas avec le nombre d'évolutions : on multiplie tous les coefficients, quel que soit leur sens.

  2. 2

    CM₁ = 1,08 · CM₂ = 0,95 · CM₃ = 1,12.

  3. 3

    Coefficient global : CM = 1,08 × 0,95 × 1,12.

  4. 4

    On procède par étapes pour limiter les erreurs.

    D'abord 1,08 × 0,95 = 1,026.

  5. 5

    Puis 1,026 × 1,12 = 1,026 + 1,026 × 0,12 = 1,026 + 0,12312 = 1,14912.

  6. 6

    Taux global : t = (1,14912 - 1) × 100 = 14,912, soit environ +14,91 %.

  7. 7

    Vérification sur une base de 100 : 100 → 108 → 102,6 → 114,912.

    On retrouve bien +14,91 %. ✔

  8. 8

    Prendre 100 comme valeur de départ fictive est la méthode la plus sûre pour contrôler un enchaînement d'évolutions : le résultat se lit directement en pourcentage.

  9. 9

    Remarque : la somme naïve des taux donnerait 8 - 5 + 12 = 15 %.

    L'écart avec la valeur exacte est ici faible, mais il grandit vite avec l'ampleur des taux.

  10. 10

    Point de rédaction attendu au bac : présenter le calcul du coefficient global AVANT de conclure, et donner le taux avec l'arrondi demandé.

Réponse : CM = 1,08 × 0,95 × 1,12 = 1,14912, soit une hausse globale d'environ 14,91 %.

Rappel de cours : Tester sur une base de 100 permet de vérifier n'importe quel enchaînement d'évolutions en quelques secondes.

Erreur fréquente : Additionner les taux signés (+15 %). Le résultat approché est parfois proche du vrai, ce qui rend l'erreur d'autant plus difficile à repérer.

12

Exercice 12 — Retrouver une évolution manquante

Type contrôle

Sur deux ans, le chiffre d'affaires d'une entreprise a augmenté de 21 %.

La première année, la hausse était de 10 %.

Quelle a été l'évolution la deuxième année ?

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Correction détaillée

  1. 1

    On connaît le coefficient global et l'un des deux coefficients : on retrouve l'autre par division.

  2. 2

    De CM₁ × CM₂ = CM_global, on tire CM₂ = CM_global/CM₁.

  3. 3

    Coefficient global : une hausse de 21 % donne CM = 1,21.

  4. 4

    Coefficient de la première année : CM₁ = 1,10.

  5. 5

    CM₂ = 1,21/1,10.

  6. 6

    Pour calculer sans calculatrice, on multiplie haut et bas par 100 : 121/110 = 1,1.

  7. 7

    Taux de la deuxième année : t = (1,1 - 1) × 100 = 10 %.

  8. 8

    L'entreprise a donc progressé de 10 % la seconde année également.

  9. 9

    Vérification : 1,10 × 1,10 = 1,21. ✔ Deux hausses de 10 % donnent bien +21 %, et non +20 %.

  10. 10

    Ce 1 % supplémentaire, c'est la hausse de 10 % appliquée aux 10 % déjà gagnés la première année.

  11. 11

    Erreur classique : soustraire les taux (21 - 10 = 11 %).

    Les taux ne se soustraient pas plus qu'ils ne s'additionnent ; seuls les coefficients se composent.

Réponse : CM₂ = 1,21/1,10 = 1,1, soit une hausse de 10 % la deuxième année.

Rappel de cours : Coefficient manquant = coefficient global DIVISÉ par le coefficient connu.

Erreur fréquente : Répondre 11 % en soustrayant les taux. La vérification 1,10 × 1,11 = 1,221 ≠ 1,21 démasque l'erreur.

13

Exercice 13 — Taux d'évolution annuel moyen

Type contrôle

L'effectif d'une entreprise passe de 500 à 605 salariés en deux ans.

Calcule le taux d'évolution annuel moyen, c'est-à-dire le taux constant qui, appliqué deux années de suite, produirait la même évolution.

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Correction détaillée

  1. 1

    Coefficient global : CM = 605/500 = 1,21, soit une hausse globale de 21 % sur deux ans.

  2. 2

    On cherche un taux t tel que, appliqué deux fois, il donne ce coefficient global.

  3. 3

    Autrement dit : CM_m × CM_m = 1,21, c'est-à-dire (CM_m)² = 1,21.

