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Exercices corrigés : Statistique descriptive — Première STMG

Besoin de revoir la leçon avant de te lancer ? Cours et fiche de révision : Statistique descriptive

Niveau
Première STMG
Chapitre
Statistique descriptive
Nombre d'exercices
20 exercices corrigés
Difficulté
Application directe à type bac

Un salaire moyen de 2 293 € dans une entreprise où la moitié des salariés gagnent moins de 1 900 € : les deux chiffres sont exacts, et pourtant ils ne racontent pas la même histoire. Toute la statistique descriptive tient dans cet écart — savoir quel indicateur choisir, et ce qu'il cache. Ces 20 exercices installent les indicateurs de POSITION (moyenne, médiane, quartiles) puis ceux de DISPERSION (étendue, écart interquartile, écart-type), sur des données d'entreprise : salaires, paniers moyens, délais de livraison, notes de satisfaction. La seconde moitié sert à ce pour quoi ces outils existent en gestion : comparer deux fournisseurs qui ont exactement le même délai moyen et choisir le bon, repérer une valeur aberrante, et justifier une décision autrement que par une impression.

Cherche d'abord par toi-même, puis clique sur « Voir la correction » : chaque étape est détaillée avec rappels de cours et erreurs fréquentes à éviter.

1

Exercice 1 — Effectifs, fréquences et cumuls

Application directe

Une enseigne relève les notes de satisfaction (de 1 à 5) données par 80 clients :

note
1 : 4 clients · note 2 : 6 · note 3 : 15 · note 4 : 32 · note 5 : 23

  1. 1.Calcule la fréquence de chaque note, en pourcentage.
  2. 2.Calcule les effectifs cumulés croissants.
  3. 3.Quelle proportion des clients a donné au moins 4 ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Une fréquence est une proportion : f = (effectif de la valeur)/(effectif total), ici sur 80 clients.

  2. 2

    Note 1 : 4/80 = 0,05, soit 5 %.

  3. 3

    Note 2 : 6/80 = 0,075, soit 7,5 %.

  4. 4

    Note 3 : 15/80 = 0,1875, soit 18,75 %.

  5. 5

    Note 4 : 32/80 = 0,4, soit 40 %.

    Note 5 : 23/80 = 0,2875, soit 28,75 %.

  6. 6

    Contrôle indispensable : la somme des fréquences doit valoir 100 %.

    Ici 5 + 7,5 + 18,75 + 40 + 28,75 = 100. ✔

  7. 7

    Les effectifs cumulés croissants s'obtiennent en additionnant au fur et à mesure : 4 ; 4+6 = 10 ; 10+15 = 25 ; 25+32 = 57 ; 57+23 = 80.

  8. 8

    Lecture : 25 clients ont donné au plus 3, et le dernier cumul vaut toujours l'effectif total — c'est le contrôle du calcul. ✔

  9. 9

    Pour la dernière question, « au moins 4 » regroupe les notes 4 et 5, soit 32 + 23 = 55 clients.

  10. 10

    Proportion : 55/80 = 0,6875, soit 68,75 % des clients.

  11. 11

    On pouvait aussi passer par le complémentaire : 100 - 31,25 = 68,75 %, puisque 25 clients sur 80 (soit 31,25 %) ont donné au plus 3. ✔

Réponse : Fréquences : 5 % ; 7,5 % ; 18,75 % ; 40 % ; 28,75 % · cumuls : 4 ; 10 ; 25 ; 57 ; 80 · 68,75 % des clients ont donné au moins 4.

Rappel de cours : Deux contrôles automatiques : la somme des fréquences fait 100 %, et le dernier effectif cumulé égale l'effectif total.

Erreur fréquente : Cumuler les fréquences et les effectifs dans la même colonne. Ce sont deux tableaux distincts, même s'ils se lisent de la même façon.

2

Exercice 2 — Moyenne pondérée

Application directe

On reprend les 80 notes de satisfaction (4 notes de 1, 6 de 2, 15 de 3, 32 de 4 et 23 de 5).

Calcule la note moyenne.

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Correction détaillée

  1. 1

    Chaque note ne compte pas une fois, mais autant de fois qu'il y a de clients l'ayant donnée : on calcule donc une moyenne PONDÉRÉE par les effectifs.

  2. 2

    Formule : barx = (n₁ x₁ + n₂ x₂ + …)/(n₁ + n₂ + …).

  3. 3

    Numérateur : 4 × 1 + 6 × 2 + 15 × 3 + 32 × 4 + 23 × 5.

  4. 4

    On calcule chaque produit : 4 ; 12 ; 45 ; 128 ; 115.

  5. 5

    Somme : 4 + 12 = 16, +45 = 61, +128 = 189, +115 = 304.

  6. 6

    Dénominateur : l'effectif total, soit 80 clients.

  7. 7

    barx = 304/80 = 3,8.

  8. 8

    La note moyenne de satisfaction est donc de 3,8 sur 5.

  9. 9

    Contrôle de vraisemblance : une moyenne se situe toujours entre la plus petite et la plus grande valeur, donc entre 1 et 5. ✔

  10. 10

    Second contrôle, plus fin : la majorité des clients ont donné 4 ou 5, donc la moyenne doit se situer nettement au-dessus de 3. ✔

  11. 11

    Erreur classique à écarter : calculer (1+2+3+4+5)/5 = 3.

    Cela reviendrait à supposer que chaque note a été donnée le même nombre de fois, ce qui est faux.

Réponse : barx = 304/80 = 3,8 sur 5.

Rappel de cours : Moyenne pondérée : on multiplie chaque valeur par son effectif, on additionne, puis on divise par l'effectif TOTAL.

Erreur fréquente : Diviser par le nombre de valeurs différentes (5) au lieu de l'effectif total (80).

3

Exercice 3 — Médiane d'une série de salaires

Application directe

Les salaires mensuels nets, en euros, des 15 salariés d'une PME sont :

1 600 ; 1 650 ; 1 700 ; 1 750 ; 1 800 ; 1 800 ; 1 850 ; 1 900 ; 1 950 ; 2 000 ; 2 100 ; 2 200 ; 2 400 ; 3 200 ; 6 500

  1. 1.Détermine la médiane de cette série.
  2. 2.Interprète-la concrètement.
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Correction détaillée

  1. 1

    La médiane partage la série ORDONNÉE en deux groupes de même effectif : la moitié des valeurs lui sont inférieures ou égales, l'autre moitié supérieures ou égales.

  2. 2

    Première vérification : la série est déjà rangée dans l'ordre croissant.

    Si ce n'était pas le cas, il faudrait commencer par la trier — c'est l'erreur la plus fréquente.

  3. 3

    L'effectif est n = 15, un nombre IMPAIR : la médiane est donc la valeur du milieu.

  4. 4

    Le rang du milieu est (15 + 1)/2 = 8.

  5. 5

    On compte jusqu'au huitième salaire : 1 600 ; 1 650 ; 1 700 ; 1 750 ; 1 800 ; 1 800 ; 1 850 ; 1 900.

  6. 6

    La médiane vaut donc 1 900 €.

  7. 7

    Contrôle : il doit y avoir autant de valeurs de part et d'autre.

    Avant 1 900 : 7 salaires.

    Après : 1 950 ; 2 000 ; 2 100 ; 2 200 ; 2 400 ; 3 200 ; 6 500, soit 7 également. ✔

  8. 8

    Interprétation : la moitié des salariés gagnent au plus 1 900 €, l'autre moitié au moins 1 900 €.

