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Seconde

Probabilités conditionnelles en Seconde

Probabilité conditionnelle, arbres pondérés, tableaux croisés et faux positifs : les probabilités conditionnelles en Seconde.

Mis à jour le

La probabilité de B sachant A, notée P_A(B), est la probabilité de B quand on sait que A est réalisé : on se place à l'intérieur de A. C'est la grande nouveauté des probabilités de Seconde, avec les arbres pondérés.

Au programme (2026) : modèle probabiliste et loi des grands nombres (simulation en Python) ; définition P_A(B)=(P(A∩ B))/P(A) ; calcul dans un tableau croisé (tirage au sort dans une population, P_A(B)=(Card (A∩ B))/(Card (A))) ; arbres pondérés (produit le long d'un chemin, P(A∩ B)=P(A)× P_A(B)) ; distinguer P_A(B) et P_B(A), faux positifs, sensibilité et spécificité d'un test.

Pièges récurrents : confondre P_A(B) et P_B(A) ; confondre P(A∩ B) et P_A(B) ; mettre une probabilité non conditionnelle sur une branche du second niveau ; additionner le long d'un chemin au lieu de multiplier.

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1

Plaquette 1 – Probabilité conditionnelle : définition et tableaux croisés

2

Plaquette 2 – Arbres pondérés : construire, lire, multiplier

3

Plaquette 3 – Ne pas inverser le conditionnement : tests et faux positifs

4

Plaquette 4 – Langue naturelle, notations, modèle et loi des grands nombres

5

Plaquette 5 – Problèmes de synthèse : probabilités conditionnelles en situation

Leçon complète

Les probabilités conditionnelles en seconde : cours complet

Une probabilité conditionnelle mesure la probabilité d'un événement quand on dispose d'une information : sachant que le résultat d'un dé est pair, sachant qu'un test est positif, sachant qu'un élève est en seconde… On la calcule en comptant, dans un tableau croisé ou sur un arbre pondéré.

Modèle et loi des grands nombres

Une loi de probabilité associe à chaque issue un nombre positif, la somme valant 1. L'équiprobabilité (dé « équilibré », tirage « au hasard ») est une hypothèse du modèle : elle ne se démontre pas. Dans ce cas,

P(A) = (Card (A))/(Card (Ω))

Loi des grands nombres (version vulgarisée). Quand on répète un grand nombre n de fois une expérience, la fréquence observée d'un événement est, sauf exception, proche de sa probabilité. Pour une punaise qui retombe 620 fois sur 1 000 pointe en l'air, on choisit le modèle P = 0,62.

Probabilité conditionnelle

Pour un événement A de probabilité non nulle :

P_A(B) = (P(A ∩ B))/P(A)

Dans un tirage équiprobable : P_A(B) = (Card (A ∩ B))/(Card (A)).

Exemple. On lance un dé équilibré ; A : « pair » = {2 ; 4 ; 6}, B : « au moins 4 » = {4 ; 5 ; 6}. Alors P_A(B) = 2/3, alors que P(B) = 1/2 : l'information « pair » rend B plus probable.

Probabilité de l'intersection :

P(A ∩ B) = P(A) × P_A(B)

Avec un tableau croisé

Quand on choisit un individu au hasard dans une population, chaque probabilité est une fréquence du tableau : marge / total pour P(A), case / total pour P(A ∩ B), case / marge de A pour P_A(B). Avec 500 élèves dont 180 en seconde, 220 usagers du bus et 90 à la fois : P_S(B) = 90/180 = 0,5 et P_B(S) = 90/220 ≈ 0,41.

Arbres pondérés

  • Les branches du premier niveau portent P(A) et P(A̅).
  • Les branches du second niveau portent des probabilités conditionnelles : P_A(B), P_A(B̅), P_A̅(B)…
  • Les branches issues d'un même nœud totalisent 1.
  • Un chemin est une intersection : on multiplie le long du chemin.
  • Un événement réalisé par plusieurs chemins : on additionne leurs probabilités.

Exemple. 60 % des pièces viennent de la machine A, 40 % de B ; 3 % des pièces de A et 5 % de B sont défectueuses. P(A ∩ D) = 0,6 × 0,03 = 0,018, P(B ∩ D) = 0,4 × 0,05 = 0,02, donc P(D) = 0,038 et P_D(A) = 0,018/0,038 ≈ 0,47.

Faux positifs : ne pas inverser le conditionnement

Pour un test de dépistage d'une maladie M : sensibilité P_M(T), spécificité P_M̅(T̅). La personne testée positive veut connaître P_T(M), qui peut être très différente.

Exemple. Maladie touchant 2 % de la population, sensibilité 95 %, spécificité 90 %. Sur 10 000 personnes : 200 malades dont 190 positifs ; 9 800 sains dont 980 positifs à tort. Ainsi

P_T(M) = 190/(1 170) ≈ 0,16

Un positif sur six seulement est malade : la maladie est rare, les faux positifs sont nombreux.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Confondre P_A(B) et P_B(A) (sophisme du procureur).
  • Confondre P(A ∩ B) et P_A(B) : la première se rapporte à tous les individus, la seconde aux individus de A.
  • Mettre une probabilité non conditionnelle sur une branche du second niveau.
  • Additionner le long d'un chemin au lieu de multiplier.

FAQ — Les probabilités conditionnelles en seconde

Que veut dire « sachant que » ?

On sait que l'événement est réalisé : on ne regarde plus que les issues de cet événement, qui devient le nouvel univers.

Pourquoi multiplie-t-on le long d'un chemin ?

Parce que P(A ∩ B) = P(A) × P_A(B) : c'est un pourcentage de pourcentage. 60 % des pièces viennent de A, et 3 % d'entre elles sont défectueuses : 3 % de 60 %.

Un test fiable à 95 % se trompe-t-il 5 fois sur 100 ?

Pas forcément pour la personne testée : si la maladie est rare, la probabilité d'être malade quand le test est positif peut être bien inférieure à 95 %.

Faut-il connaître la formule des probabilités totales ?

Non en seconde : on lit la probabilité d'un événement sur l'arbre en additionnant les chemins qui y mènent. La formule sera énoncée en première.

Tout sur statistiques et probabilités en seconde

Indicateurs de position et de dispersion, tableaux croisés, probabilités conditionnelles et arbres, puis échantillonnage.

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