  4. 4

    Donc CM_m = √(1,21) = 1,1.

  5. 5

    Taux annuel moyen : t = (1,1 - 1) × 100 = 10 %.

  6. 6

    Vérification : 500 → 550 → 605. ✔ Deux hausses de 10 % mènent bien de 500 à 605.

  7. 7

    Point de méthode essentiel : le taux moyen n'est PAS la moyenne des taux annuels.

    Ici, diviser 21 % par 2 donnerait 10,5 %, ce qui est faux.

  8. 8

    Pourquoi ?

    Parce que les évolutions se composent par multiplication.

    Le taux moyen est une moyenne GÉOMÉTRIQUE, pas arithmétique.

  9. 9

    Test de la valeur erronée : 1,105² = 1,221, soit +22,1 % au lieu de +21 %.

    L'écart confirme que la moyenne arithmétique ne convient pas.

  10. 10

    Cas général, à connaître pour le bac : sur n périodes, CM_m = (CM_global)^(1/n), qu'on obtient à la calculatrice avec la touche de racine n-ième ou l'exposant 1/n.

  11. 11

    Le taux moyen est toujours INFÉRIEUR à la moyenne arithmétique des taux : c'est une conséquence directe de la composition multiplicative.

Réponse : CM = 1,21 et CM_m = √(1,21) = 1,1, soit un taux annuel moyen de +10 %.

Rappel de cours : Taux moyen sur n périodes : CM_m = (CM_global)^(1/n). Sur deux périodes, c'est une racine carrée.

Erreur fréquente : Diviser le taux global par le nombre d'années. C'est l'erreur systématique sur ce type de question, et elle donne toujours un résultat trop élevé.

14

Exercice 14 — Lire un graphique de chiffre d'affaires

Type contrôle

Le graphique donne le chiffre d'affaires mensuel d'un magasin, en euros, de janvier à juin.

  1. 1.Calcule le taux d'évolution du chiffre d'affaires entre janvier et février, puis entre février et mars.
  2. 2.Calcule le taux d'évolution global entre janvier et juin.
  3. 3.Le gérant affirme : « en mai, on a fait notre meilleur mois ». A-t-il raison ?
234568000160002400032000400004800056000mois (1 = janvier)CA (€)40 00048 000
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Correction détaillée

  1. 1

    On lit d'abord les six valeurs : janvier 32 000 €, février 40 000 €, mars 36 000 €, avril 45 000 €, mai 48 000 €, juin 42 000 €.

  2. 2

    Janvier → février : CM = (40 000)/(32 000) = 1,25, soit une hausse de 25 %.

  3. 3

    Février → mars : CM = (36 000)/(40 000) = 0,9, soit une baisse de 10 %.

  4. 4

    Janvier → juin : CM = (42 000)/(32 000) = 1,3125, soit une hausse globale de 31,25 %.

  5. 5

    Vérification par le produit des coefficients mensuels : 1,25 × 0,9 × 1,25 × 1,0667 × 0,875.

  6. 6

    1,25 × 0,9 = 1,125 ; × 1,25 = 1,40625 ; × 1,0667 ≈ 1,5 ; × 0,875 ≈ 1,3125. ✔ On retrouve bien le coefficient global.

  7. 7

    Ce contrôle est le plus sûr : si le produit des coefficients mensuels ne redonne pas le coefficient global, c'est qu'une lecture graphique est fausse.

  8. 8

    Pour la dernière question, on compare simplement les six valeurs : le maximum est bien 48 000 € en mai.

  9. 9

    Le gérant a donc raison sur le montant : mai est le meilleur mois en chiffre d'affaires.

  10. 10

    Mais attention à la nuance : c'est le mois où l'on a le plus VENDU, pas nécessairement celui où l'on a le mieux progressé.

    La plus forte HAUSSE, elle, a eu lieu en février et en avril (+25 % chacun).

  11. 11

    En mai, la progression n'est que de (48 000)/(45 000) = 1,0667, soit environ +6,7 %.

  12. 12

    Distinguer « le plus gros montant » et « la plus forte progression » est exactement ce qu'on attend d'une analyse de gestion : les deux répondent à des questions différentes.

Réponse : +25 % puis -10 % · globalement +31,25 % sur le semestre · le gérant a raison en montant (48 000 €, le maximum), mais la plus forte hausse mensuelle a eu lieu en février et en avril (+25 %).