  9. 9

    C'est un indicateur très parlant en gestion sociale : il décrit le salarié « du milieu », celui qui sépare l'entreprise en deux moitiés égales.

  10. 10

    Remarque pour la suite : si l'effectif avait été PAIR, la médiane aurait été la moyenne des deux valeurs centrales.

Réponse : La médiane est 1 900 € : la moitié des salariés gagnent au plus ce montant, l'autre moitié au moins.

Rappel de cours : Toujours ORDONNER la série avant de chercher la médiane. n impair → valeur de rang (n+1)/2 ; n pair → moyenne des deux valeurs centrales.

Erreur fréquente : Prendre la valeur du milieu du TABLEAU sans avoir trié. Sur une série non ordonnée, le résultat n'a aucun sens.

4

Exercice 4 — Étendue et quartiles

Application directe

On garde la même série de 15 salaires (de 1 600 € à 6 500 €).

  1. 1.Calcule l'étendue de la série.
  2. 2.Détermine le premier quartile Q₁ et le troisième quartile Q₃.
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Correction détaillée

  1. 1

    L'étendue est la différence entre la plus grande et la plus petite valeur : c'est l'indicateur de dispersion le plus simple.

  2. 2

    Étendue = 6 500 - 1 600 = 4 900 €.

  3. 3

    Le premier quartile Q₁ est la plus petite valeur telle qu'au moins 25 % des données lui soient inférieures ou égales.

  4. 4

    On calcule le rang : n/4 = 15/4 = 3,75.

    On arrondit à l'entier SUPÉRIEUR, donc au rang 4.

  5. 5

    La quatrième valeur de la série ordonnée est 1 750 €, donc Q₁ = 1 750 €.

  6. 6

    Le troisième quartile Q₃ correspond au rang 3n/4 = 45/4 = 11,25, arrondi au rang 12.

  7. 7

    La douzième valeur est 2 200 €, donc Q₃ = 2 200 €.

  8. 8

    Interprétation : au moins un quart des salariés gagnent 1 750 € ou moins, et au moins trois quarts gagnent 2 200 € ou moins.

  9. 9

    Écart interquartile : Q₃ - Q₁ = 2 200 - 1 750 = 450 €.

    Il mesure la dispersion de la MOITIÉ CENTRALE des salariés.

  10. 10

    Comparaison instructive : l'étendue vaut 4 900 € et l'écart interquartile seulement 450 €.

  11. 11

    Cet écart énorme entre les deux indicateurs signale la présence d'une ou deux valeurs extrêmes — ici les salaires de 3 200 € et 6 500 €, sans doute ceux des dirigeants.

  12. 12

    C'est tout l'intérêt de l'écart interquartile : il ignore les 25 % les plus bas et les 25 % les plus hauts, donc il n'est pas perturbé par les extrêmes.

Réponse : Étendue = 4 900 € · Q₁ = 1 750 € (rang 4) et Q₃ = 2 200 € (rang 12) · écart interquartile = 450 €.

Rappel de cours : Rang de Q₁ : n/4 arrondi à l'entier supérieur · rang de Q₃ : 3n/4 arrondi à l'entier supérieur. Un quartile est toujours une VALEUR de la série.

Erreur fréquente : Arrondir 3,75 à 4 « parce que c'est plus proche ». La règle est l'arrondi SUPÉRIEUR systématique : 3,2 donnerait aussi le rang 4.

5

Exercice 5 — Moyenne d'une série de ventes

Application directe

Un magasin a réalisé, sur 11 journées, les ventes suivantes (en nombre d'articles) :

12 ; 15 ; 16 ; 18 ; 19 ; 20 ; 21 ; 22 ; 24 ; 26 ; 28

  1. 1.Calcule la moyenne des ventes journalières.
  2. 2.Détermine la médiane.
  3. 3.Que remarques-tu ?
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Correction détaillée

  1. 1

    La moyenne s'obtient en additionnant toutes les valeurs, puis en divisant par leur nombre.

  2. 2

    Somme : 12 + 15 = 27, +16 = 43, +18 = 61, +19 = 80, +20 = 100.

  3. 3

    On poursuit : +21 = 121, +22 = 143, +24 = 167, +26 = 193, +28 = 221.

  4. 4

    Moyenne : barx = 221/11 ≈ 20,09 articles par jour.

  5. 5

    La série compte 11 valeurs, un nombre impair : la médiane est celle de rang (11+1)/2 = 6.

  6. 6

    En comptant : 12 ; 15 ; 16 ; 18 ; 19 ; 20.

    La médiane vaut 20 articles.

  7. 7

    Contrôle : cinq valeurs avant, cinq après. ✔

  8. 8

    On remarque que la moyenne (20,09) et la médiane (20) sont très PROCHES l'une de l'autre.

  9. 9

    C'est la signature d'une série assez régulière, sans valeur extrême qui viendrait tirer la moyenne d'un côté.

  10. 10

    Cela contraste avec la série de salaires vue plus haut, où la moyenne dépassait la médiane de près de 400 €.

  11. 11

    Repère utile en gestion : quand moyenne et médiane sont proches, la moyenne résume bien la série.

    Quand elles s'écartent nettement, il faut se demander pourquoi.

Réponse : Moyenne ≈ 20,09 articles, médiane = 20 articles : les deux indicateurs sont très proches, signe d'une série sans valeur extrême.

Rappel de cours : Moyenne et médiane proches → série régulière. Moyenne nettement supérieure à la médiane → présence de valeurs hautes extrêmes.

Erreur fréquente : Diviser par 10 au lieu de 11. Compter l'effectif avant de diviser fait partie du calcul.

6

Exercice 6 — Moyenne ou médiane : que communiquer ?

À maîtriser

On reprend les 15 salaires de la PME, dont la somme vaut 34 400 €.

  1. 1.Calcule le salaire moyen.
  2. 2.Compare-le à la médiane (1 900 €) et explique l'écart.
  3. 3.Le dirigeant communique « un salaire moyen de 2 293 € ». Un syndicat répond « la moitié des salariés gagnent moins de 1 900 € ». Qui a raison ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Salaire moyen : barx = (34 400)/15 ≈ 2 293,33 €.

  2. 2

    La médiane vaut 1 900 € : la moyenne lui est supérieure de près de 400 €.

  3. 3

    Explication : la moyenne tient compte de la VALEUR de chaque salaire, donc les deux salaires élevés (3 200 € et surtout 6 500 €) la tirent fortement vers le haut.

  4. 4

    La médiane, elle, ne tient compte que du RANG : que le salaire le plus élevé soit de 6 500 € ou de 20 000 €, elle vaudrait toujours 1 900 €.

  5. 5

    Vérification de cette affirmation : en remplaçant 6 500 par 20 000, la moyenne passerait à (47 900)/15 ≈ 3 193 €, tandis que la médiane resterait 1 900 €.

  6. 6

    Chiffre parlant : 11 salariés sur 15 gagnent MOINS que le salaire moyen.

    La moyenne ne décrit donc pas un salarié typique de cette entreprise.

  7. 7

    Réponse à la troisième question : les deux ont raison, les deux chiffres sont exacts.

    C'est le choix de l'indicateur qui diffère.

  8. 8

    Le dirigeant choisit la moyenne, plus flatteuse, parce qu'elle intègre les hauts salaires.

    Le syndicat choisit la médiane, plus représentative de la situation du plus grand nombre.

