Forme algébrique, conjugué, module, affixe, argument et forme trigonométrique d'un nombre complexe en spécialité STI2D.
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Les nombres complexes prolongent les réels en donnant un carré négatif à un nombre : i2=−1i²=-1. En STI2D, ils permettent de coder dans un seul objet l'amplitude et le déphasage d'un signal sinusoïdal.
Au programme : la forme algébrique z=a+ibz=a+ib avec sa partie réelle et sa partie imaginaire, le conjugué z=a−ibz̅=a-ib, le module ∣z∣=a2+b2|z|=√(a²+b²) ; la représentation dans un repère orthonormé direct, l'affixe d'un point et d'un vecteur ; somme, produit et quotient, ainsi que les règles zz′=z×z′z z'̅=z̅timesz'̅, ∣zz′∣=∣z∣×∣z′∣|z z'|=|z|×|z'| et z′z=∣z′∣∣z∣|z/z'|=|z|/|z'|.
On passe ensuite à l'argument et à la forme trigonométrique z=r(cosθ+isinθ)z=r(cosθ+isinθ) avec r=∣z∣r=|z| : le module est une longueur, l'argument un angle. La notation exponentielle reiθr e ^(iθ) et les opérations sous cette forme, elles, sont au programme de Terminale. Piège classique : donner un argument sans vérifier le quadrant du point d'affixe zz.
Nombres complexes en Première STI2D : cours complet
Forme algébrique
Définition — Nombres complexes.
Il existe un ensemble Cℂ de nombres, les nombres complexes, qui contient les réels, un nombre ii tel que i2=−1i² = -1, et dans lequel on calcule avec les mêmes règles que dans Rℝ. Tout complexe s'écrit de façon unique sous forme algébriquez=a+ib,a=Re(z) (partie reˊelle),b=Im(z) (partie imaginaire),z = a + ib, a = Re (z) (partie réelle) , b = Im (z) (partie imaginaire) ,
avec aa et bb réels. Si b=0b = 0, zz est réel ; si a=0a = 0, zz est imaginaire pur.
Remarque — En électricité.
Pour ne pas confondre avec l'intensité ii, les électriciens notent jj le nombre tel que j2=−1j² = -1.
Propriété — Égalité.a+ib=a′+ib′⟺a=a′a + ib = a' + ib' ⇔ a = a' et b=b′b = b' (on identifie parties réelles et parties imaginaires).
Exemple — Somme et produit.(2+3i)+(1−i)=3+2i(2 + 3i) + (1 - i) = 3 + 2i. \qquad (2+3i)(1−i)=2−2i+3i−3i2=2+i+3=5+i(2 + 3i)(1 - i) = 2 - 2i + 3i - 3i² = 2 + i + 3 = 5 + i.
Conjugué et quotient
Définition — Conjugué.
Le conjugué de z=a+ibz = a + ib est z=a−ibz̅ = a - ib. On a zz=a2+b2zz̅ = a² + b², un réel positif.
Définition — Affixe.
Dans un repère orthonormé direct (O;u,v)(O ; vecteur u , vecteur v ), le point M(a;b)M(a ;b) et le vecteur w(a;b)vecteur w (a ;b) ont pour affixez=a+ibz = a + ib. L'affixe de ABvecteur AB est zB−zAz_B - z_A ; celle du milieu de [AB][AB] est 2zA+zB(z_A + z_B)/2.
Le point d'affixe z=3+2iz = 3 + 2i, son conjugué (symétrique par rapport à l'axe réel), son module rr et un argument θθ.
Module
Définition — Module.
Le module de z=a+ibz = a + ib est ∣z∣=a2+b2=zz|z| = √(a² + b²) = √(zz̅) : c'est la distance OMOM. Pour deux points, AB=∣zB−zA∣AB = |z_B - z_A|.
Définition — Argument.
Pour z=0z ≠ 0 d'image MM, un argument de zz, noté argzarg z, est une mesure de l'angle orienté (u,OM)( vecteur u , vecteur OM ) ; il est défini à 2kπ2kπ près. Avec r=∣z∣r = |z| :
cosθ=ra,sinθ=rb.cosθ = a/r, sinθ = b/r.
Définition — Forme trigonométrique.
Tout complexe non nul s'écrit z=r(cosθ+isinθ)z = r(cosθ + isinθ) avec r=∣z∣>0r = |z| > 0 et θ=argzθ = arg z. Réciproquement, a=rcosθa = rcosθ et b=rsinθb = rsinθ.
Méthode — De la forme algébrique à la forme trigonométrique.
On calcule r=∣z∣r = |z|, puis cosθ=racosθ = a/r et sinθ=rbsinθ = b/r ; on reconnaît θθ dans les valeurs remarquables en vérifiant les deux signes (le quadrant).
z=−1+iz = -1 + i : r=2r = sqrt2, cosθ=−22cosθ = -sqrt2/2, sinθ=22sinθ = sqrt2/2, donc θ=43πθ = 3π/4.
Dans l'autre sens : 4(cos65π+isin65π)=4(−23+21i)=−23+2i4(cos5π/6 + isin5π/6) = 4(-sqrt3/2 + 1/2 i) = -2sqrt3 + 2i.
Exemple — Impédance d'un dipôle.
Un dipôle a pour impédance complexe Z=30+40jZ = 30 + 40j (en ohms). Son module ∣Z∣=900+1600=50|Z| = √(900 + 1 600) = 50ΩΩ est le rapport des amplitudes de la tension et de l'intensité ; son argument, tel que cosθ=0,6cosθ = 0,6 et sinθ=0,8sinθ = 0,8, vaut environ 0,930,93 rad (53,1∘53,1°) : c'est le déphasage de la tension sur l'intensité.
Erreurs classiques
Attention — À éviter.
Oublier que i2=−1i² = -1 en développant.
Écrire ∣a+ib∣=a+b|a + ib| = a + b ou oublier la racine carrée.
Donner un argument sans vérifier le quadrant : cosθ=21cosθ = 1/2 ne suffit pas à conclure θ=3πθ = π/3.
Multiplier un quotient par le dénominateur au lieu de son conjugué.
Fiche de synthèse
Forme algébrique
z=a+ibz = a + ib ; i2=−1i² = -1
Conjugué
z=a−ibz̅ = a - ib ; zz=a2+b2zz̅ = a² + b² ; quotient : multiplier par le conjugué
Affixe
ABvecteur AB : zB−zAz_B - z_A ; milieu : 2zA+zB(z_A + z_B)/2