Rappel de cours : Le coefficient global se lit directement : CM = (valeur finale)/(valeur initiale), sans passer par les étapes intermédiaires.

Erreur fréquente : Additionner les variations lues sur le graphique. Seul le rapport des valeurs extrêmes donne le taux global.

15

Exercice 15 — Taux de marge et taux de marque

Type contrôle

Un commerçant achète un article 80 € hors taxes et le revend 120 € hors taxes.

  1. 1.Calcule la marge commerciale réalisée.
  2. 2.Calcule le taux de marge (marge rapportée au prix d'achat) et le taux de marque (marge rapportée au prix de vente).
  3. 3.Le fournisseur augmente son tarif de 10 %. Quel prix de vente faut-il pratiquer pour conserver le même taux de marge ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Marge commerciale : prix de vente - prix d'achat = 120 - 80 = 40 €.

  2. 2

    Ces deux taux répondent à des questions différentes, et c'est le rapport de référence qui change — exactement comme pour une proportion.

  3. 3

    Taux de MARGE : la marge rapportée au prix d'ACHAT.

    40/80 = 0,5, soit 50 %.

  4. 4

    Taux de MARQUE : la marge rapportée au prix de VENTE.

    40/120 = 0,3333, soit environ 33,33 %.

  5. 5

    Les deux sont exacts et décrivent la même opération : le taux de marge est toujours le plus élevé, puisque le prix d'achat est plus petit que le prix de vente.

  6. 6

    Pour la troisième question, le nouveau prix d'achat vaut 80 × 1,10 = 88 €.

  7. 7

    Conserver le même taux de marge (50 %) signifie que la marge doit rester égale à la moitié du prix d'achat.

  8. 8

    Nouvelle marge : 0,5 × 88 = 44 €.

  9. 9

    Nouveau prix de vente : 88 + 44 = 132 €.

  10. 10

    On peut aller plus vite : conserver le taux de marge revient à multiplier le prix de vente par le même coefficient que le prix d'achat, soit 120 × 1,10 = 132 €. ✔

  11. 11

    Vérification du taux : (132 - 88)/88 = 44/88 = 0,5, soit bien 50 %. ✔

  12. 12

    Remarque de gestion : le taux de marque, lui, est également conservé (44/132 = 33,33 %) — quand les deux prix évoluent du même coefficient, tous les rapports restent identiques.

Réponse : Marge = 40 € · taux de marge 50 %, taux de marque ≈ 33,33 % · nouveau prix de vente = 132 €.

Rappel de cours : Taux de marge = marge/(prix d'achat) · taux de marque = marge/(prix de vente). Même marge, deux références différentes.

Erreur fréquente : Confondre les deux taux. Annoncer « 50 % de marque » surestime nettement la rentabilité affichée : le taux de marque correct est 33,33 %.

16

Exercice 16 — Soldes successives sur un prix TTC

Type bac / défi

Un article coûte 250 € hors taxes, avec une TVA de 20 %.

Lors des soldes, il subit une première démarque de 30 %, puis une seconde de 20 % supplémentaires.

  1. 1.Calcule le prix TTC avant soldes, puis le prix payé après les deux démarques.
  2. 2.Quel est le taux de réduction global ?
  3. 3.Un client affirme avoir bénéficié de 50 % de réduction. A-t-il raison ?
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    Prix TTC avant soldes : 250 × 1,20 = 300 €.

  2. 2

    Chaque démarque s'applique au prix EN COURS, et non au prix initial : c'est le sens du mot « supplémentaires ».

  3. 3

    Après la première démarque : 300 × 0,70 = 210 €.

  4. 4

    Après la seconde : 210 × 0,80 = 168 €.

  5. 5

    Méthode plus directe, à privilégier : on calcule d'abord le coefficient global.

  6. 6

    CM = 0,70 × 0,80 = 0,56.

  7. 7

    Prix payé : 300 × 0,56 = 168 €. ✔ Les deux méthodes concordent.

  8. 8

    Taux de réduction global : t = (0,56 - 1) × 100 = -44, soit une réduction de 44 %.

  9. 9

    Le client a donc TORT : il a bénéficié de 44 % de réduction, et non de 50 %.

  10. 10

    Son erreur consiste à additionner les taux (30 + 20 = 50).

    Or la seconde démarque porte sur 210 € et non sur 300 €.