  9. 9

    Le rôle du gestionnaire n'est pas de trancher entre les deux, mais de savoir ce que chacun mesure — et de repérer quand on lui présente l'un plutôt que l'autre.

  10. 10

    Règle pratique : pour des salaires, des loyers ou des patrimoines — toutes les grandeurs à valeurs extrêmes élevées — la MÉDIANE est l'indicateur le plus honnête.

  11. 11

    C'est d'ailleurs la médiane que l'INSEE met en avant pour le niveau de vie des Français, précisément pour cette raison.

Réponse : Salaire moyen ≈ 2 293,33 € contre une médiane de 1 900 € · l'écart vient des deux hauts salaires · les deux chiffres sont exacts : la moyenne intègre les extrêmes, la médiane décrit le salarié du milieu (11 salariés sur 15 gagnent moins que la moyenne).

Rappel de cours : La moyenne est sensible aux valeurs extrêmes, la médiane non. Pour des salaires, la médiane est plus représentative.

Erreur fréquente : Croire qu'un des deux chiffres est « faux ». Ils mesurent deux choses différentes : la question n'est pas la véracité mais la pertinence.

7

Exercice 7 — Quartiles d'une série paire

À maîtriser

Les délais de livraison (en jours) d'un fournisseur sur ses 10 dernières commandes sont :

5 ; 4 ; 6 ; 5 ; 3 ; 5 ; 7 ; 4 ; 6 ; 5

  1. 1.Ordonne la série et détermine la médiane.
  2. 2.Détermine Q₁, Q₃ et l'écart interquartile.
  3. 3.Donne les cinq nombres du diagramme en boîte.
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Correction détaillée

  1. 1

    Première étape obligatoire : ordonner la série.

  2. 2

    3 ; 4 ; 4 ; 5 ; 5 ; 5 ; 5 ; 6 ; 6 ; 7.

  3. 3

    Contrôle : on doit retrouver 10 valeurs, et les mêmes qu'au départ. ✔

  4. 4

    L'effectif n = 10 est PAIR : la médiane est la moyenne des deux valeurs centrales, celles de rangs 5 et 6.

  5. 5

    Ces deux valeurs sont 5 et 5, donc la médiane vaut (5+5)/2 = 5 jours.

  6. 6

    Pour Q₁ : le rang est 10/4 = 2,5, arrondi à l'entier supérieur, soit le rang 3.

  7. 7

    La troisième valeur est 4, donc Q₁ = 4 jours.

  8. 8

    Pour Q₃ : le rang est 30/4 = 7,5, arrondi au rang 8.

  9. 9

    La huitième valeur est 6, donc Q₃ = 6 jours.

  10. 10

    Écart interquartile : Q₃ - Q₁ = 6 - 4 = 2 jours.

    La moitié centrale des livraisons arrive entre 4 et 6 jours.

  11. 11

    Les cinq nombres du diagramme en boîte sont, dans l'ordre : minimum 3, Q₁ = 4, médiane = 5, Q₃ = 6, maximum 7.

  12. 12

    Interprétation de gestion : ce fournisseur livre en 5 jours en moyenne, et la moitié centrale de ses livraisons tient dans une fourchette de 2 jours seulement.

    Il est régulier.

  13. 13

    Attention à ne pas confondre les deux règles : la médiane d'un effectif pair se calcule en faisant une MOYENNE, alors que les quartiles restent toujours des valeurs de la série.

Réponse : Série ordonnée 3;4;4;5;5;5;5;6;6;7 · médiane = 5 jours · Q₁ = 4, Q₃ = 6, écart interquartile = 2 jours · cinq nombres : 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7.

Rappel de cours : Médiane d'un effectif pair : moyenne des deux valeurs centrales. Quartiles : toujours une valeur de la série, au rang arrondi à l'entier supérieur.

Erreur fréquente : Chercher les quartiles sur la série non ordonnée. Tout le calcul repose sur le rang, donc sur le tri préalable.

8

Exercice 8 — Série regroupée en classes

À maîtriser

Les montants des paniers de 100 clients ont été regroupés en classes :

[0 ;20[ : 12 clients · [20 ;40[ : 28 · [40 ;60[ : 35 · [60 ;80[ : 18 · [80 ;100[ : 7

  1. 1.Calcule le panier moyen à l'aide des centres de classes.
  2. 2.Détermine la classe contenant la médiane.
  3. 3.Pourquoi la moyenne obtenue n'est-elle qu'approchée ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Quand les données sont regroupées en classes, on ne connaît plus les valeurs individuelles : on remplace chaque classe par son CENTRE.

  2. 2

    Centre d'une classe [a ;b[ : (a+b)/2.

    On obtient 10 ; 30 ; 50 ; 70 ; 90.

  3. 3

    On calcule ensuite une moyenne pondérée par les effectifs.

  4. 4

    Numérateur : 10 × 12 + 30 × 28 + 50 × 35 + 70 × 18 + 90 × 7.

  5. 5

    Soit 120 + 840 + 1 750 + 1 260 + 630.

  6. 6

    Somme : 120 + 840 = 960, +1 750 = 2 710, +1 260 = 3 970, +630 = 4 600.

  7. 7

    Moyenne : barx = (4 600)/100 = 46 €.

    Le panier moyen est d'environ 46 €.

  8. 8

    Pour la médiane, on cherche la classe contenant la 50ᵉ valeur, puisque 100/2 = 50.

  9. 9

    Effectifs cumulés croissants : 12 ; 40 ; 75 ; 93 ; 100.

  10. 10

    Le cumul atteint 40 à la fin de [20 ;40[ et 75 à la fin de [40 ;60[ : la 50ᵉ valeur se situe donc dans la classe [40 ;60[.

  11. 11

    Réponse à la dernière question : la moyenne n'est qu'approchée parce qu'on a supposé que, dans chaque classe, les clients se répartissent symétriquement autour du centre.

  12. 12

    Dans la réalité, ils peuvent être concentrés vers le bas de la classe (beaucoup de paniers à 42 €) ou vers le haut.

    La vraie moyenne serait alors différente.

  13. 13

    L'approximation reste néanmoins correcte, et c'est souvent la seule possible : les données brutes ne sont pas toujours conservées, seuls les tableaux de synthèse le sont.

Réponse : Panier moyen ≈ 46 € · la médiane appartient à la classe [40 ;60[ (le 50ᵉ client s'y trouve, les cumuls valant 40 puis 75) · la moyenne est approchée car on remplace chaque classe par son centre.

Rappel de cours : Série en classes : on remplace chaque classe par son centre (a+b)/2, puis on calcule une moyenne pondérée. Le résultat est une APPROXIMATION.

Erreur fréquente : Prendre les bornes des classes au lieu de leur centre. Avec les bornes inférieures, on trouverait 36 € au lieu de 46 €.

9

Exercice 9 — Lire une médiane sur un graphique

À maîtriser

Le graphique donne les effectifs cumulés croissants des 100 paniers de l'exercice précédent : en abscisse le montant du panier, en ordonnée le nombre de clients ayant dépensé au plus ce montant.

  1. 1.Lis graphiquement la médiane des paniers.
  2. 2.Lis le premier quartile.
  3. 3.Combien de clients ont dépensé au moins 60 € ?
2040608010020406080100panier (€)effectif cumulémédiane75
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  1. 1

    La médiane correspond à 50 % de l'effectif, soit 50 clients.

    On part donc de 50 sur l'axe vertical.

