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Terminale STMG

Probabilités conditionnelles en Terminale STMG

Arbres pondérés, probabilités conditionnelles, indépendance et formule des probabilités totales en Terminale STMG.

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Un test positif signifie-t-il qu'on est malade ? Quelle part des retards vient du fournisseur le moins fiable ? Les probabilités conditionnelles mesurent comment une information change une probabilité : c'est l'un des chapitres les plus présents à l'épreuve de mathématiques de Terminale STMG.

Au programme : la probabilité de B sachant A, P_A(B) = (P(A ∩ B))/P(A), lue dans un tableau croisé ou dans un énoncé ; les arbres pondérés, où l'on multiplie le long d'un chemin (P(A ∩ B) = P(A) × P_A(B)) ; la formule des probabilités totales pour une partition en deux ou trois événements ; et l'indépendance de deux événements, définie par P_A(B) = P(B) et caractérisée par P(A ∩ B) = P(A) × P(B).

Pièges classiques : confondre P_A(B) et P_B(A), additionner deux probabilités conditionnelles au lieu de pondérer chaque chemin, et confondre événements incompatibles et événements indépendants.

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5 exercices

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1

Plaquette 1 – Probabilité conditionnelle : définition et tableaux

2

Plaquette 2 – Arbres pondérés

3

Plaquette 3 – Formule des probabilités totales

4

Plaquette 4 – Indépendance de deux événements

5

Plaquette 5 – Problèmes de synthèse

Leçon complète

Probabilités conditionnelles en Terminale STMG : cours complet

Une probabilité conditionnelle mesure la probabilité d'un événement quand on sait qu'un autre est réalisé : la probabilité d'être malade sachant que le test est positif, celle qu'une pièce soit défectueuse sachant qu'elle sort d'une machine donnée. En Terminale STMG, on les calcule avec des tableaux et des arbres, puis on les combine avec la formule des probabilités totales.

Définition

Soit A un événement de probabilité non nulle. La probabilité de B sachant A est :

P_A(B) = (P(A ∩ B))/P(A)

C'est la proportion de B parmi les issues de A : savoir que A est réalisé restreint l'univers à A. On en déduit P(A ∩ B) = P(A) × P_A(B) et P_A(B) + P_A(B̅) = 1.

Avec un tableau croisé

Demi-pensionnaire Externe Total
Fille 70 30 100
Garçon 60 40 100
Total 130 70 200
  • P(F ∩ D) = 70/200 = 0,35 : on divise par l'effectif total ;
  • P_F(D) = 70/100 = 0,7 : parmi les filles ;
  • P_D(F) = 70/130 ≈ 0,538 : parmi les demi-pensionnaires.

En général, P_A(B) ≠ P_B(A) : c'est l'événement « sachant » qui fixe la population de référence.

Arbres pondérés

Un arbre traduit une situation en deux étapes :

  • au premier niveau, P(A) et P(A̅) ;
  • au second niveau, des probabilités conditionnelles : P_A(B), P_A(B̅), P_A̅(B), P_A̅(B̅).

Règle des nœuds : la somme des branches issues d'un même nœud vaut 1. Règle du chemin : la probabilité d'un chemin est le produit de ses branches, P(A ∩ B) = P(A) × P_A(B).

Exemple : 45 % des clients achètent en ligne (L) ; 80 % d'entre eux sont satisfaits (S), contre 60 % des clients en magasin. Le chemin « en ligne et satisfait » a pour probabilité 0,45 × 0,8 = 0,36.

Formule des probabilités totales

Si A et A̅ forment une partition de l'univers, on additionne les chemins qui mènent à B :

P(B) = P(A) × P_A(B) + P(A̅) × P_A̅(B)

Dans l'exemple : P(S) = 0,45 × 0,8 + 0,55 × 0,6 = 0,36 + 0,33 = 0,69.

Pour une partition en trois événements A₁, A₂, A₃ (trois fournisseurs, trois machines) : P(B) = P(A₁ ∩ B) + P(A₂ ∩ B) + P(A₃ ∩ B).

Inverser un conditionnement

Une fois P(B) connue, on obtient P_B(A) = (P(A ∩ B))/P(B). Exemple d'un test de dépistage : maladie chez 2 % des personnes, test positif chez 95 % des malades et 3 % des personnes saines. Alors P(T) = 0,019 + 0,0294 = 0,0484 et P_T(M) = 0,019/0,0484 ≈ 0,39 : moins de 40 % des tests positifs correspondent à des malades.

Indépendance

Soit A de probabilité non nulle. B est indépendant de A si savoir que A est réalisé ne change pas sa probabilité :

P_A(B) = P(B) ⇔ P(A ∩ B) = P(A) × P(B)

La propriété est symétrique : on dit que A et B sont indépendants. Sur un arbre, cela se voit quand la branche B porte la même probabilité après A et après A̅.

Indépendance ≠ incompatibilité. Deux événements incompatibles (A ∩ B = ∅) de probabilités non nulles ne sont jamais indépendants : savoir que l'un est réalisé rend l'autre impossible.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Confondre P_A(B) et P_B(A) : « 95 % des malades ont un test positif » ne veut pas dire « 95 % des tests positifs sont des malades ».
  • Additionner des probabilités conditionnelles : 0,8 + 0,6 n'a aucun sens ; on pondère chaque taux par la taille de son groupe.
  • Placer une probabilité conditionnelle au premier niveau de l'arbre.
  • Diviser par l'effectif total au lieu de l'effectif de l'événement « sachant ».
  • Confondre incompatibles et indépendants.

FAQ — Probabilités conditionnelles en Terminale STMG

Comment reconnaître une probabilité conditionnelle dans un énoncé ?

Les mots « parmi », « sachant que », « chez les », « pour les » annoncent une probabilité conditionnelle : « parmi les clients en ligne, 80 % sont satisfaits » donne P_L(S) = 0,8.

Que met-on sur les branches d'un arbre ?

Au premier niveau, des probabilités simples ; au second niveau, des probabilités conditionnelles, sachant l'événement du premier niveau. Les branches issues d'un même nœud ont une somme égale à 1.

Quand utiliser la formule des probabilités totales ?

Quand un événement peut se produire par plusieurs chemins de l'arbre : on calcule chaque chemin (produit des branches), puis on additionne.

Comment montrer que deux événements sont indépendants ?

On compare P_A(B) à P(B), ou P(A ∩ B) au produit P(A) × P(B). S'il y a égalité, les événements sont indépendants.

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