  11. 11

    Vérification par le montant : il a économisé 300 - 168 = 132 €, et 132/300 = 0,44, soit bien 44 %. ✔

  12. 12

    Contrôle de vraisemblance : il reste 56 % du prix, soit un peu plus de la moitié.

    Un prix final de 168 € sur 300 € est cohérent. ✔

  13. 13

    Remarque : une réduction réelle de 50 % aurait donné 150 €.

    L'écart de 18 € avec le prix réellement payé est exactement ce que masque l'addition des taux.

Réponse : 300 € TTC avant soldes, 168 € payés · réduction globale de 44 % · le client a tort (50 % donnerait 150 €).

Rappel de cours : Le coefficient global se calcule en une seule fois : c'est plus rapide et cela évite d'accumuler les arrondis intermédiaires.

Erreur fréquente : Additionner les taux de démarque. C'est l'erreur la plus fréquente en période de soldes, et elle est systématiquement sanctionnée au bac.

17

Exercice 17 — Une part de marché qui baisse malgré des ventes en hausse

Type bac / défi

Une entreprise a vendu 4 000 unités l'an dernier, sur un marché total de 25 000 unités.

Cette année, elle en a vendu 4 400, sur un marché total de 30 000 unités.

  1. 1.Calcule sa part de marché pour chacune des deux années.
  2. 2.Calcule le taux d'évolution de ses ventes, puis celui de sa part de marché.
  3. 3.Comment expliquer ce résultat au directeur commercial ?
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    Une part de marché est une proportion : les ventes de l'entreprise rapportées aux ventes totales du marché.

  2. 2

    L'an dernier : (4 000)/(25 000) = 0,16, soit 16 % de part de marché.

  3. 3

    Cette année : (4 400)/(30 000) ≈ 0,1467, soit environ 14,67 %.

  4. 4

    Évolution des ventes : CM = (4 400)/(4 000) = 1,10, soit une hausse de 10 %.

  5. 5

    Évolution de la part de marché : CM = 0,1467/0,16 ≈ 0,9167, soit une BAISSE d'environ 8,33 %.

  6. 6

    On peut l'obtenir plus élégamment sans passer par les parts : la part de marché est un quotient, donc son coefficient est le quotient des coefficients.

  7. 7

    CM_part = CM_ventes/CM_marché = 1,10/1,20 = 0,916̅, soit -8,33 %. ✔ Même résultat, et le raisonnement est plus rapide.

  8. 8

    En points de pourcentage, la part a perdu 16 - 14,67 = 1,33 point.

  9. 9

    Explication à donner au directeur commercial : les ventes ont bien progressé de 10 %, mais le marché, lui, a progressé de 20 % (de 25 000 à 30 000 unités).

  10. 10

    L'entreprise a donc grandi MOINS VITE que son marché : mécaniquement, sa part recule, alors même que son activité augmente.

  11. 11

    C'est une situation classique en gestion : sur un marché en forte croissance, maintenir sa part de marché exige de croître au moins au même rythme que lui.

  12. 12

    Pour simplement conserver ses 16 %, l'entreprise aurait dû vendre 0,16 × 30 000 = 4 800 unités, soit 400 de plus. ✔

Réponse : 16 % puis ≈ 14,67 % · ventes +10 % mais part de marché -8,33 % · le marché a progressé de 20 %, donc plus vite que l'entreprise ; il aurait fallu vendre 4 800 unités pour conserver la part.

Rappel de cours : Part de marché = (ventes de l'entreprise)/(ventes du marché). Son coefficient est le QUOTIENT des deux coefficients.

Erreur fréquente : Conclure « les ventes montent, donc la part de marché monte ». Une part est un rapport : elle dépend autant du dénominateur que du numérateur.

18

Exercice 18 — Taux moyen et prévision

Type bac / défi

Le chiffre d'affaires d'une entreprise est passé de 150 000 € en 2020 à 219 615 € en 2024.

  1. 1.Calcule le taux d'évolution global sur la période.
  2. 2.Calcule le taux d'évolution annuel moyen.
  3. 3.Si cette tendance se poursuit, quel chiffre d'affaires peut-on prévoir en 2026 ? Quelle réserve formuler ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Coefficient global : CM = (219 615)/(150 000) = 1,4641.

  2. 2

    Taux global : t = (1,4641 - 1) × 100 = 46,41 % sur la période.