  2. 2

    On rejoint la courbe horizontalement, puis on descend lire l'abscisse : on trouve environ 46 €.

  3. 3

    Calcul de confirmation par interpolation : entre 40 € (cumul 40) et 60 € (cumul 75), il faut gagner 10 clients sur les 35 de la classe.

  4. 4

    Cela représente une fraction 10/35 de la largeur de la classe, soit 20 × 10/35 ≈ 5,7 €.

  5. 5

    Médiane ≈ 40 + 5,7 = 45,7 €. ✔ La lecture graphique est confirmée.

  6. 6

    Pour le premier quartile, on part de 25 % de l'effectif, soit 25 clients.

  7. 7

    On lit environ 29 € sur l'axe horizontal.

  8. 8

    Confirmation : entre 20 € (cumul 12) et 40 € (cumul 40), il faut 13 clients sur 28, soit 20 × 13/28 ≈ 9,3 €, d'où Q₁ ≈ 29,3 €. ✔

  9. 9

    Pour la dernière question, on lit le cumul à 60 € : 93… attention, c'est le cumul à 80 €.

  10. 10

    Le cumul à 60 € vaut 75 : 75 clients ont dépensé AU PLUS 60 €.

  11. 11

    Ceux qui ont dépensé au moins 60 € sont donc les autres : 100 - 75 = 25 clients.

  12. 12

    Ce passage par le complémentaire est le réflexe à avoir : une courbe cumulative CROISSANTE répond directement aux questions « au plus », et par soustraction aux questions « au moins ».

Réponse : Médiane ≈ 46 € (confirmée par interpolation à 45,7 €) · Q₁ ≈ 29 € · 25 clients ont dépensé au moins 60 €.

Rappel de cours : Sur une courbe d'effectifs cumulés CROISSANTS, on lit directement les « au plus ». Les « au moins » s'obtiennent en retranchant de l'effectif total.

Erreur fréquente : Lire la médiane sur l'axe des ordonnées. La médiane est une valeur de la variable étudiée, donc elle se lit en ABSCISSE.

10

Exercice 10 — Lire un diagramme en boîte

À maîtriser

Le diagramme en boîte des salaires d'une entreprise est décrit par ses cinq nombres :

minimum
1 500 € · Q₁ = 1 800 € · médiane = 2 000 € · Q₃ = 2 600 € · maximum 4 500 €

L'entreprise compte
120 salariés.

  1. 1.Combien de salariés gagnent au plus 1 800 € ? Et au moins 2 600 € ?
  2. 2.Quelle est la fourchette de salaire de la moitié centrale des salariés ?
  3. 3.La boîte est-elle symétrique ? Qu'en déduire ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Par définition, Q₁ sépare le quart inférieur : environ 25 % des salariés gagnent au plus 1 800 €.

  2. 2

    Sur 120 salariés : 0,25 × 120 = 30 salariés.

  3. 3

    De même, Q₃ sépare le quart supérieur : environ 25 % gagnent au moins 2 600 €, soit 30 salariés également.

  4. 4

    La moitié centrale des salariés — ceux situés entre Q₁ et Q₃ — gagnent entre 1 800 € et 2 600 €.

  5. 5

    Cette fourchette de 800 € est l'écart interquartile : 2 600 - 1 800 = 800 €.

  6. 6

    Elle concerne 60 salariés, soit la moitié de l'effectif.

    C'est exactement ce que représente la BOÎTE du diagramme.

  7. 7

    Pour la symétrie, on compare les deux moitiés de la boîte de part et d'autre de la médiane.

  8. 8

    De Q₁ à la médiane : 2 000 - 1 800 = 200 €.

    De la médiane à Q₃ : 2 600 - 2 000 = 600 €.

  9. 9

    La partie droite est trois fois plus large : la boîte n'est PAS symétrique, elle est étirée vers la droite.

  10. 10

    Même constat sur les moustaches : 2 000 - 1 500 = 500 € à gauche contre 4 500 - 2 600 = 1 900 € à droite.

  11. 11

    Interprétation : les salaires sont resserrés dans le bas de l'échelle et beaucoup plus étalés dans le haut.

    C'est la forme typique d'une distribution de salaires.

  12. 12

    Conséquence prévisible, à relier à l'exercice sur moyenne et médiane : cet étalement vers la droite fait que la moyenne sera SUPÉRIEURE à la médiane de 2 000 €.

Réponse : 30 salariés gagnent au plus 1 800 €, 30 au moins 2 600 € · la moitié centrale gagne entre 1 800 et 2 600 € (écart interquartile de 800 €) · la boîte est étirée vers la droite : les hauts salaires sont plus dispersés.

Rappel de cours : Un diagramme en boîte se lit en quarts : 25 % sous Q₁, 50 % dans la boîte, 25 % au-dessus de Q₃. Il ne dit rien de la moyenne.

Erreur fréquente : Croire que la boîte contient 25 % des données. Elle en contient 50 % : elle va de Q₁ à Q₃.

11

Exercice 11 — Écart-type : deux séries de même moyenne

Type contrôle

Deux fournisseurs annoncent le même délai de livraison moyen.

Sur leurs 10 dernières commandes :

Fournisseur A :
5 ; 4 ; 6 ; 5 ; 3 ; 5 ; 7 ; 4 ; 6 ; 5
Fournisseur B :
7 ; 2 ; 9 ; 5 ; 1 ; 8 ; 3 ; 6 ; 5 ; 4

  1. 1.Vérifie que les deux séries ont la même moyenne.
  2. 2.La calculatrice donne σ_A ≈ 1,10 et σ_B ≈ 2,45. Qu'est-ce que cela signifie ?
  3. 3.Calcule l'étendue de chaque série pour confirmer.
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    Somme des délais de A : 5+4+6+5+3+5+7+4+6+5.

  2. 2

    On regroupe : 5+4 = 9, +6 = 15, +5 = 20, +3 = 23, +5 = 28, +7 = 35, +4 = 39, +6 = 45, +5 = 50.

  3. 3

    Moyenne de A : 50/10 = 5 jours.

  4. 4

    Somme des délais de B : 7+2+9+5+1+8+3+6+5+4 = 50 également, donc une moyenne de 5 jours aussi.

  5. 5

    Les deux fournisseurs annoncent donc la vérité : même délai moyen de 5 jours.

    La moyenne ne permet pas de les départager.

  6. 6

    L'écart-type mesure la DISPERSION : c'est, en gros, l'écart moyen des valeurs à la moyenne.

    Plus il est grand, plus les valeurs sont éparpillées.

  7. 7

    σ_A ≈ 1,10 jour : les délais de A s'écartent en moyenne d'environ un jour des 5 jours annoncés.

    Le fournisseur est RÉGULIER.

  8. 8

    σ_B ≈ 2,45 jours, soit plus du double : les délais de B sont beaucoup plus imprévisibles.

  9. 9

    Étendue de A : 7 - 3 = 4 jours.

    Étendue de B : 9 - 1 = 8 jours, soit le double. ✔ Les deux indicateurs de dispersion concordent.

  10. 10

    Autre lecture, très concrète : chez A, les 10 livraisons sont arrivées entre 3 et 7 jours.

    Chez B, 4 livraisons sur 10 sortent de cette fourchette (1, 2, 8 et 9 jours).

  11. 11

    Conclusion de gestion : à délai moyen identique, il faut choisir le fournisseur A.

    Un délai de 9 jours chez B peut provoquer une rupture de stock, qu'un délai de 1 jour ne compensera pas.