  3. 3

    Attention au nombre de périodes : de 2020 à 2024, il s'est écoulé 2024 - 2020 = 4 ANNÉES, et non 5.

    On compte les intervalles, pas les millésimes.

  4. 4

    Taux moyen : on cherche CM_m tel que (CM_m)⁴ = 1,4641, donc CM_m = 1,4641^(1/4).

  5. 5

    À la calculatrice, CM_m = 1,1 exactement.

  6. 6

    Taux annuel moyen : +10 % par an.

  7. 7

    Vérification en reconstituant les quatre années : 150 000 → 165 000 → 181 500 → 199 650 → 219 615 €. ✔ On retombe exactement sur la valeur de l'énoncé.

  8. 8

    Prévision pour 2026 : deux années de plus au même rythme, donc 219 615 × 1,1² = 219 615 × 1,21.

  9. 9

    219 615 × 1,21 = 265 734,15 €, soit environ 265 734 €.

  10. 10

    On peut le vérifier autrement : 150 000 × 1,1⁶ = 150 000 × 1,771561 = 265 734,15 €. ✔

  11. 11

    Réserve à formuler, et attendue au bac : cette prévision suppose que la croissance de 10 % par an se poursuive à l'identique.

  12. 12

    Rien ne le garantit : un marché peut saturer, un concurrent arriver, la conjoncture se retourner.

    Un taux moyen DÉCRIT le passé, il ne prédit pas l'avenir.

  13. 13

    Contrôle de la méthode fausse : diviser le taux global par 4 donnerait 46,41 ÷ 4 ≈ 11,60 %, et 1,116⁴ ≈ 1,551, soit +55,1 % au lieu de +46,41 %.

    La moyenne arithmétique surestime toujours.

Réponse : +46,41 % sur quatre ans · taux annuel moyen de +10 % · prévision 2026 : 265 734 €, sous réserve que la tendance se poursuive.

Rappel de cours : De l'année A à l'année B, le nombre de périodes est B - A. Compter une année de trop fausse tout le calcul du taux moyen.

Erreur fréquente : Prendre 5 périodes pour 2020 → 2024. On obtiendrait 1,4641^(1/5) ≈ 1,0792, soit 7,92 % au lieu de 10 %.

19

Exercice 19 — Salaire, prix et pouvoir d'achat

Type bac / défi

En un an, le salaire d'un employé augmente de 1,5 % tandis que les prix à la consommation augmentent de 2,8 %.

Le pouvoir d'achat correspond à la quantité de biens que le salaire permet d'acheter.

  1. 1.Exprime le coefficient multiplicateur du pouvoir d'achat.
  2. 2.Calcule son taux d'évolution, arrondi à 0,01 %.
  3. 3.Interprète le résultat pour l'employé.
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    Le pouvoir d'achat est le rapport entre le salaire et le niveau des prix : ce que l'on gagne, divisé par ce que coûtent les choses.

  2. 2

    Si le salaire est multiplié par CM_S et les prix par CM_P, le pouvoir d'achat est multiplié par CM_S/CM_P.

  3. 3

    Il s'agit d'un QUOTIENT et non d'une différence : c'est le même mécanisme que pour la part de marché de l'exercice précédent.

  4. 4

    CM_S = 1,015 et CM_P = 1,028.

  5. 5

    CM_PA = 1,015/1,028.

  6. 6

    Ce quotient est inférieur à 1, puisque le numérateur est plus petit que le dénominateur : on sait donc AVANT de calculer que le pouvoir d'achat baisse.

  7. 7

    1,015/1,028 ≈ 0,987354.

  8. 8

    Taux : t = (0,987354 - 1) × 100 ≈ -1,2646, soit environ -1,26 %.

  9. 9

    Vérification : 1,028 × 0,987354 ≈ 1,015. ✔

  10. 10

    Interprétation : bien que son salaire ait augmenté en euros, l'employé peut acheter environ 1,26 % de biens en MOINS qu'un an plus tôt.

    Son pouvoir d'achat a donc reculé.

  11. 11

    C'est le cœur du sujet : une hausse de salaire inférieure à l'inflation est une perte de pouvoir d'achat, même si la fiche de paie affiche un montant plus élevé.

  12. 12

    Approximation souvent entendue : 1,5 - 2,8 = -1,3 %.

    Elle est proche de la valeur exacte (-1,26 %) parce que les taux sont faibles, mais elle reste approchée — et l'énoncé demande ici un arrondi au centième.