  12. 12

    Idée essentielle du chapitre : deux séries peuvent avoir la même moyenne et n'avoir rien à voir.

    C'est la dispersion qui fait la différence, et c'est elle qui fonde la décision.

Réponse : Les deux séries ont pour somme 50 et pour moyenne 5 jours · σ_A ≈ 1,10 contre σ_B ≈ 2,45 : A est deux fois plus régulier · étendues de 4 et 8 jours, qui confirment · il faut choisir A.

Rappel de cours : Une moyenne ne suffit jamais à comparer deux séries. Il faut toujours l'accompagner d'un indicateur de dispersion : écart-type, étendue ou écart interquartile.

Erreur fréquente : Conclure « c'est pareil » parce que les moyennes sont égales. C'est exactement ce que l'exercice cherche à faire dire, et c'est la faute la plus coûteuse en gestion.

12

Exercice 12 — Visualiser la dispersion

Type contrôle

Le graphique représente les délais des 10 commandes, dans l'ordre chronologique : le fournisseur A en trait plein, le fournisseur B en pointillés.

Les deux ont un délai moyen de 5 jours.

  1. 1.Décris ce que montre le graphique.
  2. 2.Combien de commandes de chaque fournisseur sont arrivées en 3 à 7 jours ?
  3. 3.L'entreprise doit garantir une livraison en 8 jours maximum à ses clients. Quel fournisseur retenir ?
2345678910246810commandedélai (jours)9 jours1 jour
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    Le tracé de A reste collé autour de la valeur 5 : il oscille entre 3 et 7, sans jamais s'en éloigner.

  2. 2

    Le tracé de B fait de grandes oscillations, alternant des livraisons très rapides (1 jour) et très lentes (9 jours).

  3. 3

    Les deux courbes se croisent souvent et tournent autour du même niveau moyen : le graphique confirme visuellement l'égalité des moyennes, et l'énorme différence de régularité.

  4. 4

    Comptage pour A : les délais sont 5, 4, 6, 5, 3, 5, 7, 4, 6, 5.

    Toutes ces valeurs sont comprises entre 3 et 7, donc 10 commandes sur 10.

  5. 5

    Comptage pour B : les délais sont 7, 2, 9, 5, 1, 8, 3, 6, 5, 4.

    On écarte 2, 9, 1 et 8, donc il en reste 6 sur 10.

  6. 6

    Autrement dit, A tient la fourchette 100 % du temps contre 60 % pour B.

  7. 7

    Pour la dernière question, on regarde les commandes dépassant 8 jours.

  8. 8

    Chez A : le maximum est de 7 jours, donc AUCUN dépassement.

    L'engagement de 8 jours serait toujours tenu.

  9. 9

    Chez B : une commande a mis 9 jours, soit un dépassement.

    Sur 10 commandes, cela fait un client mécontent sur dix.

  10. 10

    Il faut donc retenir le fournisseur A, et cette fois l'argument est direct : c'est le seul qui permette de tenir l'engagement commercial.

  11. 11

    Remarque importante : la moyenne de 5 jours ne dit RIEN sur ce risque.

    Seule la dispersion — ou ici la lecture des valeurs extrêmes — permet d'évaluer la probabilité de manquer un engagement.

  12. 12

    C'est la raison pour laquelle les cahiers des charges industriels imposent presque toujours un délai maximal, et non un délai moyen.

Réponse : A oscille faiblement autour de 5, B fait de grandes variations · 10 commandes sur 10 dans la fourchette [3 ;7] pour A, contre 6 sur 10 pour B · il faut retenir A, seul capable de tenir l'engagement de 8 jours (son maximum est 7).

Rappel de cours : Un engagement commercial porte sur les valeurs EXTRÊMES, pas sur la moyenne. Deux séries de même moyenne n'offrent pas du tout la même garantie.

Erreur fréquente : Comparer les deux fournisseurs sur la seule moyenne. Elle est identique : c'est le graphique et la dispersion qui départagent.

13

Exercice 13 — Effet d'une augmentation sur les indicateurs

Type contrôle

Une entreprise dont le salaire moyen est de 2 000 €, la médiane de 1 900 € et l'écart-type de 300 € envisage deux politiques salariales : ajouter 100 € à tous les salaires, ou les augmenter tous de 5 %.

  1. 1.Quels seront la moyenne, la médiane et l'écart-type dans le premier cas ?
  2. 2.Et dans le second ?
  3. 3.Quelle politique creuse le plus les écarts entre salariés ?
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    Premier cas : on ajoute la même somme à toutes les valeurs.

    Tous les salaires se décalent de 100 € vers le haut.

  2. 2

    La moyenne se décale donc aussi : 2 000 + 100 = 2 100 €.

  3. 3

    La médiane également : 1 900 + 100 = 2 000 €.

  4. 4

    En revanche, les ÉCARTS entre salariés ne changent pas : si deux salariés étaient séparés de 400 €, ils le restent après que chacun ait reçu 100 €.

  5. 5

    L'écart-type reste donc inchangé, à 300 €.

  6. 6

    Second cas : on multiplie toutes les valeurs par 1,05.

  7. 7

    Moyenne : 2 000 × 1,05 = 2 100 €.

    Médiane : 1 900 × 1,05 = 1 995 €.

  8. 8

    Cette fois, les écarts sont eux aussi multipliés : deux salariés séparés de 400 € le seront de 400 × 1,05 = 420 €.

  9. 9

    L'écart-type devient donc 300 × 1,05 = 315 €.

  10. 10

    Vérification sur un exemple concret : deux salaires de 1 500 € et 2 500 €, séparés de 1 000 €.

  11. 11

    Avec +100 € : 1 600 € et 2 600 €, toujours séparés de 1 000 €. ✔

  12. 12

    Avec +5 % : 1 575 € et 2 625 €, désormais séparés de 1 050 €. ✔

  13. 13

    Réponse à la troisième question : c'est l'augmentation en POURCENTAGE qui creuse les écarts, puisqu'elle donne davantage à ceux qui gagnent déjà plus.

  14. 14

    Chiffres à l'appui : à 1 500 €, les 5 % rapportent 75 € ; à 2 500 €, ils rapportent 125 €.

    L'augmentation forfaitaire, elle, donne 100 € à tout le monde.

  15. 15

    C'est exactement l'enjeu des négociations salariales réelles : les syndicats demandent souvent une hausse forfaitaire, plus favorable aux bas salaires, quand les directions proposent un pourcentage.

Réponse : +100 € : moyenne 2 100 €, médiane 2 000 €, écart-type inchangé à 300 € · +5 % : moyenne 2 100 €, médiane 1 995 €, écart-type 315 € · c'est le pourcentage qui creuse les écarts.

Rappel de cours : Ajouter une constante décale la moyenne et la médiane sans toucher à la dispersion. Multiplier par un coefficient multiplie TOUT, y compris l'écart-type.

Erreur fréquente : Croire que l'écart-type augmente de 100 dans le premier cas. Il mesure des ÉCARTS, et ceux-ci ne bougent pas quand tout le monde reçoit la même somme.

14

Exercice 14 — Réunir deux groupes

Type contrôle

Une société compte deux services.

Le service commercial emploie 30 personnes au salaire moyen de 2 400 €, le service production 70 personnes au salaire moyen de 1 900 €.

  1. 1.Calcule le salaire moyen de l'ensemble des salariés.
  2. 2.Pourquoi n'est-ce pas la moyenne de 2 400 et 1 900 ?
Voir la correction

Correction détaillée

  1. 1

    Pour réunir deux groupes, on ne moyenne pas les moyennes : on repasse par les masses salariales totales.

  2. 2

    Masse salariale du service commercial : 30 × 2 400 = 72 000 €.

  3. 3

    Masse salariale de la production : 70 × 1 900 = 133 000 €.

  4. 4

    Masse salariale totale : 72 000 + 133 000 = 205 000 €.

  5. 5

    Effectif total : 30 + 70 = 100 salariés.

  6. 6

    Salaire moyen de l'ensemble : (205 000)/100 = 2 050 €.

  7. 7

    La moyenne simple des deux valeurs donnerait (2 400 + 1 900)/2 = 2 150 €, soit 100 € de plus.

    C'est faux.

  8. 8

    Explication : la moyenne simple traite les deux services comme s'ils avaient le même effectif.

    Or la production compte plus du double de salariés du commercial.

  9. 9

    Le salaire moyen d'ensemble doit donc être tiré vers celui du groupe le plus NOMBREUX, c'est-à-dire vers les 1 900 € de la production.

  10. 10

    Contrôle de vraisemblance : 2 050 € est bien compris entre 1 900 € et 2 400 €, et plus proche de 1 900 €. ✔

  11. 11

    Autre écriture, équivalente : barx = 0,30 × 2 400 + 0,70 × 1 900 = 720 + 1 330 = 2 050 €.

  12. 12

    Cette forme fait apparaître les proportions d'effectifs comme coefficients : c'est la moyenne pondérée, et c'est la formulation qu'on retrouve dans les rapports de gestion.

  13. 13

    Attention enfin à ce que cette méthode NE permet PAS : on ne peut pas obtenir la médiane de l'ensemble à partir des deux médianes.

    Il faudrait pour cela les données individuelles.

Réponse : (72 000 + 133 000)/100 = 2 050 € · ce n'est pas 2 150 € car les deux services n'ont pas le même effectif : la moyenne d'ensemble est tirée vers le service le plus nombreux.

Rappel de cours : Moyenne de deux groupes : barx = dfracn₁barx₁ + n₂barx₂n₁+n₂. On repasse toujours par les totaux, jamais par la moyenne des moyennes.

Erreur fréquente : Faire la moyenne des deux moyennes. Elle n'est correcte que si les deux groupes ont exactement le même effectif.

15

Exercice 15 — Calculer les indicateurs au tableur

Type contrôle

Les 120 salaires d'une entreprise sont saisis dans les cellules B2 à B121 d'une feuille de calcul.

  1. 1.Quelles formules saisir pour obtenir la moyenne, la médiane et l'écart-type ?
  2. 2.Quelle formule donne le premier quartile ?
  3. 3.Quelle formule compte le nombre de salariés gagnant plus de 2 500 € ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Le tableur possède une fonction pour chaque indicateur : il suffit de lui donner la PLAGE de cellules à traiter.

  2. 2

    Moyenne : « =MOYENNE(B2:B121) ».

  3. 3

    Médiane : « =MEDIANE(B2:B121) ».

    Le tableur trie les valeurs lui-même, il est donc inutile d'ordonner la colonne au préalable.

  4. 4

    Écart-type : « =ECARTYPEP(B2:B121) ».

    Le P final signifie « population », c'est-à-dire l'écart-type de la série complète — celui du programme.

  5. 5

    Attention : la fonction « =ECARTYPE() » sans P calcule un écart-type d'ÉCHANTILLON, avec un dénominateur n-1.

    Elle donne un résultat légèrement différent.

  6. 6

    Premier quartile : « =QUARTILE(B2:B121;1) », le second argument indiquant quel quartile on veut (1 pour Q₁, 2 pour la médiane, 3 pour Q₃).

  7. 7

    Remarque à connaître : le tableur applique une convention d'interpolation légèrement différente de celle du cours.

    Ses quartiles peuvent donc ne pas tomber exactement sur une valeur de la série.

  8. 8

    Pour compter les salariés gagnant plus de 2 500 € : « =NB.SI(B2:B121;">2500") ».

  9. 9

    La fonction NB.SI compte les cellules d'une plage qui vérifient une condition, écrite entre guillemets.

  10. 10

    On pourrait aussi obtenir la proportion correspondante : « =NB.SI(B2:B121;">2500")/120 », à mettre au format pourcentage.

  11. 11

    Contrôle systématique à faire : « =NB(B2:B121) » doit renvoyer 120.

    Si le compte est différent, c'est qu'une cellule est vide ou contient du texte, et tous les indicateurs sont alors faussés.

  12. 12

    Bon réflexe de gestion : afficher côte à côte moyenne, médiane et écart-type dans un coin de la feuille.

    Leur comparaison renseigne d'un coup d'œil sur la forme de la distribution.

Réponse : « =MOYENNE(B2:B121) », « =MEDIANE(B2:B121) », « =ECARTYPEP(B2:B121) » · « =QUARTILE(B2:B121;1) » pour Q₁ · « =NB.SI(B2:B121;">2500") » pour le comptage.

Rappel de cours : ECARTYPEP = écart-type de la population (celui du cours). ECARTYPE (sans P) porte sur un échantillon et divise par n-1.

Erreur fréquente : Oublier de vérifier que la plage contient bien toutes les données. Une ligne oubliée fausse silencieusement tous les indicateurs.

16

Exercice 16 — Comparer deux points de vente

Type bac / défi

Deux magasins relèvent leurs ventes quotidiennes (en articles) sur 11 jours.

Le graphique donne leurs effectifs cumulés croissants : magasin 1 en trait plein, magasin 2 en pointillés.

Magasin 1 :
12 ; 15 ; 16 ; 18 ; 19 ; 20 ; 21 ; 22 ; 24 ; 26 ; 28
Magasin 2 :
5 ; 9 ; 14 ; 17 ; 19 ; 20 ; 22 ; 26 ; 29 ; 33 ; 37

  1. 1.Détermine la médiane, Q₁ et Q₃ de chaque série.
  2. 2.Les moyennes valent 20,09 et 21 articles, les écarts-types 4,58 et 9,34. Que conclure ?
  3. 3.Quel magasin conseiller à un responsable qui doit organiser ses stocks ?
5101520253035401234567891011ventes (articles)effectif cumulémédiane commune
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Correction détaillée

  1. 1

    Les deux séries comptent 11 valeurs, déjà ordonnées : la médiane est celle de rang (11+1)/2 = 6.

  2. 2

    Magasin 1 : la sixième valeur est 20.

    Magasin 2 : la sixième valeur est 20 également.

  3. 3

    Les deux magasins ont donc EXACTEMENT la même médiane : 20 articles par jour.

  4. 4

    Rang de Q₁ : 11/4 = 2,75, arrondi au rang 3.

    Magasin 1 : Q₁ = 16 ; magasin 2 : Q₁ = 14.

  5. 5

    Rang de Q₃ : 33/4 = 8,25, arrondi au rang 9.

    Magasin 1 : Q₃ = 24 ; magasin 2 : Q₃ = 29.

  6. 6

    Écarts interquartiles : 24 - 16 = 8 articles pour le magasin 1, contre 29 - 14 = 15 articles pour le magasin 2.

  7. 7

    Étendues : 28 - 12 = 16 contre 37 - 5 = 32 articles, soit le double.

  8. 8

    Les moyennes (20,09 et 21) sont très proches, et les médianes identiques : sur la position, les deux magasins sont comparables.