Réponse : CM = 1,015/1,028 ≈ 0,9874, soit une baisse du pouvoir d'achat d'environ 1,26 %.

Rappel de cours : Pouvoir d'achat : on DIVISE le coefficient des salaires par celui des prix. La soustraction des taux n'est qu'une approximation, valable pour de petits taux.

Erreur fréquente : Soustraire les taux et présenter -1,3 % comme le résultat exact. Quand un arrondi précis est demandé, seul le quotient des coefficients convient.

20

Exercice 20 — Synthèse : tableau de bord d'une entreprise

Type bac / défi

Le chiffre d'affaires d'une entreprise, en euros, est le suivant :

2021 :
320 000 · 2022 : 352 000 · 2023 : 334 400 · 2024 : 401 280

Le graphique ci-dessous représente cette évolution.

  1. 1.Calcule le taux d'évolution annuel pour chacune des trois périodes.
  2. 2.Calcule les indices base 100 en 2021, arrondis au dixième.
  3. 3.Calcule le taux d'évolution global, puis le taux annuel moyen.
  4. 4.Le directeur veut annoncer « une croissance de 8 % par an » aux actionnaires. Est-ce défendable ?
20222023202480000160000240000320000400000annéeCA (€)352 000334 400
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    2021 → 2022 : CM = (352 000)/(320 000) = 1,10, soit +10 %.

  2. 2

    2022 → 2023 : CM = (334 400)/(352 000) = 0,95, soit -5 %.

  3. 3

    2023 → 2024 : CM = (401 280)/(334 400) = 1,20, soit +20 %.

  4. 4

    Pour les indices, on rapporte chaque valeur à celle de 2021, puis on multiplie par 100.

  5. 5

    I₂₀₂₁ = 100 (année de base) · I₂₀₂₂ = (352 000)/(320 000) × 100 = 110.

  6. 6

    I₂₀₂₃ = (334 400)/(320 000) × 100 = 104,5 · I₂₀₂₄ = (401 280)/(320 000) × 100 = 125,4.

  7. 7

    Lecture immédiate de la série 100 ; 110 ; 104,5 ; 125,4 : l'entreprise a progressé, reculé, puis nettement progressé — et se situe fin 2024 à 25,4 % au-dessus de son niveau de 2021.

  8. 8

    Taux global : CM = (401 280)/(320 000) = 1,254, soit +25,4 % sur trois ans.

  9. 9

    Vérification par le produit des coefficients annuels : 1,10 × 0,95 × 1,20 = 1,254. ✔

  10. 10

    Taux annuel moyen : il y a 2024 - 2021 = 3 périodes, donc CM_m = 1,254^(1/3).

  11. 11

    À la calculatrice, CM_m ≈ 1,078365, soit un taux annuel moyen d'environ +7,84 %.

  12. 12

    Vérification : 1,078365³ ≈ 1,254. ✔ Et le contrôle de cohérence tient : 7,84 % est bien inférieur à la moyenne arithmétique (10 - 5 + 20)/3 ≈ 8,33 %.

  13. 13

    Pour la dernière question : le taux annuel moyen réel est de 7,84 %, pas de 8 %.

    L'annonce est donc légèrement surévaluée.

  14. 14

    Elle est en revanche défendable comme ARRONDI de communication, à condition d'être présentée comme telle — et surtout d'être accompagnée du détail annuel.

  15. 15

    Car la moyenne masque l'essentiel : l'entreprise a connu une année de recul (-5 % en 2023).

    Une croissance « de 8 % par an » laisse imaginer une progression régulière, ce qui n'est pas le cas.

  16. 16

    C'est le point d'analyse attendu : un taux moyen résume, il ne décrit pas.

    Le tableau de bord complet — indices et taux annuels — reste indispensable.

Réponse : +10 %, -5 %, +20 % · indices 100 ; 110 ; 104,5 ; 125,4 · global +25,4 %, taux annuel moyen ≈ +7,84 % · l'annonce de 8 % est un arrondi acceptable, mais elle masque le recul de 2023.

Rappel de cours : Un tableau de bord complet donne les trois lectures : taux annuels (le détail), indices (la comparaison à la base) et taux moyen (le résumé). Aucune ne remplace les autres.

Erreur fréquente : Prendre 4 périodes parce qu'il y a quatre années dans le tableau. De 2021 à 2024, il n'y a que 3 évolutions.

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