  9. 9

    Tout les sépare en revanche sur la dispersion : l'écart-type du magasin 2 est deux fois plus grand (9,34 contre 4,58), ce que confirment l'écart interquartile et l'étendue.

  10. 10

    Graphiquement, cela se voit à la PENTE : la courbe du magasin 1 monte de façon raide et concentrée, celle du magasin 2 s'étale largement de 5 à 37 articles.

  11. 11

    Réponse au responsable des stocks : le magasin 1 est bien plus facile à approvisionner.

    Ses ventes tiennent presque toujours entre 12 et 28 articles.

  12. 12

    Pour le magasin 2, il faut soit accepter des ruptures les jours à 37 ventes, soit immobiliser du stock qui dormira les jours à 5 ventes.

    Les deux options coûtent cher.

  13. 13

    Conclusion à retenir : à chiffre d'affaires comparable, c'est la RÉGULARITÉ qui détermine le coût de gestion.

    Deux magasins peuvent vendre autant en moyenne et n'avoir pas du tout la même rentabilité.

Réponse : Médiane = 20 pour les deux · Q₁ = 16 et Q₃ = 24 (magasin 1) contre Q₁ = 14 et Q₃ = 29 (magasin 2) · positions comparables mais dispersion double pour le magasin 2 · le magasin 1 est bien plus simple à approvisionner.

Rappel de cours : Comparer deux séries suppose TOUJOURS deux regards : la position (moyenne, médiane) et la dispersion (écart-type, écart interquartile, étendue).

Erreur fréquente : Conclure à l'identité des deux magasins parce que les médianes sont égales. Elles le sont, et pourtant les deux activités n'ont rien à voir.

17

Exercice 17 — Une valeur aberrante

Type bac / défi

On reprend les 15 salaires de la PME (somme 34 400 €, moyenne 2 293,33 €, médiane 1 900 €).

Le salaire de 6 500 € est celui du dirigeant ; on décide de l'exclure pour décrire les seuls salariés.

  1. 1.Calcule la nouvelle moyenne et la nouvelle médiane.
  2. 2.Compare l'effet de cette exclusion sur les deux indicateurs.
  3. 3.Que faut-il retenir pour la présentation d'une politique salariale ?
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Correction détaillée

  1. 1

    Nouvelle somme : 34 400 - 6 500 = 27 900 €, répartie sur 14 salariés.

  2. 2

    Nouvelle moyenne : (27 900)/14 ≈ 1 992,86 €.

  3. 3

    Pour la médiane, l'effectif passe à 14, un nombre PAIR : elle devient la moyenne des valeurs de rangs 7 et 8.

  4. 4

    La série sans le dirigeant est 1 600 ; 1 650 ; 1 700 ; 1 750 ; 1 800 ; 1 800 ; 1 850 ; 1 900 ; 1 950 ; 2 000 ; 2 100 ; 2 200 ; 2 400 ; 3 200.

  5. 5

    Les septième et huitième valeurs sont 1 850 et 1 900, donc la médiane vaut (1 850 + 1 900)/2 = 1 875 €.

  6. 6

    Effet sur la moyenne : elle passe de 2 293,33 € à 1 992,86 €, soit une chute de 300,47 €.

  7. 7

    Effet sur la médiane : elle passe de 1 900 € à 1 875 €, soit 25 € seulement.

  8. 8

    Le retrait d'UNE seule valeur sur quinze fait donc bouger la moyenne douze fois plus que la médiane.

  9. 9

    Explication : la moyenne intègre le MONTANT de chaque salaire, et 6 500 € pesait à lui seul près de 19 % de la masse salariale.

    La médiane ne dépend que des rangs.

  10. 10

    Vérification de ce poids : (6 500)/(34 400) ≈ 0,189, soit 18,9 % de la masse salariale pour 1 salarié sur 15 (soit 6,7 % de l'effectif). ✔

  11. 11

    Ce qu'il faut retenir : un indicateur SENSIBLE aux valeurs extrêmes peut être modifié par une seule donnée.

    C'est la définition d'une valeur aberrante — non pas fausse, mais atypique.

  12. 12

    Conséquence pratique pour une politique salariale : présenter le salaire moyen de 2 293 € donne une image inexacte de la situation des salariés, puisqu'il inclut la rémunération du dirigeant.

  13. 13

    La bonne pratique consiste à annoncer les deux chiffres et à préciser le périmètre : « salaire médian des salariés hors dirigeant : 1 875 € ».

    C'est ce que font les rapports sociaux sérieux.

Réponse : Sans le dirigeant : moyenne ≈ 1 992,86 € et médiane = 1 875 € · la moyenne chute de 300 € contre 25 € pour la médiane · une seule valeur atypique suffit à déplacer la moyenne, d'où l'importance de préciser le périmètre étudié.

Rappel de cours : Valeur aberrante : elle déplace fortement la moyenne, l'étendue et l'écart-type, mais très peu la médiane et les quartiles.

Erreur fréquente : Oublier que l'effectif change en retirant une valeur. Diviser par 15 au lieu de 14 donnerait 1 860 € — et une médiane encore calculée comme si l'effectif était impair.

18

Exercice 18 — Retrouver une donnée manquante

Type bac / défi

Une équipe de 6 commerciaux a réalisé un chiffre d'affaires moyen de 2 000 € par personne cette semaine.

Cinq d'entre eux ont réalisé 1 850 €, 1 920 €, 2 100 €, 1 780 € et 2 050 €.

  1. 1.Détermine le chiffre d'affaires du sixième commercial.
  2. 2.Calcule la médiane de l'équipe.
  3. 3.Le responsable veut porter la moyenne à 2 100 € la semaine suivante, à effectif constant. De combien le total doit-il augmenter ?
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  1. 1

    On utilise la relation qui définit la moyenne : somme = moyenne × effectif.

  2. 2

    Somme totale de l'équipe : 2 000 × 6 = 12 000 €.

  3. 3

    Somme des cinq chiffres connus : 1 850 + 1 920 = 3 770, +2 100 = 5 870, +1 780 = 7 650, +2 050 = 9 700 €.

  4. 4

    Chiffre du sixième commercial : 12 000 - 9 700 = 2 300 €.

  5. 5

    Vérification : (9 700 + 2 300)/6 = (12 000)/6 = 2 000 €. ✔

  6. 6

    Pour la médiane, on ordonne les six valeurs : 1 780 ; 1 850 ; 1 920 ; 2 050 ; 2 100 ; 2 300.

  7. 7

    L'effectif est pair : la médiane est la moyenne des valeurs de rangs 3 et 4, soit (1 920 + 2 050)/2 = 1 985 €.

  8. 8

    On note au passage que la médiane (1 985 €) est légèrement inférieure à la moyenne (2 000 €), le chiffre de 2 300 € tirant celle-ci vers le haut.

  9. 9

    Troisième question : pour une moyenne de 2 100 € à 6 commerciaux, le total devrait valoir 2 100 × 6 = 12 600 €.

  10. 10

    Augmentation nécessaire : 12 600 - 12 000 = 600 €.

  11. 11

    Autre façon de le voir, plus rapide : gagner 100 € de moyenne sur 6 personnes demande 6 × 100 = 600 € de chiffre d'affaires supplémentaire. ✔

  12. 12

    Lecture de gestion : ces 600 € représentent une hausse de 5 % du chiffre d'affaires de l'équipe, ce qui permet au responsable de juger si l'objectif est réaliste.

  13. 13

    Point de méthode transposable : dès qu'un énoncé donne une moyenne et un effectif, on peut toujours revenir à la somme totale — c'est la clé de tous les exercices de ce type.

Réponse : Le sixième commercial a réalisé 2 300 € · médiane = 1 985 € · il faut 600 € de chiffre d'affaires supplémentaire pour atteindre une moyenne de 2 100 €.

Rappel de cours : somme = moyenne × effectif : cette relation se lit dans les deux sens et résout tous les problèmes de donnée manquante.

Erreur fréquente : Chercher la donnée manquante en raisonnant sur les écarts à la moyenne sans revenir au total. C'est possible, mais bien plus risqué qu'un simple calcul de somme.

19

Exercice 19 — Contrôle qualité et écart-type

Type bac / défi

Une machine remplit des sachets.

Sur un échantillon important, la masse moyenne est de 250 g avec un écart-type de 4 g.

On admet que dans une production régulière, environ 95 % des sachets ont une masse comprise entre barx - 2σ et barx + 2σ.

  1. 1.Calcule cet intervalle.
  2. 2.La norme impose une masse comprise entre 245 g et 255 g. La machine est-elle conforme ?
  3. 3.Après réglage, l'écart-type descend à 2 g, la moyenne restant à 250 g. Conclus.
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  1. 1

    On calcule d'abord les deux bornes de l'intervalle.

  2. 2

    barx - 2σ = 250 - 2 × 4 = 250 - 8 = 242 g.

  3. 3

    barx + 2σ = 250 + 8 = 258 g.

  4. 4

    Environ 95 % des sachets pèsent donc entre 242 g et 258 g.

  5. 5

    La norme, elle, exige une masse entre 245 g et 255 g : l'intervalle de production est plus LARGE que l'intervalle autorisé.

  6. 6

    Conséquence : une partie de la production sort de la norme, aussi bien vers le bas (entre 242 et 245 g) que vers le haut (entre 255 et 258 g).

  7. 7

    La machine n'est donc PAS conforme, alors même que sa moyenne de 250 g est parfaitement centrée sur la cible.

  8. 8

    C'est le point essentiel de l'exercice : une moyenne juste ne suffit pas.

    Un remplissage moyen correct avec de fortes variations produit des sachets hors norme dans les deux sens.

  9. 9

    Après réglage, le nouvel intervalle devient 250 - 2 × 2 = 246 g et 250 + 2 × 2 = 254 g.

  10. 10

    L'intervalle [246 ;254] est cette fois entièrement CONTENU dans la norme [245 ;255].

  11. 11

    La machine est donc conforme : environ 95 % des sachets respectent la norme, avec même une petite marge de sécurité de 1 g de chaque côté.

  12. 12

    Ce qui a changé n'est pas la moyenne — elle vaut toujours 250 g — mais uniquement la RÉGULARITÉ de la machine, mesurée par l'écart-type divisé par deux.

  13. 13

    Application directe en gestion de production : améliorer la qualité consiste presque toujours à réduire la dispersion, rarement à déplacer la moyenne.

    C'est le principe des démarches qualité en industrie.

Réponse : Intervalle [242 ;258] g, plus large que la norme [245 ;255] : la machine n'est pas conforme malgré une moyenne parfaite · après réglage, [246 ;254] g tient dans la norme : la machine devient conforme.

Rappel de cours : Un procédé peut être bien CENTRÉ (bonne moyenne) et non conforme, faute d'être assez RÉGULIER. La qualité se joue sur l'écart-type.

Erreur fréquente : Conclure à la conformité parce que la moyenne de 250 g est au centre de la norme. La moyenne ne dit rien de la proportion de sachets hors tolérance.

20

Exercice 20 — Synthèse : rapport social d'une entreprise

Type bac / défi

Une entreprise de 100 salariés publie son rapport social.

Le service production (70 salariés) a un salaire moyen de 1 900 € avec un écart-type de 150 €.

Le service commercial (30 salariés) a un salaire moyen de 2 400 € avec un écart-type de 500 €.

Pour l'ensemble, la médiane vaut 1 950 €.

  1. 1.Calcule le salaire moyen de l'entreprise.
  2. 2.Compare-le à la médiane et explique l'écart.
  3. 3.Quel service présente les salaires les plus dispersés ? Propose une explication.
  4. 4.La direction annonce « un salaire moyen de 2 050 €, en hausse de 3 % l'an prochain ». Que deviendront moyenne, médiane et écart-type si tous les salaires augmentent de 3 % ?
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  1. 1

    Moyenne d'ensemble : on repasse par les masses salariales, jamais par la moyenne des moyennes.

  2. 2

    Production : 70 × 1 900 = 133 000 €.

    Commercial : 30 × 2 400 = 72 000 €.

  3. 3

    Total : 205 000 € pour 100 salariés, soit un salaire moyen de 2 050 €.

  4. 4

    Comparaison avec la médiane de 1 950 € : la moyenne lui est supérieure de 100 €.

  5. 5

    Explication : les salaires du service commercial, plus élevés et surtout plus étalés vers le haut, tirent la moyenne au-dessus de la médiane.

  6. 6

    Cela indique une distribution étirée vers la droite — la même forme que celle observée sur le diagramme en boîte plus haut.

  7. 7

    Troisième question : c'est le service COMMERCIAL qui est le plus dispersé, avec un écart-type de 500 € contre 150 € en production.

  8. 8

    Les salaires y varient donc plus de trois fois plus, alors même que ce service compte moins de la moitié de l'effectif de la production.

  9. 9

    Explication plausible : la rémunération des commerciaux comporte souvent une part VARIABLE (primes sur objectifs, commissions), qui creuse les écarts entre les meilleurs vendeurs et les autres.

  10. 10

    En production, les salaires suivent davantage une grille (ancienneté, qualification), ce qui les resserre autour de la moyenne.

  11. 11

    Quatrième question : une hausse de 3 % multiplie TOUS les salaires par 1,03.

  12. 12

    Moyenne : 2 050 × 1,03 = 2 111,50 €.

    Médiane : 1 950 × 1,03 = 2 008,50 €.

  13. 13

    Écarts-types : ils sont eux aussi multipliés par 1,03, soit 154,50 € en production et 515 € au commercial.

  14. 14

    Conclusion à formuler, et c'est le point d'analyse attendu : cette hausse en pourcentage laisse les écarts se creuser, puisqu'elle rapporte 72 € au salaire de 2 400 € contre 57 € au salaire de 1 900 €.

  15. 15

    Contrôle de cohérence de l'ensemble : moyenne > médiane avant comme après la hausse, et l'écart entre les deux se creuse aussi (100 € puis 103 €). ✔ Multiplier une série par un coefficient conserve toute sa forme, en l'étirant.

Réponse : Salaire moyen = 2 050 € · supérieur de 100 € à la médiane, à cause des salaires commerciaux étalés vers le haut · le service commercial est trois fois plus dispersé (500 € contre 150 €), sans doute à cause de la part variable · après +3 % : moyenne 2 111,50 €, médiane 2 008,50 €, écarts-types 154,50 € et 515 € — les écarts se creusent.

Rappel de cours : Une analyse complète croise trois lectures : position (moyenne, médiane), dispersion (écart-type) et forme (écart entre moyenne et médiane).

Erreur fréquente : Additionner les deux écarts-types pour obtenir celui de l'entreprise. Les écarts-types ne s'additionnent pas : il faudrait revenir aux données individuelles.

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